Un navire de la composante maritime de la FINUL, le jour de l'explosion du 4 août 2020.
Un navire de la composante maritime de la FINUL, le jour de l'explosion du 4 août 2020.

Le porte-parole de la Finul Andrea Tenenti a démenti, à l’agence nationale de l’information, toute implication de l’institution internationale dans l’affaire de l’explosion du port de Beyrouth, suite à la publication par le journal Al Akhbar, de propos attribués au directeur général des douanes libanaise Badri Daher interrogé hier par le juge Fadi Sawwan, selon lesquels, la composante maritime de la force internationale aurait inspecté le Rhosus à son entrée dans les eaux territoriales libanaises en 2013, sans y trouver des matériaux inscrits sur la liste des produits interdits.

Pour rappel, la cargaison du Rhosus, navire poubelle battant pavillon moldave, comprenait 2750 tonnes de nitrate d’ammonium qui seraient à l’origine de l’explosion du 4 août 2020 à l’intérieur du hangar 12 du port de Beirut. Cette explosion a dévasté les installations portuaires et une grande partie de la capitale libanaise. Pour l’heure, le bilan actuel fait toujours état de plus de 180 morts, encore des dizaines de disparus et de plus de 7000 blessés.

Selon le porte-parole de la Finul, il ne s’agit pas de commenter les informations de presse relatives aux procédures judiciaires en cours mais d’indiquer que la Finul n’embarque pas à bord des navires et “n’a pas la responsabilité de donner l’autorisation d’entrer dans les ports libanais.”

“Le rôle de la FINUL est d’appeler les navires approchant le Liban et de renvoyer tout navire suspect aux autorités libanaises, qui effectuent des recherches de manière indépendante”.

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