Pour que la fête de l’indépendance du Liban soit ressentie avec joie par les Libanais, il serait bon de rappeler les conditions nécessaires et suffisantes pour son rétablissement.

Invité à parler du rôle de l’Église dans l’instauration de l’indépendance du Liban,  le Cardinal Béchara Boutros Rahi, Patriarche  d’Antioche et de tout l’Orient pour les maronites, a affirmé, dans une de ses déclarations, que la formule du pacte national « Ni Orient ni Occident » demeure d’actualité.

« Deux négations ne font pas une nation. » Cet éditorial désormais célèbre avait valu à Georges Naccache trois mois de prison ferme et six mois de suspension de L’Orient, quotidien qu’il avait fondé en 1924.

Pour reprendre les propos du Cardinal Béchara Boutros Rahi, la formule du nouveau pacte national serait : » Ni Arabie Saoudite ni Iran ». Pour éviter tout éventuel conflit qui pourrait être fatal à notre indépendance, il serait bon que les sunnites et les chiites se démarquent des deux puissances régionales qui veulent en débattre sur notre territoire. Quant aux chrétiens, ils devraient servir de traits d’union entre ces deux communautés sœurs pour apaiser leur ardeur. Ils ne devraient pas prendre le parti d’aucune d’elles.

L’éditorial de Georges Naccache : » Deux négations ne font pas une nation » traitait le problème libanais sous l’angle chrétiens/ musulmans. Il n’avait pas eu en tête que ces deux négations pouvaient se rapporter aux sunnites et aux chiites. Il aurait pu dire que trois négations ne font pas une nation. Il aurait ajouté à l’équation sunnites/ chiites l’élément chrétiens.

À mon humble avis, ni l’Occident ni l’Orient ni l’Arabie Saoudite ni l’Iran ne travaillent ni pour le bien-être des Libanais ni pour l’indépendance de leur pays. Tous travaillent pour leurs intérêts. Peu leur importe le Liban. Pour arriver à leurs fins, ils attisent les divisions que connaissent les diverses communautés libanaises, divisions fondées sur les religions interprétées par ces communautés selon leurs convenances. Les religions ne divisent pas. Ce sont les leaders qui s’en servent pour diviser les gens et profiter de leurs crédulités pour servir leurs intérêts personnels.

Au nom de l’indépendance du Liban, je souhaite que toutes les composantes de la société libanaise  rejettent toute dépendance de l’étranger et que les leaders libanais cessent de se servir de la religion pour diviser pour mieux régner au lieu de s’en servir pour unir les gens dans l’amour de Dieu.

Une lueur d’espoir pointe à l’horizon. La RÉVOLUTION du 17 octobre est porteuse d’une nouvelle indépendance fondée sur l’unité du peuple autour de l’identité libanaise loin de toute identité communautaire. Le peuple se veut être Libanais pour ne plus être maronite,  catholique, sunnite, chiite, druze ou autre.

 Le 22 novembre serait la commémoration de l’indépendance du mandat français alors que le 17 octobre 2019 pourrait être considéré comme  le jour de l’indépendance sur la mentalité féodale qui a longtemps dominé  les esprits des Libanais.

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