À la mémoire de l’ancien président Jacques Chirac et à l’initiative des Républicains- Liban, une messe a été célébrée, le 30 septembre, à l’Eglise Saint Joseph des Pères Jésuites – Monnot, en la présence du Consul Général au Liban, M. Karim Ben Sheikh, ainsi que de nombreuses personnalités associatives (libanaises et françaises) et politiques, dont le député, M. Atef Majdalani, président de la Commission de la santé et des affaires sociales au Parlement, le président du Conseil économique et social, M. Roger Nasnas et l’ancien député LR de l’Hérault, M. Elie Aboud.

A l’issue de la messe, le délégué permanent des Républicains-Liban, M. Lucas Lamah, a prononcé une allocution durant laquelle il a souligné les qualités de l’ancien président Jacques Chirac pointant ses contributions au Liban et dans le monde :

Monsieur le Consul général de France,
Messieurs les ministres et députés,
Mes compatriotes,

Aujourd’hui, loin de toute politique politicienne, nous venons avant tout rendre hommage à un grand homme un des derniers géants de la politique française, quelqu’un qui a consacré 50 ans de sa vie pour protéger la France et le Monde contre les fléaux de tout genre…

Pour le Liban, le président Chirac était un ami, un parrain, celui qui a su le protéger des agressions de 96, de 2006, celui qui créa la FINUL. C’était également un bâtisseur, celui qui créa l’ESA, qui fit rénover la Résidence des pins et qui était derrière les conférences économiques Paris 1 et Paris 2.

Pour la France, c’était un rassembleur, un européen convaincu, quelqu’un qui a voulu encadrer la Bioéthique et s’était farouchement opposé au clonage, celui qui a lutté toute sa vie contre les extrêmes. Un humaniste qui a aimé les français, qui a été maire de Paris, député de sa Corrèze rurale et la vedette de tous les salons d’agriculture. C’était aussi un Gaulliste, un homme de Droite, mais qui n’a jamais voulu laisser le monopole du cœur à la gauche, et qui n’a jamais accepté de discuter avec les extrêmes.

Pour le Monde, c’est le président français qui a eu le courage de s’opposer à la guerre d’Iraq car il avait su quelles en seraient les conséquences. Respecté à l’international, il avait une passion pour la découverte d’autres cultures et civilisations, cette passion l’a d’ailleurs poussé à fonder le musée des peuples primitifs du Quai Branly. Il a cherché à faire entendre la voix de la France dans le Monde entier, en créant France 24.

Me concernant, le président Chirac est avant tout celui qui m’a fait entrer en politique le lendemain du célèbre séisme, un certain 22 avril 2002.

Reposez en paix M. le président, vous nous manquez déjà ici-bas.

Lucas Lamah

Ingénieur de formation, diplômé d’une grande école de commerce française (l’EM Lyon), Lucas Lamah a commencé sa carrière en France comme consultant chez Général Electric, puis Accenture, période durant laquelle il rejoint l’UMP de Jacques Chirac.
En 2009, il décida de rentrer au Liban, afin de fonder son entreprise spécialisée dans le Marketing Numérique. Il a pris la tête des Républicains du Liban, en tant que délégué permanent, début 2019, suite au départ de Mme Fabienne Blineau, déléguée de la section, et suppléante de l’ancien député Alain Marsaud.

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