L'arrivée au Palais Présidentiel de Baabda du Général Aoun et le passage en revue de la Garde Présidentielle. Crédit Photo: Dalati & Nohra

Le Président de la République Michel Aoun et le Premier Ministre Saad Hariri ont condamné la décision du Président Américain de reconnaitre Jérusalem comme étant la capitale d’Israël.

Le Président de la République considère ainsi cette décision comme dangereuse et nuisible à la crédibilité des USA dans leur parrainage du Processus de Paix israélo-arabe et qui détruit toute tentative de réconciliation.

Il a également mis en garde contre les possibles répercussions quant à la stabilité régionale et même mondiale. Le Président de la République a appelé les pays arabes à adopter une position commune afin de restaurer l’identité arabe de Jérusalem et également à respecter les résolutions arabes et celles de l’initiative de Paix Arabe.

Le Premier Ministre Libanais a, de son côté, rejeté la décision américain, mettant en danger la région. Il a rappelé le droit de la nation palestinienne à créer un état indépendant avec Jérusalem comme capitale.

Le Parlement Libanais appelé à se saisir de la question

Le Président de la Chambre des Députés Nabih Berry a appelé à la réunion du Parlement pour discuter de la situation après la décision américaine.

Cette session extraordinaire sera tenue ce vendredi après-midi.

Condamnation même auprès des Forces Libanaises

Le dirigeant des Forces Libanaises, Samir Geagea, a également condamné cette décision, comme étant une provocation faite aux musulmans et aux chrétiens. Il a également estimé que cette décision mine tous les efforts de Paix depuis les accords d’Oslo jusqu’à ceux de Camp David.

« Le déménagement (de l’Ambassade) est une provocation pour tout le peuple de la région, musulmans et chrétiens. J’appelle à revenir sur cette décision car cela pourrait avoir des répercussions négatives sur les négociations de paix dans un avenir prévisible, » estime Samir Geagea qui indique également que celle-ci constitue une violation des résolutions du Conseil de Sécurité de l’Onu et plus particulièrement de la résolution 242 appelant au retrait israéliens des territoires occupés en 1967 dont Jérusalem Est fait parti.