Tourisme libanais : une saison sacrifiée
Le tourisme libanais entre dans la période de l’Adha sans signe solide de reprise. Pierre Achkar alerte sur l’absence de réservations, des hôtels presque vides et des établissements proches de l’effondrement. À Beyrouth, le taux d’occupation ne dépasse pas 7 % à 8 %, tandis que les régions restent sous pression. La guerre, les déplacements et l’insécurité routière bloquent une saison pourtant vitale pour l’économie.
Réforme bancaire : les déposants en première ligne pour essuyer les pertes des banquiers
La réforme bancaire au Liban entre dans une phase décisive avec des amendements qui renforcent les organes de contrôle, élargissent le champ des banques concernées et organisent les outils de restructuration ou de liquidation. Le texte apporte une méthode, mais ne règle pas encore la question centrale des déposants. Leur sort dépendra de l’ordre des pertes, de la transparence des évaluations et de l’application réelle des nouvelles règles.
Banque du Liban : 6,1 milliards versés avec décote
La Banque du Liban affirme avoir versé 6,109 milliards de dollars aux déposants dans le cadre des circulaires 158 et 166. Le communiqué met en avant 578 770 bénéficiaires et 266 166 déposants ayant récupéré l’intégralité du compte spécial concerné. Mais ces chiffres ne signifient pas un retour à la normale : les dépôts restent soumis à des plafonds, à des conditions et à une restitution partielle qui s’apparente à une décote de fait.
Or au Liban : la banque perd la bataille
Les importations d’or, de bijoux et de joaillerie ont atteint 837 millions de dollars au Liban sur les deux premiers mois de 2026, contre 285 millions un an plus tôt. Cette hausse record, accompagnée d’un recul des réexportations, montre que le métal jaune est moins un produit de luxe qu’un refuge pour l’épargne. Le phénomène révèle la profondeur de la défiance envers les banques, malgré les discours de stabilité monétaire.
FMI-Liban: pourquoi l’accord reste indispensable
Le Liban revient vers le Fonds monétaire international avec une urgence accrue par la guerre. La croissance de 3,5 pour cent enregistrée en 2025 et la prévision de 4 pour cent pour 2026 sont menacées par un choc estimé à près de 2 milliards de dollars en cinq semaines. Derrière l’aide rapide attendue, l’accord avec le Fonds reste surtout le cadre indispensable pour traiter les pertes bancaires, protéger les petits déposants, restructurer la dette et rendre crédible la reconstruction.
Guerre au Liban: une facture économique chiffrée
La guerre frappe une économie libanaise qui commençait à peine à se stabiliser. La croissance avait atteint 3,5 pour cent en 2025, mais le ministre de l’Economie Amer Bisat évoque désormais une perte de 5 à 7 pour cent du produit intérieur brut en cinq semaines, soit près de 2 milliards de dollars. Les chiffres montrent une crise large: tourisme menacé, agriculture touchée, 1,24 million de personnes exposées à l’insécurité alimentaire, importations à 21 milliards de dollars et recettes douanières affaiblies.
Hormuz, arme économique mondiale
Le détroit de Hormuz n’a pas besoin d’être totalement fermé pour faire trembler l’économie mondiale. La peur du blocage suffit à renchérir le pétrole, le gaz, l’assurance maritime, le transport et les coûts supportés par les pays importateurs. Pour l’Iran, ce passage est un levier stratégique. Pour les États-Unis, il est un test de crédibilité. Pour le Liban, il peut devenir une crise sociale importée.
Fonctionnaires, la taxe avant les salaires
La hausse des salaires publics promise au Liban s’est transformée en crise de confiance. L’État a appliqué la taxe sur l’essence censée financer six salaires de base supplémentaires, mais les fonctionnaires attendent toujours le versement annoncé. La grève d’avertissement des 29 et 30 avril traduit une colère plus large: celle d’une administration appauvrie, appelée à faire fonctionner l’État alors que ses agents supportent déjà la hausse des prix.
Hormuz, le détroit qui menace le monde
Le détroit de Hormuz concentre une part majeure du pétrole et du gaz naturel liquéfié échangés dans le monde. Sa perturbation transforme une crise régionale en menace globale. Entre la proposition iranienne, le refus américain de séparer navigation et nucléaire, les inquiétudes des pays du Golfe et la vulnérabilité des pays importateurs, ce passage maritime apparaît comme l’un des points les plus sensibles de l’économie mondiale.
Ce n’est plus Dubaï, c’est Du-bye
Dubaï n’est pas encore en crash économique, mais la guerre au Moyen-Orient expose brutalement les failles de son modèle. L’immobilier ralentit, les banques testent des plans de télétravail ou de relocalisation temporaire, le détroit d’Ormuz pèse sur les ports et les importations, tandis que le tourisme, l’aviation et les expatriés deviennent plus sensibles au risque. La ville conserve des atouts puissants, mais son récit d’oasis invulnérable ne tient plus comme avant
Salaires publics : une facture de 800 millions de dollars face à un État...
Le gouvernement freine les hausses salariales du secteur public car la facture atteint environ 800 millions de dollars par an, soit 66,7 millions par mois. La taxe sur l’essence rapporte environ 35 millions par mois, soit 420 millions par an, loin du coût total. Entre urgence sociale, stabilité du taux de change, guerre et reconstruction du Sud, Beyrouth cherche une solution graduelle, ciblée et financée pour éviter un nouveau choc monétaire durable.
Prix des carburants : baisse du mazout
Les prix des carburants ont reculé vendredi 24 avril au Liban, selon le nouveau barème publié en matinée. La baisse reste limitée pour l’essence, avec 4 000 livres de moins pour le 95 octane et 5 000 livres pour le 98 octane. Le mouvement le plus significatif concerne le mazout, en recul de 59 000 livres. Le prix de la bonbonne de gaz domestique reste, lui, inchangé à 1 706 000 livres.
المرصد الأوروبي للنزاهة: تحقيقات فرنسا تعيد ملف التحويلات المالية من لبنان إلى الواجهة
علّق المرصد الأوروبي للنزاهة على المعطيات المتداولة بشأن تحريك دعوى قضائية ضد مصارف وفتح السلطات الفرنسية تحقيقاً في ادعاءات تفيد بقيام مصرفيين بتحويل أموال...
L’or, l’impôt et la panne de recettes : pourquoi l’État libanais cherche l’argent là...
Au Liban, le débat sur l’or révèle une crise plus profonde : l’État manque de recettes, mais tente de taxer un refuge auquel les citoyens se sont accrochés après l’effondrement bancaire. Derrière la fiscalité, c’est toute la question de la confiance, de la justice fiscale et du financement du pays désormais.




















