La voix de l’apolitisme

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De la désinvolture au suivisme, du dégoût du libanais au mezzé des palabres, de l’attraction malsaine au choix des mêmes médiocrités, la participation ponctuelle du citoyen aux élections municipales fait dramatiquement prévaloir les politiques masquées.

Elles s’acharnent aux manigances et doivent en 24 heures, rétablir la consistance des chefs, même à travers des accords embarassants et des “trouvailles” calquées sur l’esprit de la société civile libanaise. Celà permettrait-il le temps d’une “victoire” de tromper ceux qui ont longtemps connu, subit et souffert de la suspension continue du travail pourtant promis pour le lendemain des célébrations ?

L’influence des politiques demeure t-elle le plus court chemin pour contourner le droit et la loi au lieu des réponses appropriées au quotidien des gens? Les dispositions de nombreux “candidats” aux élections municipales se démènent pour construire des programmes pragmatiques dans diverses régions mais sans le précis des moyens, la rigueur de la coordination et les délais correspondants afin de subvenir aux besoins essentiels des habitants de nos villes et villages.

Cependant, depuis l’avènement des municipales au Liban jusqu’à nos jours, toutes les régions libanaises souffrent encore des mêmes promesses et d’un flagrant amateurisme. Ils finissent souvent abandonnés dans des tiroirs poussiéreux. Les infrastructures nécessaires au développement économique sont réduites car elles traduisent la convenances de nombreux politiciens au mode de l”impuissance”. Elle serait due aux conjonctures régionales conflictuelles qui deviennent d’un coup coercitives et empêchent la volonté des uns et des autres d’agir droit et juste!!?

Néanmoins, la réalisation de quelques bonnes actions éparses, demeure largement insuffisante pour justifier au mieux des interventions politiques sclérosées ou pourries en attendant les prochaines mascarades dans 6 ans!

“Si l’apolitisme peut se définir d’abord et avant tout par son absence de positionnement sur l’échiquier politique, force est de constater qu’à
l’échelle locale, son sens dépasse cette première acception. (1 )

En effet, l’apolitisme est l’un des «mythes fondateurs» (2) sur lequel repose l’idéologie municipale en général, au même titre que « le concret, la proximité, la vie quotidienne, les vraies préoccupations des vrais gens, […] l’action sur le terrain”. (2)

Joe Acoury

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