S’exprimant à l’occasion de la commémoration en ce jour de la fin des combats lors du conflit de juillet 2006, le secrétaire général du Hezbollah, Sayyed Hassan Nasrallah a accusé les USA d’être à l’origine de la guerre, Tel Aviv étant un simple exécutant.

Le dirigeant du Hezbollah a également estimé que l’union nationale durant le conflit n’existait pas, allusion aux dissensions politiques entre les différents partis libanais.

Auparavant, Sayyed Hassan Nasrallah avait estimé que les libanais sont les seuls qui puissent créer la sécurité au Liban et plus particulièrement au Sud du Liban. Il a souligné que la création de l’équation Armée-Peuple-Résistance était à l’origine de la sécurité actuelle.

“Les efforts déployés sans relâche par l’armée et les forces et agences de sécurité pour préserver la frontière et la sécurité intérieure dans le sud et l’ensemble du Liban doivent être honorés, appréciés et soulignés”

Les USA à l’origine du conflit selon Hassan Nasrallah

Selon le dirigeant du Hezbollah, un représentant d’un pays arabe aurait avoué que l’ancien ambassadeur des USA à l’ONU John Bolton, actuellement conseiller à la sécurité nationale depuis 2018, fait par du souhait américain à ce que Tel Aviv poursuive les combats jusqu’à l’écrasement du Hezbollah.

Cependant, les autorités israéliennes auraient souhaité l’interruption des combats quand elles ont pris conscience du fait qu’elles allaient vers un désastre militaire majeur.

Certains commandants de l’aile militaire du mouvement chiite auraient cependant souhaité la poursuite des combats. Cependant, le choix d’arrêter le conflit a été pris par le mouvement chiite pour épargner le bien de la population.

La victoire de juillet 2006 serait une victoire divine, estime le dirigeant du Hezbollah avant de saluer les propos du Président de la République, le Général Michel Aoun.

Aujourd’hui, nous sommes forts et nous serons forts. Aujourd’hui, j’ai entendu le président Aoun parler de la guerre de juillet et, lorsque nous avons une position officielle courageuse et forte, une armée et un peuple forts, ainsi que la résistance, ils ne parviendront pas à nous faire du mal.

Il a également, indirectement, accusé les précédentes autorités libanaises d’hypocrisie, estimant que si l’unité nationale avait été réelle, le Liban aurait pu imposer ses propres conditions à la fin du conflit.

Le Hezbollah, une force régionale

S’adressant aux autorités israéliennes, le dirigeant du Hezbollah, Sayyed Hassan Nasrallah, a estimé que le Hezbollah est devenu une force régionale et que la balance de la terreur est désormais en faveur du Liban.

Il a également mis en garde contre tout nouveau conflit:

Vos bataillons seront détruits si vous entrez au Liban et leur destruction sera diffusée en direct par les chaînes de télévision.

Il a cependant estimé que les forces israéliennes ne sont pas prêtes à la guerre et que tout conflit pourrait s’étendre à la région entière.

Hassan Nasrallah a également indiqué qu’une guerre contre l’Iran pourrait avoir une conséquence régionale:

Une guerre contre l’Iran serait une guerre sur tout l’axe de la résistance. Une guerre contre l’Iran signifie que toute la région sera en feu.

“Nous n’acceptons pas l’élimination de quiconque”

Abordant le volet libanais interne, le secrétaire général du Hezbollah a indiqué que le mouvement chiite n’acceptera l’élimination de quiconque.

Nous n’agirons pas au Liban en partant du principe que nous avons gagné dans la région … et nous n’accepterons pas l’élimination de personne.

Hassan Nasrallah a également indiqué que d’autres partis souhaitent l’élimination de leurs adversaires politiques présents dans d’autres communautés religieuses avant de souligner que toute violence n’est pas dans l’intérêt du Liban.

Il s’est cependant interrogé sur l’attitude des partis opposés.

Le secrétaire général du Hezbollah s’est déclaré en faveur de la réactivation du gouvernement et du parlement pour prendre les mesures les plus urgentes nécessaires.

Pour rappel

Le conflit de juillet 2006, dont la phase active des combats s’était achevée le 16 août de cette année-là, avait causé la mort de plus de 1 200 civils et blessés plus de 4 000 personnes côté libanais et provoqué le déplacement d’un million de personnes résidant au Sud du Liban. 43 militaires libanais avaient également péris dans les bombardements israéliens.

Le Hezbollah n’a pas annoncé de bilan officiel. Certaines sources estiment les pertes du Mouvement Chiite entre 250 à 600 combattants.

De son côté, Israël a indiqué déplorer la perte de 119 soldats et de 43 civils.

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