Dans un communiqué, l’Armée Libanaise indique qu’une de ses unités a été la cible de coup de feu ce jeudi 4 janvier 2018, dans la localité d’Aarsal, lors de l’arrestation d’une personne suspectée, Jamal Hussein al-Hujeiri , d’être impliquée dans les opérations terroristes d’Aout 2014.

Selon le communiqué,  un militaire a été légèrement blessé alors que 2 véhicules ont été endommagés. L’Armée Libanaise serait actuellement à la recherche des auteurs des coups de feu qui l’ont visés.

Le Ministre de la Défense retire son projet de déférer les personnes responsables des incidents d’Aarsal devant le Conseil Judiciaire

Par ailleurs, le Ministre de la Défense Yaacoub Sarraf a suspendu pour réexamen son projet de voir les personnes impliquées dans les incidents d’Aarsal devant un haut conseil judiciaire en dépit des appels des familles des militaires morts.

Pour rappel, alors que Al Nosra, qui s’était rebaptisé Fatal al Cham avait depuis libéré les militaires libanais en sa possession, on était sans nouvelle de 9 militaires aux mains de Daesh, jusqu’à la fin de l’offensive militaire libanaise intitulée Farj al Jouroud qui visait à  mettre fin  à l’occupation de zones tenues par cette dernière.

Le 30 août 2014 déjà, le groupe terroriste Daesh avait décapité un soldat libanais de confession sunnite et originale du Nord Liban, Ali al-Sayyed, accusé d’avoir tenté de fuir les geôles du mouvement. La macabre mise en scène de cette execution avait été suivie par l’une des dernières preuves de vie des 9 autres militaires suppliant qu’on épargne leur vie et exigeant le retrait du Hezbollah du théâtre d’opération syrien.

Cette opération militaire qui a par ailleurs fait 7 morts, a permis la découverte des 9 dépouilles des militaires libanaise.

Cette découverte a provoqué une vive politique au Liban, le responsable de la Sureté Générale Abbas Ibrahim ayant révélé que les autorités gouvernementales avait été informées du décès probable des 9 militaires depuis février 2015. Ces propos ont été confirmé par le Premier Ministre Saad Hariri qui avait indiqué que l’opération Aube du Jurd avait été remise depuis 2015 en raison de calculs politiques. De son côté, le Président de la République Michel Aoun a appelé au lancement d’une commission d’enquête pour faire la lumière sur les circonstances ayant amené au fiasco institutionnel qui a abouti à ces assassinats.

COMMENTER

Please enter your comment!
Entrer votre nom ici