Le port de Beyrouth, 1 semaine après l'explosion du 4 août. Crédit Photo: François el Bacha pour Libnanews.com
Le port de Beyrouth, 1 semaine après l'explosion du 4 août. Crédit Photo: François el Bacha pour Libnanews.com
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L’armée libanaise a appelé dans un communiqué, à une minute de silence, 4 septembre prochain à 6h07 de l’après-midi, un mois à peine après l’explosion du port de Beyrouth.

Cette minute de silence serait concomitante avec la sonnerie des cloches des églises et de l’appel à la prière des mosquées. Le trafic routier à proximité du port de Beyrouth devrait également s’interrompre au moment de l’explosion.

Le pape François, qui s’est exprimé se déclarant inquiet pour la population libanaise, a également appelé à l’union des prières ce vendredi, en hommage aux victimes de ce drame.

Près qu’un mois après l’explosion du 4 août 2020, les cicatrices sont toujours là, présentes avec des immeubles qui restent endommagés même si certains sont désormais soutenu par des échafaudages alors que d’autres se sont effondrés. Les rues sont à nouveau dégager les gravats. Des établissements comme les restaurants, pub ou entreprise tentent de reprendre une vie normale, même si cela s’avère être difficile.

Quant au port de Beyrouth, il a réussi à reprendre la quasi-totalité de ses activités au niveau des quatrième et cinquième bassins, écartant pour l’heure, des possibles risques de rupture de stock des matières premières. Les débris du port ont également été ramassés avec l’aide de l’armée française et de celle des secours italiens qui sont toujours présents sur place.

Côté judiciaire, l’enquête poursuit son cours avec désormais 25 personnes mis aux arrêts par le juge d’investigation Fadi Sawwan. Il s’agit notamment du directeur du port de Beyrouth, Hassan Koreytem, du directeur général de la douane libanaise Badri Daher et son prédécesseur Chafic Merhi, de différents responsables des installations portuaires, voire même depuis hier de trois ressortissants syriens qui étaient impliqués dans les travaux de soudure de l’entrepôt, où étaient stockés les 2750 tonnes de nitrate d’ammonium, 12 heures avant la catastrophe.

Pour l’heure cependant, aucun responsable politique n’a encore été mise en cause.

Le bilan humain reste lourd avec désormais 190 morts, trois personnes toujours portées disparus, 6500 blessés, 300 000 personnes sans logement, 10 à 15 milliards de dollars de dégâts, selon le dernier communiqué des autorités libanaises.

Cependant, l’explosion a également montré le meilleur, celui d’un élan de solidarité comme le Liban n’en avais pas connu depuis des années, de plusieurs centaines de personnes qui ont œuvré dès les premières minutes pour secourir ceux qui en avaient besoin, puis chaque jour depuis l’explosion, pour leur offrir toujours l’assistance nécessaire.

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