Au cours d’une conférence organisée par Confex en coopération avec la Banque du Liban qui s’est tenue au Grand Sérail ce mercredi sur le thème du développement économique durable au Liban, le Premier Ministre Saad Hariri a estimé que le gouvernement présentera un plan réaliste d’une durée  de 10 ans et d’un montant total estimé à 16 milliards de dollars lors de la conférence Paris IV, également dite CEDRE qui aura lieu le mois prochain en France.

Saad Hariri a indiqué que son gouvernement a préparé les réformes financières nécessaires et essentielles dans la préparation de ce programme. Celles-ci sont déjà incluses dans le projet de budget 2018. Il a estimé que ce programme est également nécessaire afin d’obtenir la confiance des pays donateurs et à consolider la stabilité politique et sécuritaire du Liban.

Le Premier Ministre s’est cependant déclaré déçu par le fait que les taux de croissance du Pays des Cèdres n’atteignent que 1.5%, bien en deçà des taux nécessaires face à la situation actuelles et aux déficits publics qui sont affectés par la crise économique et l’importante présente de réfugiés syriens. Cela implique que les travailleurs libanais connaissent actuellement un très fort taux de chômage.

Abordant ce sujet, le Premier Ministre a indiqué que l’un des objectifs de la conférence Paris IV est de contribuer à la création d’emplois notamment pour la jeunesse libanaise. Il est également attendu à ce que cela se fasse dans le cadre de programmes d’investissement.

Les autres secteurs qui bénéficieront du programme CEDRE sont les secteurs électrique, de la gestion des eaux et des égouts, des télécommunications, de l’aéroport ou encore des ports. Saad Hariri a particulièrement insisté sur le secteur télécom qui pourrait, selon lui, produire de nombreuses opportunités pour les jeunes.

Les secteurs industriels ne seront pas oubliés.

Abordant la pénurie chronique de production électrique, le Premier Ministre a estimé que la location de barges est nécessaire dans l’état actuel:

« L’idée de louer des barges électriques n’est pas un objectif en soi. Notre devoir en tant qu’État libanais est de fournir 24 heures d’électricité, alors que notre capacité ne dépasse pas les 16 heures de production d’électricité. Nous devons trouver des sources pour les huit heures restantes. L’Etat supporte environ 2 400 milliards de LL, soit 1,6 milliard de dollars de subvention pour l’électricité parce que les tarifs ont été fixés il y a longtemps et n’ont pas été modifié en dépit de toutes les fluctuations du prix des produits pétroliers »

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