Lundi, les nouvelles ont été dures. On commençait par un assassinat d’une femme en pleine rue, la crise des ordures refaisait la une ensuite, avec une véritable catastrophe engendrée par le rejet par la tempête de la semaine dernière des déchets des décharges littorales entrainant la pollution de nos plages. Cerise sur le gateau si on puisse le dire ainsi, une information passée pratiquement inaperçue mais partagée par la page Facebook « Adopting a Pet In Lebanon », une chienne errante a été violée par un homme puis coupée en 2 vivantes vivante parce que le pénis de son violeur s’est retrouvé coincé… Elle a tout de même eu la force de se trainer par elle-même à une clinique vétérinaire. Une force de la nature.

Cette succession à digérer – et Dieu sait que cela reste indigeste – de mauvaises nouvelles en ce début de cette semaine ferait douter de l’Humanité de notre société. Nous sommes désormais caractérisés par une violence sans aucune limite envers ceux qui ne peuvent même pas se défendre.

Les Loups hurlent, la société libanaise est en déliquescence avec une dérive morale ou les plus faibles sont les premières victimes avec une pyramide des actes  les plus cruels les uns après les autres. Quelle est cette évolution de la société actuelle qui hier encore se pourfendait d’une sensibilité accrue aux notions de Bien et de Mal souvent portées par des actes religieux en s’en veulent être les hérauts.

Que pouvons-nous attendre des autorités? Les respects des lois quand elles ne respectent déjà pas leurs engagements internationaux qui priment déjà sur les règlements locaux comme dans le cas de l’établissement de décharges à coté de plages en violation du traité de Barcelone de 1994?

Le respect des lois quand les femmes sont assassinées par leurs maris sans qu’aucun travail éducatif ne soit fourni par ces mêmes autorités pour les empêcher, parce que le crime d’honneur reste, selon eux, une notion valide même si les parlementaires libanais ont amendé cette notion juridique depuis 2014.

Le respect des lois de protection de la Nature ou de tout être vivant comme cette chienne violée par un Homme. Si cela aurait été une femme, elle serait probablement déjà morte entre les mains de son tortionnaire comme cette diplomate britannique qui n’a eu la chance que d’être étrangère en fin de compte pour que les autorités libanaises puissent rapidement découvrir sa fin tragique.

A se demander, si l’humanité libanaise ne serait pas plus celle d’une inhumanité dénuée de toute sensibilité et de compassion envers les plus faibles. L’Etat devrait être le premier à défendre ces plus faibles en lieu et place de les écraser. L’exemple de cette sensibilité devrait être en chaque personne ensuite. Notre société est désormais en faillite morale.