La forteresse Barbar Agha et les maisons patrimoniales distinguent Barsa, un village à Koura, dans le Liban-Nord, dont le nom signifierait, en araméen, irrigation.

La forteresse a été baptisée au nom du gouverneur ottoman de Tripoli et de Lattaquié, entre 1800 et 1835, Mostapha Barbar. Mais dans les coins du village, les sculptures et les pierres annoncent une ère encore plus ancienne.

La forteresse Barbar Agha était également nommée la forteresse des pleurs puisque le gouverneur, dans ce temps, était injuste et tuait un grand nombre de villageois. Leurs femmes se rendaient au pied de la forteresse pour pleurer leur destin.

Le président de la municipalité de Barsa, Alain Rizk, élabore les projets de développement déjà exécutés dans le village, entre autres: augmentation du nombre des voitures de police municipale, mise en oeuvre d’un plan d’orientation divisant la localité entre zones agricoles, zones industrielles et zones d’habitat, plantation de 3000 arbres, inauguration d’un jardin public au nom des martyrs de l’armée libanaise…

M. Rizk ajoute aussi la volonté de numéroter les rues, afin de suivre le système GPS, et de classifier les bâtiments patrimoniaux, au nombre de 37, en coopération avec le ministère de la Culture.

Le chef de la municipalité souligne enfin que les déchets sont triés et enfouis dans un territoire du village, ce village qui connaît toujours des problèmes au niveau de l’absence des réseaux d’assainissement sanitaire et de pénurie d’eau en été.

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Enquête de Magui Issa
Traduction : Sanaa Nehme