Perspective: La crise immobilière de Beyrouth et la baisse généralisée des prix
La crise économique et financière qui a frappé le Liban à partir de 2019 a provoqué un effondrement des prix. En 2024, les prix moyens à Beyrouth sont descendus à 2800 USD/m², marquant une chute de près de 35% en cinq ans. Les quartiers auparavant recherchés comme Achrafieh et Hamra ont vu leurs prix chuter de manière significative, passant de 4500 USD/m² à 3500 USD/m² pour Achrafieh, et de 4200 USD/m² à 3000 USD/m² pour Hamra.
Pourquoi le placement du Liban dans la liste grise est positif
Le placement du Liban sur la liste grise de la Financial Action Task Force (GAFI ou FATF), annoncé le 25 octobre, est souvent vu comme une sanction qui stigmatise le pays. Cependant, cette mesure pourrait paradoxalement devenir un levier de changement positif en incitant les banques à accepter enfin des réformes structurelles qu’elles ont jusqu’ici bloquées, tout en redonnant à la population un rôle crucial de contrepoids. Dans un contexte où les banques contrôlent de nombreux leviers politiques, cet événement pourrait représenter une rare opportunité pour les Libanais de pousser vers une transformation radicale du secteur financier, malgré les effets négatifs immédiats que la crise actuelle impose aux citoyens.
Le Liban sur la liste grise de la Gafi, suite à une crise bancaire...
Le placement du Liban sur la liste grise de la Financial Action Task Force (FATF) aujourd'hui, 25 octobre 2024 aurait été acté. Il met en lumière des décennies de mauvaise gestion financière, de corruption et de malversations bancaires dans un pays déjà affaibli par une crise économique prolongée. Cette décision, qui marque une nouvelle étape dans l'isolement financier du Liban, met également en évidence la résistance du secteur bancaire à toute réforme significative, notamment la restructuration du secteur et la transparence des comptes.
Les conséquences économiques et sociales de l’escalade des hostilités au Liban en 2024 (PNUD)
Le PIB du Liban est prévu de se contracter de 9,2 % en 2024 par rapport à un scénario sans guerre, représentant une perte d’environ 2 milliards de dollars. Ce chiffre est comparable aux dommages économiques causés par la guerre de 2006, estimés entre 2,5 et 3,6 milliards de dollars.
Augmentation des prix du carburant au Liban : le prix de l’essence en hausse,...
Aujourd'hui, les prix des carburants au Liban ont connu une nouvelle variation. Le prix de l'essence a augmenté, tandis que celui du diesel a légèrement baissé, et le prix du gaz est resté stable. Cette fluctuation des prix intervient dans un contexte économique difficile, où la crise énergétique affecte la vie quotidienne des Libanais.
Les jeunes et le chômage au Liban : une génération sacrifiée
Le taux de chômage des jeunes au Liban a atteint des niveaux sans précédent. Selon une étude de la Banque mondiale, plus de 50 % des jeunes de moins de 25 ans sont actuellement sans emploi. Ce taux de chômage des jeunes est l'un des plus élevés du monde, bien au-dessus de la moyenne mondiale qui est d'environ 14 %. Ce chiffre reflète l'effondrement de l'économie libanaise et l'incapacité du marché du travail à absorber les nouvelles générations de travailleurs.
Le Liban sera inévitablement ajouté à la liste grise (Union des Banques Arabes)
Lors d'une conférence organisée par l'Union des Banques Arabes à la Réserve fédérale américaine à New York, le secrétaire général de l'union, Dr. Wissam Fattouh, a annoncé que le Liban serait très probablement ajouté à la liste grisedes pays sous surveillance en matière de blanchiment d'argent et de financement du terrorisme. Cette décision, qui devrait être officialisée dans les jours ou semaines à venir, découle des discussions avec le Département du Trésor américain et le Groupe d'action financière du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord (MENAFATF).
Participation du ministre de l’Économie Amin Salam à la réunion de haut niveau du...
Le ministre de l'Économie et du Commerce libanais, Amin Salam, a participé à une réunion de haut niveau rassemblant les ministres des Finances, les gouverneurs des banques centrales et les dirigeants des institutions financières régionales de la région Moyen-Orient, Afrique du Nord et Afghanistan. Cette rencontre s'est tenue dans le cadre des réunions annuelles du Groupe de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (FMI) pour l'année 2024, qui se déroulent du 21 au 26 octobre à Washington.
Une inflation négative de 0,18% pour le mois de septembre, 32% sur une année
Les données pour septembre 2024 montrent des hausses significatives dans plusieurs secteurs clés, accentuant encore la pression sur les ménages même si le taux global est négatif de 0,18%. En voici les principales évolutions pour le mois dernier :
Le Rôle des Banques dans l’enrichissement illicite au Liban : complicité ou ignorance ?
Depuis le début de la crise économique qui a frappé le Liban en 2019, les pratiques des institutions financières libanaises ont fait l’objet d’une attention croissante. Même l’autorité de tutelle, la Banque du Liban (BDL), n’échappe pas aux accusations d’enrichissement illicite. Son gouverneur de longue date, Riad Salamé, est accusé d’avoir détourné des millions de dollars, exacerbant la crise de confiance dans les institutions financières du pays. Dans ce contexte, la question se pose : les banques libanaises sont-elles complices de cet enrichissement illicite qui a contribué à plonger le pays dans une crise sans précédent, ou sont-elles simplement ignorantes des conséquences de leurs actions ?
Pourquoi l’inflation au Liban ne peut pas être contrôlée par des augmentations salariales
Pour restaurer le pouvoir d'achat au Liban, il est impératif de comprendre que les augmentations salariales, dans les conditions actuelles, ne feront qu'aggraver l'inflation et détruire encore davantage le pouvoir d'achat. Sans création de richesse, sans augmentation de la productivité et sans réforme profonde du secteur bancaire, le Liban restera piégé dans une spirale inflationniste.
Réunion de concertation entre les instances économiques libanaises et les députés pour sauver le...
Choucair a également souligné l'impact dévastateur du déplacement de millions de Libanais, en particulier du sud, ainsi que des pertes économiques estimées à 10 milliards de dollars résultant de l'agression israélienne.
Le ministre de l’Économie Amine Salam discute des réformes économiques et du soutien au...
Le ministre Salam a également évoqué les conséquences potentielles de l'inscription du Liban sur la "liste grise" avant la tenue de la conférence internationale intitulée "Soutien au peuple libanais", prévue à Paris le 24 octobre, sous la présidence du président français Emmanuel Macron. Salam a exprimé le souhait de reporter cette inscription afin de donner une chance à cette conférence de réussir à tracer une voie d'espoir pour le Liban, et de l'aider à sortir de la crise actuelle.
FocusLiban: Le Liban en chute libre dans le classement mondial de la liberté économique
Le Liban se classe à la 144e position sur 165 pays dans le rapport 2024 de l’indice de liberté économique du Fraser Institute, marquant une baisse...




















