Après avoir d’abord refusé de se présenter devant le Procureur Financier Ali Ibrahim, l’ancien premier ministre Fouad Saniora a finalement accepté la comparution. Il aurait ainsi été entendu durant 4 heures en présence de son avocat, maitre Rachid Derbas.

Pour rappel, alors que le juge Ali Ibrahim a demandé de l’entendre hier, le Procureur de la République avait d’abord demandé le report de la séance d’interrogatoire au 14 novembre. Durant la nuit, l’ancien premier ministre avait annoncé au quotidien saoudien Asharq el Awsat refuser la comparution. Finalement, après que les manifestations se poursuivent aujourd’hui pour le 22ème jour, l’ancien locataire du Grand Sérail se serait rendu auprès du magistrat.

Pour rappel, l’ancien Premier Ministre Fouad Saniora était dans le viseur des manifestants depuis le début des manifestations, le 17 octobre 2019. Plusieurs manifestations ont d’ailleurs été organisées devant son domicile beyrouthin situé à proximité de l’AUB. Les protestataires l’accusent de corruption et de détournement de fonds publics. Fouad Saniora avait été secrétaire d’état aux finances publiques, équivalent au ministre des finances de 1993 à 1997 au sein des gouvernements présidés par Rafic Hariri, puis Premier Ministre de 2005 à 2009. Il reste un proche du Premier Ministre sortant Saad Hariri.

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Pour rappel, l’ancien Premier Ministre avait été accusé d’avoir participé à la disparition de 11 milliards de dollars lors de son mandat sans que des suites judiciaires aient pu prendre la suite en raison de la protection que lui ont accordé le Courant du Futur du Premier Ministre Saad Hariri et du Mufti de la République, le Cheikh Derian qui avait estimé que l’ancien locataire du Grand Sérail était une ligne rouge.

Fouad Saniora avait alors estimé que ces accusations seraient d’ordre politique avec l’implication du Hezbollah qui essayait de régler ses comptes avec lui.

En mars 2019, le Directeur Général du Ministère des Finances, Alain Bifani, s’est exprimé au sujet des accusations qui visaient alors son institution après les déclarations de l’Ancien Premier Ministre Fouad Saniora qui l’avait indirectement mis en cause lors de sa conférence de presse.

Pour rappel

L’ancien premier ministre avait alors tenté de faire porter la responsabilité de mauvaise gestion des comptes publics au haut fonctionnaire, nommant son responsable, Alain Bifani, suite au dépôt de documents par le député Hassan Fadlallah auprès du Procureur financier, le juge Ali Ibrahim, au sujet d’irrégularités lors qu’il était aux affaires.

Il s’agit du 2ème ancien premier ministre libanais faisant l’objet de poursuites judiciaires depuis le début des manifestations, le 23 octobre dernier, la juge Ghada Aoun ayant mis Najib Mikati, ainsi que ses proches et la Banque Audi, en examen pour s’être enrichi de manière illégale dans le cadre de prêts subventionnés par la Banque du Liban (BDL) à l’origine prévus pour les personnes aux moyens limités.

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