L’Ancien Premier Ministre Libanais Saad Hariri serait impliqué dans une affaire de blanchiment d’argent en provenance des cartels de la drogue colombien, annonce le quotidien français Le Parisien, dans son édition du dimanche 24 avril alors que le bureau de ce dernier dément tout lien avec l’affaire en cours.

Selon le quotidien, les services judiciaires Français et Américains ont démantelé une partie du réseau dans lequel serait impliqué une quinzaine de ressortissants libanais d’où son appellation Cedars. Un renseignement américain a mis les enquêteurs sur la piste de ce réseau, soupçonné de blanchir par millions d’euros les revenus de la cocaïne vendue à la tonne en Europe par les cartels colombiens de Cali et Medellín avec un schéma simple, l’achat de véhicules de luxe en France par Oussama F. et des montres de luxe en Allemagne via Ali Z., leurs exportations au Liban pour y être revendus. L’argent récolté était ensuite reversé aux Colombiens via un système de compensation par des Libanais installés en Amérique du Sud.
15 personnes auraient depuis été interpellées.
Selon l’article, en janvier dernier, Ali Z. qui a depuis été interpellé, aurait avoué qu’une partie des sommes aurait été déposé au cabinet de Me. Béchara, avocat installé à Paris à destination de l’ancien premier ministre. 30 000 Euro étaient ainsi reversés mensuellement entre décembre 2015 et janvier 2016. Le quotidien indique qu’ainsi plus de 7 millions d’euros auraient été virés qui implique également le demi frère de Saad, Fahd.
Alors que le bureau de Saad Hariri qui est présent au Liban officiellement en raison des prochaines élections municipale, dément tout lien avec l’affaire, l’avocat d’Ali Z., Me Ivan Itzovitch aurait fait par de sa surprise de ne pas voir la justice française convoquer Saad et Fahd Hariri et déterminer le devenir de ces fonds.
Une autre partie des fonds, selon l’article du Parisien auraient été pu bénéficier à l’achat d’armements  pour le Hezbollah qui est impliqué dans la guerre civile en Syrie, d’où l’implication américaine dans le dossier.
Cette information intervient alors que les sociétés du groupe Oger qui emploient 50 000 personnes dans le monde font face à de nombreuses difficultés financières. Les salaires de ses employés notamment en Arabie Saoudite n’auraient pas été versés depuis plusieurs mois.

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