Une puissante explosion provoquée par l’armée israélienne à Khiam, dans le sud du Liban, a causé d’importants dégâts matériels dans plusieurs localités voisines dans la nuit du mardi 22 au mercredi 23 septembre 2026. Le souffle a notamment brisé des fenêtres, endommagé des portes et provoqué des fissures dans des habitations à Jdeidet Marjayoun et Qlayaa. L’École nationale de Marjayoun a également été touchée. Son administration a suspendu temporairement les cours afin de sécuriser les locaux et de remplacer les vitres détruites.
Une puissante explosion à Khiam peu avant minuit
La déflagration s’est produite aux environs de minuit à Khiam, localité du caza de Marjayoun située dans une zone du sud du Liban soumise depuis plusieurs mois à de nombreuses opérations militaires israéliennes.
Selon les informations disponibles mercredi matin, l’armée israélienne a procédé à une importante opération de dynamitage dans la localité. L’explosion a généré une onde de choc suffisamment puissante pour provoquer des dégâts au-delà de Khiam.
Ses effets ont notamment été constatés à Jdeidet Marjayoun et Qlayaa, deux localités situées face à Khiam. Des habitants ont découvert au matin des vitres brisées et différents dommages sur leurs logements.
Aucun bilan faisant état de victimes directement causées par cette explosion dans les localités voisines n’avait été communiqué dans les premières informations disponibles mercredi matin.
L’étendue des dégâts matériels restait également à évaluer. Les premiers constats montrent toutefois que le souffle ne s’est pas limité au périmètre immédiat du lieu de l’explosion.
Des maisons endommagées à Marjayoun et Qlayaa
À Jdeidet Marjayoun et Qlayaa, l’onde de choc a frappé plusieurs bâtiments résidentiels.
Les dommages rapportés concernent notamment des fenêtres dont les vitres ont volé en éclats. Certaines portes ont également été arrachées ou déplacées sous l’effet de la pression. Des fissures sont apparues sur les murs de plusieurs habitations.
Ces dégâts donnent une indication de l’intensité de l’explosion survenue à Khiam. Même à distance du point de détonation, le souffle a donc été assez puissant pour affecter des structures dans les localités environnantes.
Les informations disponibles mercredi matin ne permettaient cependant pas de déterminer le nombre exact de logements touchés, ni d’établir une estimation financière des dommages.
Les conséquences de la déflagration doivent donc encore faire l’objet d’un inventaire plus précis. Les réparations concernent dans l’immédiat les ouvertures brisées et les éléments des bâtiments présentant un risque pour leurs occupants.
Explosion à Khiam : l’École nationale touchée
Les conséquences les plus immédiates pour la vie quotidienne ont été constatées à l’École nationale de Marjayoun.
Une partie importante des vitres des salles de classe a été brisée par le souffle. La présence de verre cassé et la nécessité de réparer les fenêtres ont conduit l’administration à interrompre temporairement les cours.
Cette mesure vise à protéger les élèves, les enseignants et le personnel pendant les travaux.
L’établissement doit notamment procéder au remplacement des vitres endommagées avant de pouvoir accueillir de nouveau les élèves dans des conditions normales de sécurité. Aucune date précise de reprise des cours n’avait été annoncée dans les premières informations disponibles mercredi.
La suspension apparaît ainsi directement liée aux dommages matériels provoqués par l’explosion et non à une décision générale concernant les établissements scolaires de la région.
L’incident intervient toutefois à une période particulièrement sensible, au début de l’année scolaire, alors que les établissements du sud du Liban évoluent dans un environnement sécuritaire instable.
Une onde de choc ressentie au-delà de Khiam
La géographie du secteur explique en partie pourquoi les conséquences de l’explosion ont été observées dans plusieurs localités.
Khiam, Jdeidet Marjayoun et Qlayaa appartiennent au même espace géographique du sud-est du Liban. Les explosions de forte puissance peuvent ainsi être entendues et ressenties à plusieurs kilomètres, en particulier lorsqu’elles résultent du dynamitage de bâtiments ou d’infrastructures.
Dans le cas de l’explosion survenue dans la nuit du 22 au 23 septembre, les dégâts constatés sur les fenêtres et les portes montrent que l’onde de pression a conservé une force importante en atteignant les secteurs habités voisins.
Les dommages à l’École nationale de Marjayoun illustrent également les conséquences indirectes de ces opérations. Même lorsqu’un établissement scolaire n’est pas le lieu de l’explosion, le souffle peut rendre certaines salles temporairement inutilisables.
La priorité pour l’école consiste désormais à effectuer les réparations nécessaires avant la reprise des activités pédagogiques.
Khiam au centre d’opérations répétées en 2026
L’explosion intervient dans un contexte de fortes tensions dans le secteur de Khiam et de Marjayoun.
Au cours de l’année 2026, Khiam a été le théâtre de frappes, de mouvements de forces israéliennes et de plusieurs opérations de destruction. Des bâtiments et infrastructures de la localité ont subi des dommages considérables au fil des opérations militaires.
Début septembre encore, des informations faisaient état de mouvements de blindés israéliens à l’est de Khiam ainsi que de tirs dans le secteur. D’autres localités du sud du Liban avaient simultanément été touchées par des bombardements et des opérations de dynamitage.
Le 23 septembre au matin, un autre effet de l’explosion nocturne à Khiam était par ailleurs rapporté dans la région : une interruption de l’alimentation électrique touchant notamment des secteurs de Hasbaya, Chebaa et de l’Arqoub.
Ces éléments témoignent de conséquences qui dépassent le seul emplacement des opérations militaires. Les infrastructures, les logements et désormais un établissement scolaire de Marjayoun peuvent être affectés par des actions menées dans une localité voisine.
Des réparations nécessaires avant la reprise des cours
À l’École nationale de Marjayoun, l’enjeu immédiat reste désormais matériel et sécuritaire.
Les fenêtres endommagées doivent être réparées et les débris de verre retirés. L’administration doit s’assurer que les salles concernées ne présentent plus de danger avant le retour des élèves et du personnel enseignant.
La durée de l’interruption dépendra donc de l’avancement de ces travaux.
Dans les habitations touchées à Jdeidet Marjayoun et Qlayaa, les habitants doivent également faire face aux conséquences de la déflagration. Le remplacement des vitres et des portes constitue l’intervention la plus urgente, tandis que les fissures signalées sur certains murs devront être examinées afin d’en déterminer la gravité.
Aucun recensement exhaustif des dommages n’avait encore été rendu public mercredi matin.
La situation reste donc évolutive dans le secteur. Les prochains constats devront préciser l’étendue des dégâts provoqués par l’explosion de Khiam, tandis que l’École nationale de Marjayoun attend l’achèvement des réparations nécessaires pour fixer la date de reprise des cours.




