Crédit photo: Dalati & Nohra
Crédit photo: Dalati & Nohra

Depuis Davos où se déroule actuellement le Forum Economique, le Premier Ministre Libanais Saad Hariri a qualifié de « très bonnes » les relations libano-saoudiennes à l’occasion d’une rencontre avec le Ministre des Affaires Etrangères Saoudien Adel Al Joubeir.

Il s’agit de la première rencontre entre le Premier Ministre et un responsable saoudien de haut rang depuis la crise politique de novembre 2017 enclenchée par sa démission surprise depuis Riyad. Les autorités politiques libanaises avaient alors accusé le Royaume de détenir le Premier Ministre – par ailleurs  également titulaire de la nationalité saoudienne – en résidence surveillée. Les observateurs estimaient alors que Riyad avait forcé la main de Saad Hariri pour inciter à des incidents avec le mouvement chiite libanais Hezbollah. En sous-main, il s’agissait de la poursuite de la lutte d’influence entre l’Arabie Saoudite et l’Iran.

Le Premier Ministre a réitéré son attachement à la politique de dissociation du Liban par rapport aux autres Pays Arabes.

Saad Hariri a remercié l’Arabie Saoudite et les Emirats pour leurs soutiens économiques antérieurs mais a estimé que le Liban ne souhaite plus de donations financières mais des investissements et un partenariat économique avec les pays arabes.

« La seule raison pour laquelle je suis revenu sur ma démission était tous les partis politiques ont convenu que la politique de dissociation est une politique du gouvernement libanais et devrait être respectée par tous les Libanais », allusion indirecte au Hezbollah. Saad a poursuivi estimant qu’une telle politique préserve la stabilité de la situation interne libanaise.

Les sanctions américaines épargnent le Liban

Par ailleurs, le Premier Ministre a également estimé que les sanctions américaines contre le Hezbollah épargneront l’économie Libanaise. Il répondait alors à une question de la journaliste américaine Hadley Gamblede CNBC. Saad Hariri a cependant estimé que la principale menace contre le Liban est celle d’une invasion israélienne.

Saad Hariri a poursuivi estimant que la population libanaise n’a pas à être blâmée par l’incapacité de la région à gérer un problème « plus grand que nous » et indiqué ne pas croire que les autorités israéliennes actuelles souhaitent la Paix.

Ces propos interviennent alors qu’une commission du département américain à la Justice s’était rendue la semaine dernière au Liban pour enquêter sur des liens supposés entre le Hezbollah et des traffics de drogue.

Des avancées soulignées par le Premier Ministre

Le Premier Ministre a également souligné les avancées effectuées par son gouvernement, notamment sur le volet économique et plus particulièrement avec l’adoption d’un budget pour l’année 2017 en décembre dernier après 12 ans sans que cela fusse possible.

Il a également abordé la question de la présence des réfugiés syriens au Pays des Cèdres, rappelant que le Liban héberge 1,5 millions de réfugiés alors que les sources officielles évoquent seulement 1 millions de réfugiés.

Des réunions préparatoires pour Paris IV et de Rome II

Le Premier Ministre Saad Hariri avec la Présidente du FMI Christine Lagarde. Crédit Photo: Dalati & Nohra
Le Premier Ministre Saad Hariri avec la Présidente du FMI Christine Lagarde. Crédit Photo: Dalati & Nohra

Le Premier Ministre a également tenu une série de réunion préparatoire en marge du Forum économique de Davos.

Saad Hariri a notamment rencontrée la Présidente du FMI, Christine Lagarde, pour lui présenter les dernières avancées libanaises.

Le chef du gouvernement a également rencontre le Président du Brésil Michel Temer qu’il a invité à se rendre au Liban, les Premiers Ministres Belge et Norvégiens dans le cadre des travaux préparatifs des conférences de Paris IV et de Rome II.