Le siège de l'EDL à Beyrouth. Crédit photo: François el Bacha, tous droits réservés. Visitez mon blog http://larabio.com

Le Premier Ministre Saad Hariri a signé aujourd’hui un décret demandant aux différentes institutions publiques de réduire la gabegie de la consommation électrique.

Nous avons remarqué que certaines administrations publiques gardent les lumières allumées après le départ des FONCTIONNAIRES en plus de garder les lumières allumées dans les rues. Cela doit être surveillé par les municipalités.

Selon ce circulaire, tous les ministères, administrations publiques, institutions liées à l’état dont les écoles et les municipalités notamment sont appelées à mieux surveiller leur consommation.

Pour rappel, le Liban souffre d’une pénurie chronique d’électricité avec une consommation de 2 900 kMW en 2014 pour une production de seulement de 2000 kMW au maximum de sa capacité ce qui arrive rarement en raison de contraintes techniques.

Depuis la fin de la guerre civile, plusieurs projets ont été menés, notamment la réhabilitation des centrales électriques existantes dont celle de Zouk Mosbeh, l’acheminement au Liban de barges turques de production électrique ainsi que de projets de mise en place de barrages de production d’électricité d’origine hydraulique dont certains font l’objet de vives polémiques à l’exemple de celui de Janneh dans le caza de Byblos. Ces projets se heurtent cependant à différents écueils dont la politisation du dossier.

L’EDL souffre par ailleurs d’un déficit chronique avec un coût de USD 2 milliards de dollars pour l’achat de fuel nécessaire à la production électrique – ce dernier étant au final financé par le Trésors Public – alors que ses revenus ne dépassent pas USD 600 Millions de dollars annuellement, représentant une grande partie du déficit public. Par ailleurs, des études montrent que les générateurs de quartiers couteraient annuellement USD 1,2 Milliards de Dollars aux consommateurs libanais.