Source Photo: Pixabay
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L’Iran subit depuis de nombreuses années périodes de sécheresse, désertification et assèchement de cours d’eau. Cela entraîne nécessairement de fortes perturbations dans la production agricole, la cherté de la vie, le dépeuplement des campagnes pour une migration vers une vie tout aussi incertaine dans les grandes zones urbaine.

Les inondations en cours en Iran peuvent se révéler, malgré les destructions immenses générées, une véritable opportunité pour une mobilisation massive de reboisement aussi bien dans les villes que dans les campagnes.

La terre gorgée d’eau et de limon favorise le développement de l’agriculture. Aussi, reboisement massif et permanent comme production agricole fortement favorisée peuvent se combiner et se nourrir l’un l’autre.

Un défi pour l’avenir

Ce serait aussi l’occasion de promouvoir et/ou de réhabiliter l’agriculture traditionnelle et durable tout en lui faisant profiter des méthodes les plus efficaces de l’agriculture biologique en cours dans différents pays. Comme tous les pays à grandes civilisations millénaires, l’Iran a aussi un savoir faire historique dans ce domaine, qu’il faudrait réhabiliter et développer.
Comprendre que le défi de la crise climatique est un enjeu majeur qu’il faut intégrer résolument dans toute politique agricole ou industrielle. Ce n’est pas un luxe, et ce n’est pas seulement sauver la planète, c’est aussi sauver son propre pays en y favorisant un « micro climat » propre à atténuer à terme très sensiblement les effets dévastateurs du réchauffement climatique.
De plus, ce type d’agriculture non industrielle demande peu de moyens financiers, de l’esprit de coopération et beaucoup de main-d’œuvre, ce qui répond parfaitement à la situation de l’Iran. Si l’agriculteur finit par trouver qu’il vit dignement de son travail et pourvoit entièrement à ses besoins, cela représentera un véritable encouragement à un retour vers la terre pour de nombreux jeunes qui ont dû la quitter dans l’espoir d’une vie meilleure dans les grands centres urbains.

L’autosuffisance alimentaire et l’existence d’une production agricole riche et diversifiée sont des conditions nécessaires pour la stabilité et le bien-être de la population. Celles-ci passent par une paysannerie qui vit correctement de son travail et qui trouve donc profit à rester fixée à sa terre, ce qui permet de conserver un maillage démographique dense du territoire. 
Cette bataille pourrait être considérée comme une grande cause nationale et disposer des moyens à la hauteur de ce statut et de son enjeu. C’est aussi un gage pour sa souveraineté et son indépendance économique.

Scandre Hachem

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