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LE LIBAN, PROPHETIE DE L’OCCIDENT ?

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Quand la faillite financière de 2019 devient l’avertissement que Washington et l’Europe devraient regarder en face

La crise libanaise n’est pas le futur mécanique de l’Occident. Mais elle peut en être le signal d’alarme extrême : celui d’un Etat qui substitue durablement la dette aux décisions politiques, jusqu’au jour où la confiance disparaît.

Il arrive que les petits pays connaissent avant les grands les maladies qui, plus tard, menacent le reste du monde.

Le Liban pourrait être de ceux-là.

Depuis 2019, nous regardons la crise financière libanaise comme une catastrophe essentiellement locale : mauvaise gouvernance, corruption, déficits chroniques, Etat incapable de se réformer, Banque du Liban ayant repoussé l’échéance par des mécanismes financiers toujours plus complexes, banques privées ayant concentré une part considérable de leurs actifs sur l’Etat et la Banque centrale.

Tout cela est vrai.

Mais si le Liban n’était pas seulement un accident ?

S’il était aussi un avertissement ?

Et si, derrière les particularités libanaises, se cachait une mécanique beaucoup plus universelle : celle d’un Etat qui dépense durablement davantage qu’il ne gagne, emprunte pour repousser les décisions difficiles, entraîne progressivement son système financier dans son propre endettement, puis découvre un jour que les marchés ne veulent plus financer ce qu’ils finançaient encore la veille ?

Une crise de la dette commence rarement le jour où l’argent manque. Elle commence bien avant. Elle commence lorsque la politique refuse de choisir.

Le triangle fatal : Etat – Banque centrale – banques

Pour comprendre ce qui pourrait rendre l’expérience libanaise prémonitoire, il faut revenir à son architecture.

Pendant des années, l’Etat libanais a accumulé déficits publics et dette.

Il fallait donc financer cet Etat.

Les banques libanaises collectaient l’épargne et les dépôts, notamment ceux provenant de la diaspora. Une part considérable de ces ressources était ensuite dirigée, directement ou indirectement, vers la Banque du Liban et vers la dette souveraine.

La Banque du Liban finançait à son tour le système public et soutenait une parité fixe de la livre avec le dollar devenue de plus en plus coûteuse.

Le système pouvait ainsi donner une impression remarquable de stabilité.

Les banques fonctionnaient. Les intérêts étaient payés. La monnaie semblait stable. Les déposants recevaient des rendements généreux. L’Etat continuait à vivre au-dessus de ses moyens.

Et puisque la catastrophe n’arrivait pas, chacun pouvait conclure que le système fonctionnait.

Jusqu’au jour où il ne fonctionna plus.

Lorsque les entrées de capitaux se sont taries en 2019, tout l’édifice est apparu pour ce qu’il était devenu : une seule chaîne de créances reliant le déposant à sa banque, la banque à la Banque du Liban et la Banque du Liban, directement ou indirectement, à un Etat surendetté.

La Banque mondiale estimait les pertes du secteur financier à plus de 70 milliards de dollars dès 2023 et soulignait qu’environ 75 % des actifs bancaires avaient été placés auprès de la Banque du Liban. L’Etat avait entre-temps fait défaut, en mars 2020, sur ses Eurobonds.

Autrement dit, derrière plusieurs bilans comptables apparemment distincts se cachait en réalité un seul risque systémique : le risque souverain.

Quand l’Etat tombe, il découvre que l’argent des banques était aussi son argent

C’est peut-être la leçon la plus importante du Liban.

Une banque peut sembler solide. Une Banque centrale peut sembler puissante. Une dette publique peut sembler parfaitement refinançable.

Mais lorsque les banques possèdent massivement les créances de l’Etat ou de la Banque centrale, la frontière entre dette publique et patrimoine privé devient dangereusement poreuse.

L’épargne des citoyens devient indirectement le créancier du déficit public.

Et lorsque l’Etat ne peut plus payer, la question se transforme brutalement : qui supportera la perte ?

L’Etat ? La Banque centrale ? Les actionnaires des banques ? Les créanciers ? Les déposants ? Les contribuables ? Les générations futures ?

C’est exactement la question que le Liban n’a toujours pas complètement résolue sept ans après le début de la crise.

En février 2026 encore, le FMI travaillait avec les autorités libanaises sur la restructuration bancaire, la récupération progressive des dépôts et la soutenabilité de la dette publique. En août 2026, la Banque mondiale constatait toujours que la dette publique demeurait insoutenable et que les négociations de restructuration de la dette souveraine n’avaient pas encore véritablement commencé.

On a vécu avec la faillite avant de décider juridiquement qui avait fait faillite.

Mais attention : le Liban de 2026 n’est plus exactement celui de 2019

Il faut ici être intellectuellement honnête.

Dire que le Liban continue simplement d’accumuler les mêmes déficits budgétaires qu’avant 2019 serait aujourd’hui inexact.

Des ajustements extrêmement brutaux ont eu lieu.

La Banque du Liban a cessé une partie du financement monétaire du déficit, les dépenses publiques réelles ont été écrasées par l’effondrement monétaire et le gouvernement a même enregistré, selon la Banque mondiale, un excédent global équivalant à 3,9 % du PIB en 2025. Les finances publiques restaient relativement solides au premier semestre 2026 avant que les nouvelles dépenses liées au conflit ne viennent les remettre sous pression.

Mais c’est justement là que la leçon devient encore plus intéressante.

Equilibrer le flux ne fait pas disparaître le stock.

Vous pouvez éliminer aujourd’hui votre déficit budgétaire : si vous ne traitez pas la dette accumulée hier, les pertes de votre Banque centrale et l’insolvabilité de votre système bancaire, la crise reste là.

Le Liban démontre donc deux choses.

Il montre d’abord ce qui arrive lorsqu’on laisse trop longtemps dériver les déficits.

Puis il montre combien il est difficile de réparer le système après la rupture de confiance.

Et c’est ici que Washington devrait commencer à regarder Beyrouth avec davantage d’attention.

Les Etats-Unis : le même problème budgétaire, mais pas encore la même maladie

La comparaison pourrait sembler excessive.

Les Etats-Unis ne sont évidemment pas le Liban.

Ils disposent de l’économie la plus puissante au monde, d’un marché financier gigantesque, d’une capacité fiscale sans commune mesure, d’institutions beaucoup plus robustes et, surtout, du privilège immense d’émettre leur dette dans leur propre monnaie.

Et cette monnaie est le dollar, la principale monnaie de réserve mondiale.

Cette différence est fondamentale.

Mais elle ne signifie pas que les mathématiques budgétaires aient été abolies.

Pour 2026, le Congressional Budget Office prévoit un déficit fédéral américain d’environ 1 900 milliards de dollars, soit 5,8 % du PIB, alors même que l’économie américaine n’est pas en récession profonde.

La dette détenue par le public représente déjà environ 101 % du PIB.

Si les politiques actuelles se poursuivent, le CBO prévoit environ 120 % du PIB en 2036. Plus inquiétant encore : le coût net des intérêts passerait de 3,3 % du PIB en 2026 à 4,6 % en 2036.

Le mécanisme devient alors auto-alimenté.

On emprunte pour financer le déficit. Puis davantage pour refinancer la dette arrivant à maturité. Puis davantage encore pour payer les intérêts de cette dette.

Et plus le taux auquel l’Etat se refinance augmente, plus la mécanique s’accélère.

A quel moment les marchés cessent-ils de considérer le déficit américain comme un problème pour demain et commencent-ils à l’intégrer dans le prix de l’argent aujourd’hui ?

Personne ne connaît cette date. Et c’est précisément cela qui devrait inquiéter.

Il n’existe pas de chiffre magique avant la crise

Une dette de 80 % du PIB peut être dangereuse pour un pays et une dette de 150 % parfaitement finançable pendant longtemps pour un autre.

La crise ne se déclenche donc pas à 100 %, 120 % ou 150 % du PIB.

Elle naît de la combinaison de plusieurs variables : la croissance économique ; le taux d’intérêt ; le déficit primaire ; la monnaie dans laquelle la dette est libellée ; la maturité de la dette ; la profondeur du marché financier ; la crédibilité des institutions ; et surtout la confiance des investisseurs dans la volonté politique de corriger un jour la trajectoire.

C’est ce dernier élément que l’on sous-estime toujours.

Les marchés peuvent tolérer longtemps une situation insoutenable. Puis, soudainement, beaucoup moins longtemps.

Le FMI estime désormais que la dette publique mondiale, proche de 94 % du PIB mondial en 2025, pourrait atteindre 100 % dès 2029. Il met explicitement en garde contre la hausse des charges d’intérêts, les besoins de refinancement et même une certaine érosion de la prime de sécurité historiquement accordée aux bons du Trésor américain.

Ce n’est pas encore une crise. C’est un avertissement.

Et l’Europe ?

L’Europe se trouve dans une situation différente.

Globalement, elle est beaucoup moins déséquilibrée que les Etats-Unis : le déficit de la zone euro représentait 2,9 % du PIB en 2025.

Mais cette moyenne européenne cache des divergences considérables.

A la fin de 2025, la dette représentait environ 146,1 % du PIB en Grèce, 137,1 % en Italie, 115,6 % en France, 107,9 % en Belgique et 100,7 % en Espagne.

La France affichait parallèlement un déficit de 5,1 % du PIB, la Belgique 5,2 %.

Et la dette de la zone euro dans son ensemble est remontée à 88,9 % du PIB au premier trimestre 2026.

La situation européenne contient même un paradoxe.

Un Etat américain émet une dette en dollars et possède derrière lui une Banque centrale capable de créer ces dollars.

La France ou l’Italie empruntent en euros mais ne contrôlent pas individuellement la création de l’euro.

La protection est collective : Banque centrale européenne, institutions européennes, mécanismes de solidarité, marché financier commun.

Cela constitue une force extraordinaire.

Mais cela signifie également qu’une crise de confiance sur la dette d’un grand Etat européen pourrait rapidement devenir une question politique européenne.

Nous l’avons déjà entrevu avec la crise grecque.

Avec la France ou l’Italie, les dimensions seraient radicalement différentes.

La véritable « libanisation » de l’Occident ne ressemblerait probablement pas au Liban

C’est ici que le parallèle doit être approfondi.

Imaginer demain les Américains trouvant leurs comptes bancaires bloqués exactement comme les déposants libanais serait caricatural.

Ce n’est probablement pas ainsi qu’une crise de dette d’une grande puissance monétaire se manifesterait.

La « libanisation » occidentale pourrait être beaucoup plus lente, beaucoup plus sophistiquée et, paradoxalement, beaucoup moins visible.

Elle pourrait prendre la forme d’une inflation durablement un peu supérieure à ce que les épargnants avaient anticipé ; de taux d’intérêt réels maintenus faibles ; d’une fiscalité progressivement plus lourde ; d’une érosion réelle de la valeur des obligations et de l’épargne ; d’une pression réglementaire encourageant banques, assurances ou fonds de pension à détenir davantage de dette publique ; d’un poids croissant du service de la dette empêchant l’Etat de financer d’autres missions ; d’une moindre capacité d’investissement public ; et, finalement, d’une Banque centrale placée devant un choix de plus en plus inconfortable entre stabilité des prix, stabilité du système financier et soutenabilité des finances publiques.

Cela porte un nom historique : la répression financière.

Et il est particulièrement frappant qu’une étude du FMI publiée en juillet 2026, étudiant dix-sept économies avancées sur plus d’un siècle, conclue précisément que les conditions traditionnellement favorables au retour de cette répression financière sont aujourd’hui de nouveau présentes et qu’elle pourrait être davantage utilisée pour alléger le poids des dettes publiques.

Le déposant occidental ne se réveillerait donc pas nécessairement un matin avec son compte bloqué.

Il pourrait simplement découvrir, dix ans plus tard, que l’inflation, la fiscalité et des rendements réels insuffisants ont payé silencieusement une partie de la dette à sa place.

Le procédé serait différent. Le principe économique serait étrangement familier.

La vraie leçon libanaise : il faut restructurer avant que les marchés ne restructurent pour vous

Le problème fondamental n’est donc pas la dette.

La dette finance les guerres, les infrastructures, les crises, les retraites, l’éducation, la recherche et l’investissement. Elle peut être parfaitement rationnelle.

Le problème apparaît lorsque le déficit devient structurel et politiquement impossible à corriger.

Lorsqu’un gouvernement ne peut plus réduire ses dépenses. Ne peut plus augmenter ses recettes. Ne peut plus réformer les retraites. Ne peut plus toucher aux dépenses sociales. Ne peut plus réduire son administration. Ne peut plus augmenter les impôts. Ne peut plus accélérer suffisamment la croissance. Et pourtant continue d’emprunter.

A ce moment-là, le marché devient progressivement le véritable ministre des Finances.

Il fixe le taux. Puis il impose la discipline que la politique n’a pas voulu s’imposer.

Le Liban a découvert cette réalité de la manière la plus brutale possible.

L’Occident dispose encore du luxe extraordinaire de pouvoir l’éviter.

Conclusion – Le Liban est-il la prophétie de la dette occidentale ?

Ma réponse est : oui, comme avertissement ; non, comme destin inévitable.Les Etats-Unis ne sont pas le Liban. L’Europe n’est pas le Liban. Ils disposent d’économies diversifiées, d’institutions beaucoup plus solides, de marchés financiers immenses et de capacités fiscales et monétaires que le Liban n’a jamais possédées.Il serait donc économiquement faux d’annoncer qu’un effondrement semblable à celui du Liban est imminent en Occident. Mais il serait tout aussi faux de croire que ces différences donnent aux grandes puissances le privilège d’échapper éternellement aux lois de l’endettement.Le Liban est prémonitoire sur le mécanisme, pas nécessairement sur la forme ni sur le calendrier.Il nous enseigne qu’un Etat peut longtemps vivre au-dessus de ses moyens. Qu’une Banque centrale peut longtemps gagner du temps. Qu’un système bancaire peut longtemps absorber la dette souveraine. Que les investisseurs peuvent longtemps continuer à prêter. Que la monnaie peut longtemps sembler stable. Et que tout cela peut durer suffisamment longtemps pour convaincre une génération entière que ce qui est insoutenable peut durer éternellement.Puis vient le moment où la confiance disparaît.Et lorsqu’elle disparaît, le problème n’est plus seulement de savoir combien l’Etat doit. Il devient : qui va payer ? Le contribuable ? L’épargnant ? Le retraité ? Le détenteur d’obligations ? La banque ? La Banque centrale ? Ou les générations suivantes par davantage de dette ?C’est cette question que le Liban pose aujourd’hui à l’Occident.La crise libanaise de 2019 ne dit pas que Washington sera Beyrouth en 2030, ni que Paris ou Rome connaîtront demain des banques fermées.Elle dit quelque chose de beaucoup plus profond : aucun pays, quelle que soit sa puissance, ne peut durablement substituer la dette à la décision politique.Tant que les marchés croient à la capacité future de l’Etat à se réformer, ils financent le présent. Mais lorsque cette confiance disparaît, ce qui était une question de politique budgétaire devient une question de stabilité monétaire et financière.Voilà pourquoi le danger occidental n’est peut-être pas un « défaut libanais » spectaculaire. Il pourrait être plus lent : inflation, fiscalité, répression financière, érosion de l’épargne, hausse du coût de la dette, affaiblissement progressif des services publics et dépendance croissante des Banques centrales envers les contraintes budgétaires des Etats.Ce serait une libanisation sans effondrement brutal. Une libanisation silencieuse.Et c’est précisément parce que l’Occident possède encore les moyens de l’éviter qu’il serait impardonnable de ne pas regarder ce que le Liban lui montre.Le Liban n’est peut-être pas le futur de l’Occident. Mais il pourrait bien être l’avertissement venu du futur.

LE LIBAN EST PREMONITOIRE SUR LE MECANISME, PAS NECESSAIREMENT SUR LA FORME NI SUR LE CALENDRIER.

Sources principales

• Banque mondiale – Lebanon Economic Monitor / secteur financier et dette souveraine : https://documents1.worldbank.org/curated/en/099041124092526719/pdf/P181623178903407187061e79ae6699195.pdf

• FMI – Mission au Liban, 13 février 2026 : https://www.imf.org/fr/news/articles/2026/02/13/pr-26050-lebanon-imf-staff-concludes-visit

• Banque mondiale – économie libanaise, 21 août 2026 : https://www.worldbank.org/en/news/press-release/2026/08/21/renewed-conflict-derails-lebanon-s-fragile-economic-recovery

• Congressional Budget Office – Budget and Economic Outlook: 2026 to 2036 : https://www.cbo.gov/publication/62105

• FMI – Fiscal Monitor, avril 2026 : https://www.imf.org/en/publications/fm/issues/2026/04/15/fiscal-monitor-april-2026

• Eurostat – dette et déficit publics, 22 avril 2026 : https://ec.europa.eu/eurostat/fr/web/products-euro-indicators/w/2-22042026-ap

• Eurostat – dette publique zone euro, 21 juillet 2026 : https://ec.europa.eu/eurostat/fr/web/products-euro-indicators/w/2-21072026-ap

• FMI – The Coming Great Repression, Working Paper, 31 juillet 2026 : https://www.imf.org/en/publications/wp/issues/2026/07/31/the-coming-great-repression-new-measures-and-a-century-of-evidence-578320

Article préparé en août 2026.

Bernard Raymond Jabre

100% Owner, Chairman – CEO

Fund Manager and Analyst of Aleph Asset Management

Email: bjabre@aleph.bz

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Bernard Raymond Jabre
Bernard Raymond Jabre
Bernard Raymond Jabre, Etudes scolaires à Jamhour puis à l’Ecole Gerson à Paris, continua ses études d’économie et de gestion licence et maitrise à Paris -Dauphine où il se spécialise dans le Master « Marchés Financiers Internationaux et Gestion des Risques » de l’Université de Paris - Dauphine 1989. Par la suite , Il se spécialise dans la gestion des risques des dérivés des marchés actions notamment dans les obligations convertibles en actions et le marché des options chez Morgan Stanley Londres 1988 , et à la société de Bourse Fauchier- Magnan - Paris 1989 à 1991, puis il revint au Liban en 1992 pour aider à reconstruire l’affaire familiale la Brasserie Almaza qu’il dirigea 11 ans , puis il fonda en 2003 une société de gestion Aleph Asset Management dont il est actionnaire à 100% analyste et gérant de portefeuille , de trésorerie et de risques financiers internationaux jusqu’à nos jours.

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