Le Parlement libanais a renouvelé mercredi 16 septembre 2026 sa confiance au gouvernement de Nawaf Salam, par 68 voix contre 12 et deux abstentions, au terme de deux jours de débats à Beyrouth. Le vote maintient le cabinet en fonction après une séance marquée par de fortes divergences entre les groupes parlementaires. Les députés du Hezbollah ont quitté l’hémicycle avant le scrutin. Le Courant patriotique libre a voté contre le gouvernement, tandis que les députés du mouvement Amal lui ont accordé leur confiance.
Le résultat clôt une séquence parlementaire consacrée à l’action du gouvernement. Malgré les critiques exprimées pendant les discussions, la demande de confiance n’a donc pas débouché sur une remise en cause du cabinet. Le gouvernement Salam conserve l’appui nécessaire pour poursuivre son mandat.
Le gouvernement Salam obtient 68 voix
Le scrutin s’est achevé avec 68 voix favorables au gouvernement, 12 voix contre et deux abstentions. Il est intervenu mercredi soir, après deux journées de discussions consacrées à la politique et à l’action du cabinet.
Le vote constituait le principal enjeu institutionnel de la séance. Une partie des députés avait mis en cause plusieurs aspects de l’action gouvernementale au cours des interventions. Ces critiques ont finalement conduit à une demande de vote sur la confiance.
La majorité des parlementaires ayant participé au scrutin a choisi de maintenir son soutien au cabinet. Les 12 votes défavorables n’ont donc pas suffi à mettre en cause le gouvernement dirigé par Nawaf Salam.
Le résultat permet au Conseil des ministres de poursuivre son action sans crise gouvernementale provoquée par cette séance. Il ne met toutefois pas fin aux divergences apparues au Parlement au cours des deux jours de discussions.
Le vote traduit en effet plusieurs attitudes politiques distinctes. Certains groupes ont renouvelé explicitement leur confiance. D’autres l’ont refusée. Deux députés se sont abstenus, tandis que le Hezbollah a choisi de quitter l’hémicycle avant le scrutin.
Le Hezbollah quitte l’hémicycle avant le vote
Les députés du bloc Fidélité à la Résistance, qui représente le Hezbollah au Parlement, n’ont pas participé au vote final. Ils ont quitté la salle peu avant que la confiance au gouvernement soit soumise aux députés.
Ce retrait constitue l’un des principaux faits politiques entourant le scrutin. Le Hezbollah n’a donc pas ajouté ses voix aux 12 députés ayant formellement voté contre le gouvernement. Son groupe parlementaire a choisi de ne pas prendre part au décompte.
Cette distinction est importante pour lire le résultat. Les 68 voix favorables, les 12 voix contre et les deux abstentions correspondent aux votes effectivement enregistrés. Les députés du Hezbollah, partis avant le scrutin, ne figurent dans aucune de ces trois catégories.
Le départ du bloc est intervenu après deux journées de débats tendus. Les échanges avaient fait apparaître des divergences entre plusieurs groupes parlementaires et le gouvernement sur son action et ses orientations.
Le vote de confiance a ainsi donné une traduction institutionnelle à une partie de ces désaccords, sans provoquer la chute du cabinet.
Le Courant patriotique libre vote contre
Le Courant patriotique libre a, pour sa part, participé au scrutin et choisi de ne pas renouveler sa confiance au gouvernement Salam.
Ses députés figurent parmi les 12 parlementaires ayant voté contre le cabinet. Leur position constitue donc un refus explicite de la confiance, contrairement au choix du Hezbollah de quitter la séance avant le scrutin.
Le positionnement du Courant patriotique libre était particulièrement suivi puisque les deux journées de débat avaient donné lieu à de nombreuses critiques adressées à l’exécutif. Le passage au vote a permis aux différents groupes de transformer ces prises de position en choix parlementaire formel.
Malgré cette opposition, le rapport de forces issu du scrutin est resté favorable au gouvernement. Les 68 voix accordées au cabinet ont assuré le maintien de la confiance parlementaire.
Le vote ne signifie pas pour autant la disparition des critiques formulées contre l’exécutif. Il signifie, sur le plan institutionnel, que la Chambre n’a pas retiré sa confiance au gouvernement.
Amal renouvelle sa confiance au cabinet
Les députés du mouvement Amal ont adopté une position différente de celle du Hezbollah. Ils sont restés dans l’hémicycle et ont voté en faveur du renouvellement de la confiance au gouvernement.
Le bloc du Développement et de la Libération a ainsi contribué aux 68 voix obtenues par le cabinet Salam.
Cette différence entre les deux formations chiites constitue un élément notable du scrutin. Hezbollah et Amal, alliés sur de nombreux dossiers politiques, n’ont pas adopté la même attitude au moment du vote. Le premier a quitté la séance, tandis que le second a participé au scrutin et soutenu le gouvernement.
Cette divergence porte ici sur le comportement parlementaire observé lors du vote. Elle ne permet pas, à elle seule, de tirer des conclusions plus générales sur les rapports entre les deux formations.
Le résultat final reste néanmoins clair : Amal a accordé sa confiance au gouvernement, alors que les députés du Hezbollah n’ont pas participé au vote.
Un vote après deux jours de débats
Le scrutin du 16 septembre est intervenu au terme de deux jours de débat de politique générale. Cette procédure a permis aux députés d’interroger le gouvernement, de critiquer son action et de présenter leurs positions avant la réponse de l’exécutif.
Les discussions ont été particulièrement animées. Elles ont porté sur plusieurs dossiers auxquels le Liban est confronté, mais leur conséquence institutionnelle immédiate a été la mise aux voix de la confiance au cabinet.
Le résultat a confirmé le maintien du gouvernement. Sur les suffrages enregistrés, 68 députés ont choisi la confiance, contre 12 qui l’ont refusée et deux qui se sont abstenus.
Cette séquence intervient environ un an et demi après le premier vote de confiance obtenu par le cabinet de Nawaf Salam. En février 2025, après la présentation de sa déclaration ministérielle, le gouvernement avait obtenu la confiance du Parlement.
Le vote de septembre 2026 se déroule dans un contexte différent. Il ne s’agissait pas de permettre au gouvernement nouvellement formé d’entrer en fonction, mais de déterminer, après un débat sur son action, si la Chambre continuait à lui accorder sa confiance.
La réponse institutionnelle donnée mercredi est positive. Le cabinet reste en place et peut poursuivre son travail.
68 voix pour poursuivre le mandat
Le vote constitue avant tout une confirmation parlementaire pour Nawaf Salam et son gouvernement. Malgré deux journées de critiques et de confrontations politiques, le cabinet n’a pas perdu la confiance de la Chambre.
Les chiffres résument le rapport de forces constaté au moment du scrutin : 68 voix pour la confiance, 12 contre et deux abstentions, auxquelles s’ajoute le retrait des députés du Hezbollah avant le vote.
La séance permet aussi de distinguer clairement les positions des principaux groupes concernés. Le Courant patriotique libre s’est opposé au gouvernement. Amal l’a soutenu. Le Hezbollah n’a pas pris part au scrutin.
Pour Nawaf Salam, la conséquence immédiate est la continuité gouvernementale. Aucun changement de cabinet ne découle du vote et l’exécutif reste chargé des dossiers en cours.
Le renouvellement de la confiance ne règle cependant pas les différends qui ont traversé les deux jours de débats. Les critiques exprimées au Parlement continueront d’accompagner l’action du cabinet, tandis que les députés conserveront leurs moyens constitutionnels de contrôle de l’exécutif.
Le scrutin du 16 septembre fixe ainsi le rapport de forces parlementaire à cet instant : le gouvernement Salam conserve la confiance avec 68 voix, tandis que les divergences politiques apparues pendant les débats restent ouvertes au lendemain du vote.



