Le ministère des finances a publié un rapport montrant une nouvelle baisse de 15% du volume des transactions dans le secteur immobilier pour les 9 premiers mois de l’année 2019.

Ce rapport confirme une étude publiée en août dernier faisant état d’un secteur largement impacté par la crise économique.

Le secteur de l’immobilier, autrefois un rouage essentiel de l’économie libanaise, est affecté depuis 2013 d’un grave ralentissement qui a déjà poussé à la faillite un certain nombre de sociétés de construction en 2017 et 2018.

Selon les chiffres du Ministère, la situation s’est encore aggravée les 9 premiers mois de l’année 2019, avec, seulement 36 952 transactions immobilières contre 43 263, sur la période correspondante de l’année précédente.

Beyrouth, grand dernier dans le nombre de transactions

Sur le plan géographique, 6 799 transactions soit 18.4% du total ont été enregistrées pour la région de Baabda, 5 848 transactions (15.8%) pour le Nord Liban, 4 822 transactions (13%) pour la région de Zahlé, 4 755 au Sud Liban (12.9%), 4 164 pour le Metn (11.3%), 3 439 pour le Kesrouan (9.3%) et Nabatieh avec 2 768 transactions (9.3%).

À noter que le secteur très urbain de Beyrouth n’est classé à la dernière place avec 2 768 transactions immobilières seulement, soit 7.5% du total. Alors qu’un rapport avait souligné que 25% des appartements disponibles à la vente sont vides depuis 1996, les facteurs motivants ce classement à la dernière place pourraient être liés au coût important du prix au mètre carré sans correction de ces derniers.

Alors que les autorités libanaises ont proposé d’accordé à tout étranger achetant un bien au Liban, une carte de séjour automatique en 2018, celles-ci n’ont atteint que le chiffre de 758 achats soit un recul de 10.3% par rapport à 2018.

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Une baisse encore accrue de la valeur des transactions immobilières

Au niveau des valeurs des transactions, une baisse a également été constatée. Ainsi, le montant total atteindrait 4.7 milliards seulement pour les 9 premiers mois de l’année contre 5.8 milliards l’année précédente, reorésentant donc une baisse de 19%.

Le prix moyen des transactions s’est élevé à 128 228 dollars, soit en baisse de 5% par rapport à 2018.

En 2018, une baisse de 16.8% avait déjà été constatée en 2018 par rapport à 2017.

Pour Beyrouth, le montant des transactions aurait atteint 1.5 milliards de dollars, soit 32% du total alors que le volume des transactions n’est que de 2 768 unités.

Vient ensuite le Metn avec 878.6 millions de dollars (18.5%), Baabda avec 819.5 millions de dollars (17.3%), le Kesrouan avec 450.3 millions de dollars (9.5%), le Sud Liban avec 408.4 millions de dollars (8.6%), le Nord Liban avec 309 millions de dollars (6.5%), Zahlé avec 171.8 millions de dollars (3.6%) et enfin Nabatieh avec 141.2 millions de dollars (3%).

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