L'ancien Ministre Michel Samaha.
L’ancien Ministre Michel Samaha aujourd’hui accusé de participer à une entreprise terroriste

L’ancien Ministre Michel Samaha aux arrêts depuis 2012 et accusé de vouloir organiser une série d’attentats contre certains responsables politiques et religieux libanais à la demande des services de renseignements syrien, a été libéré de la prison de Rihaniyeh suite au versement d’une caution de 150 millions de Livres Libanaises (soit 100 000 USD) par son épouse, suite à une décision prise par le Tribunal Militaire, ce jeudi 14 janvier.

Selon la décision prise, Michel Samaha est également interdit de voyages à l’étranger et devra s’abstenir de toute déclaration à la presse. L’avocate de ce dernier a indiqué que cette décision est irrévocable.

Le matin du 9 août 2012, l’ancien ministre avait été arrêté par les forces de sécurité libanaises à son domicile de Khenshara L’arrestation est effectuée à la demande du Procureur général suite aux informations fournies par son chauffeur par ailleurs informateur des FSI. Les explosifs devaient être placés dans plusieurs endroits, notamment le Nord Liban et viser différentes personnalités religieuses et politiques principalement sunnites. Les services de renseignements des Forces de Sécurité Intérieure avaient dévoilé que Samaha avait transporté à bord de sa voiture 24 charges explosives à la demande du chef des services de renseignement syriens, Ali Mamlouk.

L’ancien responsable, par l’intermédiaire de ses avocats avait fait appel suite à un premier jugement du Tribunal Militaire en février 2013 pour lequel il avait été condamné à 4 ans et demi de prison. La prochaine session du Tribunal Militaire concernant l’affaire Samaha aura lieu le 21 janvier prochain.

Condamnation de la décision du Tribunal Militaire coté 14 Mars

Le Ministre de la Justice Ashraf Rifi a immédiatement condamné la décision du Tribunal Militaire alors qu’il s’était déjà déclaré en faveur de sa dissolution lors du premier procès, estimant la peine légère. « Nous vivons dans une période terrible dans laquelle les criminels ont le droit de sortir en dépit de leurs crimes ».

Le dirigeant des Forces Libanaises Samir Geagea a déclaré rejeter par tous les moyens la décision de l’institution militaire, estimant impossible à la comprendre alors que des partis étrangers conspirent contre notre pays et commettent des crimes.

L’ancien Premier Ministre Saad Hariri a également condamné la décision du Tribunal Militaire estimant que cette dernière est « un cadeau à un criminel au nom de la loi » alors qu’il mériterait d’être puni.

Déclarations identiques du côté du député druze Walid Joumblatt qui indique que cette décision est de nature à encourager le crime voir même à le légaliser.

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