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La municipalité de Beyrouth indique qu’une patrouille municipale de la ville a procédé à l’arrestation de 2 personnes dans la région de Gemmayzeh, dévastée par l’explosion du Port de Beyrouth, le 4 août dernier.

Se trouvait à bord de leur camionnette, du fer, de l’aluminium volé, indique le même communiqué, cela, conformément aux directives données par le gouverneur de la ville de Beyrouth, le juge Marwan Abboud.

Par ailleurs, une troisième personne a été arrêtée. Cette dernière tentait de voler le contenu d’une voiture endommagée par l’explosion et toujours présente dans le quartier de Mar Mikhael. L’individu se trouvait également en possession d’une arme blanche et de drogue. Il a été remis aux forces de sécurité intérieure également présentes sur place.

Le ministère de la santé indique que plus de 181 personnes sont décédées, plusieurs dizaines de personnes toujours portées disparues et plus de 7 000 personnes ont été blessées dans l’explosion qui a ravagé le port de Beyrouth et une grande partie de la capitale libanaise. 300 000 personnes seraient également sans logement des suites de cette explosion.

La piste d’une explosion accidentelle de 2750 tonnes de nitrate d’ammonium à l’intérieur d’un entrepôt du port de Beyrouth, saisies en 2014 à bord d’un navire poubelle, le Rhosus battant pavillon moldave, est pour le moment privilégiée par les autorités libanaises. Cette explosion équivaudrait à celle de 600 tonnes de TNT ou encore à un tremblement de terre de 3.3 sur l’échelle de Richter.
Elle aurait ainsi causé un cratère de 110 mètres de long sur 43 mètres de profondeur, indique, le dimanche 9 août, une source sécuritaire citant les propos d’experts français présents sur place.

Les dégâts seraient estimés entre 10 milliards à 15 milliards de dollars.

Pour l’heure, 25 personnes seraient actuellement détenues dans le cadre de l’enquête concernant cette explosion. Parmi eux, le directeur du port de Beyrouth, Hassan Koraytem, ainsi que le directeur des services de la douane libanaise Badri Daher, tous 2 mis en examen par le juge d’instruction Fadi Sawwan, en charge de l’enquête.

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