Vu du Liban : est-ce que la chute de Bachar el-Assad signifie le retour...
La chute de Bachar el-Assad relance le débat sur le retour des réfugiés syriens au Liban, où leur présence exerce une pression économique et sociale intense. La majorité de ces réfugiés sont considérés comme économiques, cherchant à échapper à la précarité en Syrie. Cependant, la persistance d’une instabilité sécuritaire et économique, combinée à l’influence croissante d’une opposition islamiste radicale composée d’ex-membres d’Al-Qaïda, rend un retour difficilement envisageable. Entre crise humanitaire et tensions politiques, le Liban doit naviguer avec prudence pour gérer cette problématique complexe tout en préservant sa stabilité interne.
Vers un nouvel Afghanistan en Syrie avec l’arrivée des islamistes au pouvoir ?
Avec la chute de Bachar al-Assad, la Syrie voit émerger des groupes islamistes comme Hayat Tahrir al-Sham (HTC), qui tentent de se présenter comme des acteurs modérés. Cependant, leur trajectoire rappelle celle des talibans, initialement conciliants avant d’imposer un régime autoritaire. Les minorités religieuses, comme les chrétiens et les alaouites, sont particulièrement inquiètes, craignant une marginalisation accrue ou des représailles. Dans ce contexte, la communauté internationale peine à agir face à ces groupes qui profitent des divisions locales et de l’absence de consensus sur la reconstruction syrienne.
L’Iran et la chute de Bachar el Assad, perte d’influence en Syrie et au...
La chute de Bachar al-Assad représente un revers stratégique majeur pour l'Iran, remettant en question son influence en Syrie et dans le Levant. Cette perte a des conséquences directes sur le Hezbollah au Liban, dont les capacités opérationnelles sont menacées par des lignes d'approvisionnement compromises. Pour compenser cette érosion régionale, Téhéran accélère son programme nucléaire, une démarche risquée destinée à renforcer sa position stratégique et à pérenniser son régime. Cette dynamique redessine les équilibres régionaux, exacerbant les rivalités avec la Turquie, Israël et l’Arabie saoudite, et posant des défis majeurs au Liban déjà fragilisé.
Le Liban sous influence turque via Hayat Tahrir al-Sham (HTS) ?
La Turquie intensifie sa présence au Liban par le biais d’initiatives économiques et culturelles à Tripoli et d’ambitions liées à la ligne de Riyak. Elle exploite également Hayat Tahrir al-Sham (HTS) en Syrie pour étendre son influence, suscitant des craintes chez les acteurs régionaux comme l’Iran et Israël. Les tensions avec Israël, les ambitions énergétiques en Méditerranée et la rivalité avec l'Arabie saoudite et l'Iran renforcent la complexité de cette stratégie. Si la Turquie espère créer une zone d’influence sunnite, ses ambitions se heurtent aux résistances locales et internationales.
Hayat Tahrir al-Sham : Une ambition au-delà de la Syrie ?
Hayat Tahrir al-Sham (HTS), ou « Organisation de libération du Levant », est un groupe rebelle islamiste né de la fusion de plusieurs factions, dont le Front al-Nosra. Dirigé par Abou Mohammed al-Joulani, HTS contrôle une grande partie de la province d'Idlib en Syrie. Bien qu’il ait rompu avec Al-Qaïda en 2016, HTS reste classé comme organisation terroriste. Sous la direction d’al-Joulani, le groupe adopte une stratégie pragmatique, alliant gouvernance locale et actions militaires, tout en suscitant des controverses pour ses liens passés et son rôle dans la guerre civile syrienne.
Qui est le Hayat Tahrir al-Sham (HTS)
Hayat Tahrir al-Sham (HTS), ou « Organisation de libération du Levant », est un groupe rebelle islamiste né de la fusion de plusieurs factions, dont le Front al-Nosra. Dirigé par Abou Mohammed al-Joulani, HTS contrôle une grande partie de la province d'Idlib en Syrie. Bien qu’il ait rompu avec Al-Qaïda en 2016, HTS reste classé comme organisation terroriste. Sous la direction d’al-Joulani, le groupe adopte une stratégie pragmatique, alliant gouvernance locale et actions militaires, tout en suscitant des controverses pour ses liens passés et son rôle dans la guerre civile syrienne.
Assad en zugzwang : entre forces sunnites et forces israéliennes en perspectives dans le Golan et le sud syrien, l’axe chiite Téhéran -Beyrouth se coupe.
Bachar el-Assad est en zugzwang, pris entre les avancées des forces sunnites soutenues par la Turquie et l'Arabie saoudite, et les frappes israéliennes ciblant le Golan et le sud syrien. La chute de Homs menace de couper l’axe chiite reliant Téhéran à Beyrouth, fragilisant le Hezbollah et les ambitions régionales de l’Iran. Ce conflit redéfinit les lignes de pouvoir au Moyen-Orient, marquant une étape critique pour le régime syrien et ses alliés.
La Syrie : Champ de Bataille de l’Armageddon Chiito-Sunnite au Moyen-Orient
Depuis la Révolution iranienne de 1979, qui a établi la première théocratie chiite contemporaine sous l'autorité de l'ayatollah Khomeini, le Moyen-Orient est devenu le théâtre d'une lutte géopolitique et idéologique exacerbée entre les deux principales branches de l'islam : le chiisme et le sunnisme. La Syrie, située à la croisée des influences régionales, est devenue l'arène principale de cette confrontation, nourrie par des rivalités historiques, religieuses et stratégiques.
L’influence croissante de la Russie et de la Chine au Moyen-Orient et ses implications...
L’influence croissante de la Russie et de la Chine redéfinit les équilibres géopolitiques au Moyen-Orient. Le Liban, situé au carrefour de cette dynamique, se retrouve tiraillé entre opportunités économiques et pressions géopolitiques, dans un contexte de rivalités mondiales.
Le Liban et la diplomatie régionale : un équilibre délicat entre l’Occident, l’Iran et...
La diplomatie libanaise, positionnée entre l’Occident, l’Iran et Israël, doit jongler avec des relations contradictoires pour préserver la souveraineté du pays. Le Liban pourrait jouer un rôle de médiateur régional, mais cette position nécessite une diplomatie équilibrée face aux pressions externes.
Edito: L’ombre d’une chute, le gouvernement Barnier et l’ironie libanaise
Le gouvernement Barnier vacille, menacé par une motion de censure soutenue par une alliance surprenante entre Marine Le Pen et la France Insoumise. En toile de fond, des enjeux politiques et judiciaires, notamment l’éventuelle inéligibilité de Le Pen dans une affaire de fonds européens. Pendant ce temps, au Liban, malgré une crise institutionnelle chronique, des projets de budget continuent d’être présentés. Une ironie qui révèle les paradoxes de deux systèmes politiques en crise.
Les violations israéliennes de l’espace aérien libanais : enjeux et impacts
Les incursions israéliennes dans l’espace aérien libanais, justifiées par des motifs sécuritaires, posent des défis multiples au Liban. Entre tensions régionales, répercussions économiques et impacts psychologiques, ces violations exacerbent l’instabilité.
L’extrémisme et le terrorisme en Asie et en Afrique
L’intitulé du colloque tendrait à suggérer que le terrorisme se développe en Asie et en Afrique, dans la zone de déploiement de l’Islam. Ce fait ne doit toutefois pas induire que l’Islam porte en lui-même les germes du terrorisme. Loin s’en faut.
Le rôle de la France dans la crise libanaise : soutien ou ingérence ?
La France, en tant que partenaire historique du Liban, joue un rôle clé dans la gestion de la crise libanaise, oscillant entre soutien diplomatique et accusations d’ingérence. Son influence dans le processus de réforme et de reconstruction est essentielle, mais la question de l’équilibre entre aide et souveraineté reste au cœur des débats.




















