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Le conseil des Ministres qui s’est réuni à partir de 11 heures ce mardi a décidé de charger le cabinet Alvares & Marsal de l’audit juricomptable de la Banque du Liban, un sujet controversé après avoir dans un premier temps choisi le cabinet Kroll.

Ce dernier avait fait face à l’objection du Président de la Chambre des Députés Nabih Berri, pour des liens supposés avec Israël. Cependant, en dépit d’une enquête des services de renseignement libanais, aucun lien n’a été prouvé. Le Hezbollah, par ailleurs, a également appuyé la demande d’un audit des comptes de la Banque du Liban, prenant à contre-pieds son allié du mouvement Amal.

Une controverse avait éclaté, il y a 2 semaines, suite à la demande de la Présidence de la République que soit mené cette audit alors que le Ministre des Finances Ghazi Wazni s’y opposait alors, affirmant que ses soutiens politiques ne le permettaient pas.

Cet audit devrait révéler le chiffrage exact des pertes de la Banque du Liban et toute anomalie dans ses comptes mais également dans ses filiales, Banque Intra, Middle East Airlines ou encore Casino du Liban. Cet audit pourrait ainsi exposer de nombreux détournements de fonds et les personnes impliquées dans ces détournements. Certaines sources indiquent par exemple que des anciens premiers ministres et anciens ministres ont pu bénéficier de prêts à taux réduits pour l’achat de biens immobiliers normalement attribués aux personnes vulnérables.

Aussi, les opérations d’ingénierie financière de la Banque du Liban qui étaient montrées du doigt lors des visites semestrielles du FMI et ardemment défendues par le gouverneur de la Banque du Liban Riad Salamé pourraient être rééxaminées. Certaines sources indiquent que ces opérations ont permis aux banques libanaises de gonfler leurs profits respectifs et de verser d’importants dividendes à des actionnaires parmi lesquels figurent 43% de personnes impliquées politiquement, cela au lieu de stimuler l’économie réelle.

Cet audit constitue également une demande du Fonds Monétaire International face aux différences de chiffrages des pertes du secteur financier entre gouvernement et parlement, la Banque du Liban ou encore l’association des Banques du Liban refusant toute notion de perte financière.

Par ailleurs, le gouvernement a également accrédité les cabinets KPMG et Oliver Wayman pour effectuer un audit moins spécifique des comptes de la Banque Centrale.

Par ailleurs, le gouvernement devrait également aborder le programme de réformes économiques.

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