S’exprimant à l’occasion de la commémoration des martyrs du Hezbollah, le secrétaire général du mouvement chiite a estimé la réaction saoudienne aux propos du ministre de l’information Georges Cordahi exagérée.

Il avait précédemment estimé que la visite du ministre des Affaires Etrangères Emirati à Damas qui pourrait être suivie de la visite du président syrien aux Emirats Arabes Unis comme la victoire de la Syrie et une défaite des plans arabes pour ce pays.

Sur le plan local, l’action du Hezbollah aurait évité une guerre civile, estime Sayyed Hassan Nasrallah qui aurait également éviter une hégémonie totale des Etats-Unis au Liban, même si pour l’heure, le Pays des Cèdres continue à subir une hégémonie partielle de Washington dans ses affaires sur l’Etat et ses institutions. En dépit de cela, le Liban a rejeté “les dictats” américains concernant la démarcation des zones maritimes exclusives, note le secrétaire général du Hezbollah, allusion aux demandes de Washington de ne pas conditionner la reprise des négociations entre le Liban et Israël aux nouvelles revendications de Beyrouth. Israël serait également inquiète, et pour la première fois inquiete aussi d’une invasion par ses frontières nords. Le Hezbollah souhaite que l’Etat se relève et puisse obtenir une souveraineté réelle et rejette tout dictat étranger, conclu son dirigeant à ce sujet.

Crise avec l’Arabie Saoudite: Hassan Nasrallah appelle au calme

Abordant le dossier des relations avec l’Arabie Saoudite, Sayyed Hassan Nasrallah estime que le royaume a incité à la crise diplomatique et que le ministre de l’information Georges Cordahi dont les propos étaient à l’origine de la situation, n’attaquaient personne. Des propos identiques ont été prononcés par des personnalités officielles arabes et internationales sans que leurs pays fassent face à une crise diplomatique d’une même ampleur, tout comme le fait que la Syrie n’a pas demandé des excuses au Liban pour permettre le passage de gaz et d’électricité d’Egypte et de Jordanie par son territoire en dépit des déclarations de certains himmes politiques.

Il a ainsi également rappelé que l’Arabie Saoudite a incité au conflit de juillet 2006 et tente, à travers ses alliés présents au Liban, allusion notamment aux forces libanaises, de souhaiter une guerre civile au Liban.

Il a rappelé que le royaume saoudien, “qui prétend être un pays islamique”, n’a pas réagi aux insultes au prophètes par des personnalités officielles de plusieurs pays.

Le secrétaire général du Hezbollah souligne d’ailleurs que le ministre des affaires étrangères saoudien, lui-même, aurait reconnu que le problème avec le Liban est lié au Hezbollah et que ses propos avec une occupation iranienne du Liban “sont idiots”. Il aurait également estimé que si le royaume saoudien espère faire cesser la guerre, il s’agit d’accepter d’abord un cesser le feu et de cesser l’état de siège du Yémen.

Le Hezbollah ne domine pas le Liban

Aussi, le secrétaire général du Hezbollah estime que son mouvement ne domine pas le Liban contrairement aux dires de certains hommes politiques locaux ou des affirmations de l’Arabie Saoudite. Il n’a pas la possibilité par exemple de démettre un juge, allusion aux polémiques qui aujourd’hui impliquent le juge Tarek Bitar en charge de l’enquête portant sur le port de Beyrouth.

Le Hezbollah n’est pas en capacité de ramener des tankers directement aux côtes libanaises, poursuit-il avant d’estimer que des forces politiques moins fortes ont une influence plus importante sur l’état que son mouvement.

Il appelle par conséquent à la pacification des verdicts de la justice notamment dans le cadre des différents incidents qui ont dernièrement eu lieu, allusion aux incidents de Tayyouneh ou une fusillade implicant des membres des forces libanaises et du mouvement Amal soutenu par le Hezbollah. Aucun compromis concernant l’enquête de l’explosion du port de Beyrouth et du massacre de Tayyouneh n’a été conclu à ce sujet.

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