Présidant au Conseil de sécurité de l’ONU durant le mois de janvier, la Russie a exprimé son désir de savoir quels sont les pays qui ne coopèrent pas avec la commission chargée d’enquêter sur l’assassinat de l’ancien premier ministre libanais, Rafic Hariri.
Le président du Conseil de sécurité et représentant permanent de la Russie à l’Onu, Vitali Tchourkine, a déclaré vouloir savoir quels sont les pays auxquels Brammertz avait fait allusion en décembre dernier lorsqu’il avait affirmé que sa commission avait adressé des requêtes à soixantes pays, parmi lesquels une vingtaine n’avait pas répondu, et que Brammertz a refusé de dévoiler le nom de ces pays.
Ce comportement de « pays inconnus » va à l’encontre des exigences des résolutions du Conseil de sécurité. Contraindre les gouvernements de ces pays à coopérer dépend du Conseil de sécurité et non pas d’un magistrat-instructeur international a déclaré Tchourkine. Jusqu’à lors, cette volonté russe n’a pas été soutenue par la totalité des membres du Conseil de sécurité.
Par ailleurs, la semaine dernière, l’agence de presse Kuna gérée par l’Etat du Koweit avait révélé que la Chine, la Russie, le Qatar, l’Afrique du Sud et l’Indonésie avaient proposé de dévoiler le nom de ces pays au cours d’une réunion privée du Conseil.
De son côté, Brammertz a préféré ne pas nommer ces pays, et a déclaré que la commission doit encore entendre une cinquantaine de personnes, dont les témoignages pourraient avoir du poids pour l’enquête. Le magistrat belge a souligné que la sécurité des témoins cités dans cette affaire devait être garantie.
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