Le Ministre des AF Libanais Gébran Bassil, a qualifié le communiqué final du sommet économique de la Ligue Arabe qui s’est déroulé ce dimanche 20 janvier comme une victoire pour le Liban, cela en l’absence tout de même de la plupart des chefs d’états des pays membres de cette organisation, à l’exception de l’Emir du Qatar et du Président de la Mauritanie.

Le Ministre des AF Gébran Bassil a remercié l’Emir du Qatar, Tamim bin Hamad al-Thani « qui a brisé le siège », sous entendant l’embargo que subit son pays suite à une crise politique avec l’Arabie Saoudite. Ce dernier est d’ailleurs reparti à l’issue de la cérémonie d’ouverture du sommet économique.

Pour rappel, l’Emir du Qatar a décidé de se rendre au Liban au dernier moment, certaines sources indiquant que le Président de la République, le Général Aoun aurait personnellement appelé l’Emir du Qatar pour le persuader de venir assister au sommet.

Il a également remercié le Président Mauritanien pour sa présence.

Le Ministre faisait notamment allusion à la polémique qui avait vu le jour sur la question du retour des réfugiés syriens en Syrie, alors que le Liban héberge plus d’un million de ces derniers.

Les participants ont ainsi appelé la communauté internationale à aider les pays arabes hébergeant ces réfugiés, à savoir principalement la Jordanie et le Liban à financer et à mettre en place des projets de développements.

Il s’agira – toujours selon le communiqué – de limiter les répercussions économiques et sociales de cet hébergement temporaire alors que le projet initial appelait à un retour volontaire des réfugiés syriens. Le Liban craignait ainsi se voir imposer la présence d’une importante communauté de réfugiés syriens alors qu’il héberge également de nombreux réfugiés palestiniens.

S’exprimant à l’occasion de la clôture du sommet, le Président de la République, le Général Michel Aoun avait indiqué que le Liban suivra de près l’application des décisions de ce sommet.

Plus tôt dans la journée, le chef de l’état s’était exprimé en faveur de la création d’un fond arabe pour aider les pays en proie à un conflit à se reconstruire.

Abordant la question économique et sociale du conflit israélo-palestinien, les participants ont rejeté toute résolution visant à mettre fin ou à diminuer le rôle de l’UNRWA. Ces déclarations interviennent alors que les USA ont décidé d’arrêter de participer au financement de cette institution internationale en charge d’aider les réfugiés palestiniens après avoir également reconnu Jérusalem comme capitale d’Israël. Ces 2 décisions avaient provoqué un large émoi au sein de la communauté des pays arabes.