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Marie-Laure Lavenir, Peter Keller et Valéry Freland, les directeurs généraux respectifs du Conseil international des monuments et des sites (ICOMOS), du Conseil international des musées (ICOM) et de l’Alliance internationale pour la protection du patrimoine dans les zones en conflit (ALIPH), ont effectué une mission conjointe à Beyrouth du 14 au 16 septembre.

À l’issue de cette visite au cours de laquelle ils se sont entretenus avec divers responsables libanais et des représentants de la société civile afin d’évaluer les besoins à la suite de l’explosion du 4 août dernier avec pour objectif de mettre en place des partenariats et des projets concrets avec les acteurs locaux pour contribuer à la réhabilitation du patrimoine culturel de Beyrouth, une conférence de presse a été organisée au Musée Sursock.

ICOMOS mobilisé sur le terrain et sur le plan international

Au cours de cette conférence, Marie-Laure Lavenir a ainsi évoqué la mobilisation générale d’Icomos depuis l’explosion du port de Beyrouth.

Sur le plan local, cette mobilisation vise plus particulièrement à sauvegarder le patrimoine de la capitale et ses maisons du XIXème et début XXème siècle.

Cette mobilisation passe par le travail sur le terrain du comité national d’ICOMOS afin de documenter, de collecter les archives et de recenser les besoins.

Il s’agit sur le plan international de fournir un soutien financier exceptionnel en raison des circonstances, afin de soutenir l’action sur le terrain.

ICOMOS a également mobilisé son réseau international et tente de fournir un partage d’expérience concret, reconnaissant que le processus de reconstruction et lent et complexe mais également qu’il doit inclure une réalité sociale, critique indirecte à ce qui s’est déroulé au centre-ville de Beyrouth. Il s’agit donc, cette fois-ci, d’associer les habitants, de mettre en place une structure de bonne gouvernance mais surtout de mettre en place une coordination efficace entre tous les partenaires.

ALIPH également mobilisé

Prenant ensuite la parole, Valéry Freland d’ALIPH, fondation basée à Genève et créée à l’initiative de la France et des Emirats Arabes Unis pour sauvegarder le patrimoine en zone de conflit s’est également engagé au Liban.

Le responsable de l’organisation a ainsi rappelé que 60 projets sont actuellement menés dans 20 pays différents et notamment au niveau du musée de Mossoul et de celui de Raqqa dont de nombreuses pièces avaient été détruites par l’organisation terroriste de Daesh.

Concrètement, 5 millions de dollars seront alloués par ALIPH en faveur des musées de la capitale qui ont été endommagés. Il s’agit aussi d’un soutien aux institutions cultuelles et de permettre la restauration des édifices historiques.

Parmi les projets dans lesquels ALIPH s’implique: la réhabilitation du Musée National et de la DGA en partenariat avec le Louvre, la protection en urgence du Musée Sursock, la stabilisation des pièces du musée de l’AUB et la restauration de la collection de verres brisés par le souffle pour 10 000 USD, la restauration de maisons patrimoniales et cultuelles notamment dans les quartiers de Médawar et de Gemmayzeh, des actions aussi pour le musée de la préhistoire libanaise.

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