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Le parlement libanais a débuté une nouvelle session de 3 jours s’étalant du mardi au jeudi, organisée au Palais de l’UNESCO et non dans son siège habituel du Centre Ville de Beyrouth, officieusement certaines sources indiquant qu’il s’agirait de permettre aux parlementaires de jouir des mesures de distanciation sociale. D’autres sources indiquent que les lieux seraient plus sûrs face à de possibles manifestations suite à l’absence du quorum parlementaire nécessaire à l’examen, en novembre dernier, du projet de loi d’amnistie.

À l’ordre du jour, 35 projets de loi y compris donc le très controversé projet de loi d’amnistie qui divise la classe politique et qui est dénoncé par la société civile. Parmi les autres projets de loi, ceux concernant la lutte contre la corruption au sein de la fonction publique, d’autres liés au recouvrement de fonds détournés et la levée du secret bancaire.

L’essentiel des discussions devrait cependant concerner le projet de loi d’amnistie, certains partis souhaitant qu’elle puisse concerner l’ensemble des prisonniers y compris ceux liés à des attaques terroristes contre l’Armée Libanaise ou les forces de sécurité comme le Courant du Futur.

Le Courant Patriotique Libre a fait savoir hier, via son président Gébran Bassil, son opposition à un tel projet, dénonçant par ailleurs, l’utilisation par certains de l’excuse de l’épidémie du coronavirus COVID-19 comme prétexte afin d’obtenir cette amnistie.

Il a été soutenu dans cette démarche par les propos de la Ministre de la Justice Marie Claude Najm qui a indiqué être opposée à la libération des personnes impliquées dans des actes terroristes ou dans des affaires de corruption. La Ministre a également estimé que seul le Président de la République peut accorder la grâce à des prisonniers et qu’elle a préparé une liste de personnes pouvant en bénéficier selon des critères humanitaires standards. Cette liste a été présentée au comité d’amnistie et aux forces de sécurité, a-t-elle précisé.

Si le Courant du Futur soutient ce projet de loin en raison d’une demande d’une partie de sa base électorale sunnite de Tripoli et du Nord du Liban qui étaient impliqués dans des opérations contre l’Armée Libanaise, il y va également du cas du mouvement Amal et du Hezbollah qui avaient promis, lors de sélections législatives de mai 2018, de faire passer une loi concernant des trafics de drogue, ou de crimes non violents.

Aussi dans le texte de loi, sont présentes certaines clauses concernant l’amnistie de personnes coupables de crimes financiers, comme des détournements de fonds publics, et dont pourraient bénéficier certaines personnalités politiques.

Les sessions devraient ainsi s’étendre de 11 heures du matin à 15 heures puis reprendre de 18 heures jusqu’à 21 heures.

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