Gaza, au bord du gouffre : l’armée israélienne piétine, la guerre s’internationalise
La guerre à Gaza entre dans une nouvelle phase : l’échec d’une opération israélienne à Khan Younès, l’implication du Yémen et la montée des pertes humaines redessinent les lignes du conflit. Tandis que 92 % des logements sont détruits, les appels à un cessez-le-feu se multiplient. Sur la scène diplomatique, les fractures s’élargissent entre puissances occidentales. Le conflit, désormais régionalisé, échappe de plus en plus aux acteurs initiaux.
La chute du vote protestataire : la société civile face à son désenchantement
Le vote protestataire au Liban, qui avait émergé avec force après la révolte populaire de 2019, connaît une chute spectaculaire aux élections municipales de 2025. À Beyrouth, les voix des listes citoyennes sont passées de 26 000 à 10 000. Fragmentation interne, perte de crédibilité et campagne de décrédibilisation ont provoqué cette débâcle. L’heure est désormais à l’introspection stratégique pour les acteurs de la société civile, entre retrait institutionnel et ancrage local.
Inflation en dollars au Liban : Anatomie d’un dérèglement prolongé
Depuis la stabilisation du taux de change, les prix au Liban continuent pourtant d’augmenter… en dollars. Loin d’être résiduelle, cette inflation reflète une économie disloquée, sans régulation, dominée par les monopoles, les flux informels et une anticipation constante du chaos. Même les biens locaux suivent une logique de survie tarifaire. Le Liban vit aujourd’hui une inflation structurelle en devise étrangère, symptôme d’une perte de souveraineté économique sans précédent.
Les États-Unis ont perdu leur dernier triple A, causes et conséquences sur le Liban
Le déclassement de la note souveraine américaine par Moody’s marque une rupture historique. Pour la première fois, les États-Unis ne disposent plus de la note maximale auprès des trois grandes agences. Cette décision, motivée par des déséquilibres budgétaires profonds, aura des répercussions internationales, notamment au Liban, où l’économie repose largement sur le dollar. Hausse du coût de financement, inflation importée et contraction des transferts sont à prévoir. Analyse des mécanismes en jeu.
Participation électorale en chute : vers une abstention structurelle ?
Les élections municipales de 2025 au Liban ont révélé une chute significative de la participation électorale, mettant en lumière une crise de confiance envers les institutions et les partis politiques. Cette tendance à l'abstention, particulièrement marquée chez les jeunes, soulève des questions sur l'avenir de la démocratie libanaise.
Zahlé change de main : Forces libanaises vs Kataëb
Les élections municipales à Zahlé ont marqué un tournant politique majeur, avec la victoire des Forces libanaises sur les Kataëb. Ce basculement reflète une recomposition du paysage politique chrétien au Liban, mettant en lumière les dynamiques locales et les enjeux nationaux. L'analyse de cette élection offre un aperçu des stratégies politiques en cours et des implications pour les prochaines échéances électorales.
Beyrouth sous influence : la victoire du tandem Amal-Hezbollah décryptée
Les élections municipales à Beyrouth ont vu la victoire d'une coalition menée par Amal et le Hezbollah, soutenue par des partis traditionnellement opposés. Cette alliance inédite soulève des questions sur l'équilibre confessionnel et la représentativité. L'abstention élevée et la désorganisation des adversaires ont favorisé cette percée. Ce scrutin local, aux implications nationales, préfigure les dynamiques politiques à venir au Liban.
Le Liban élargit sa capacité d’énergie renouvelable à 1 297 MW en 2024
#FOCUS: En 2024, le Liban a porté sa capacité d’énergie renouvelable à 1 297 MW, contre 298 MW en 2015, soit une hausse de 335 %. Le solaire représente désormais 77,5 % de cette capacité. Le pays se classe 7e dans le monde arabe pour les renouvelables et 5e pour le solaire. Toutefois, sa part mondiale reste marginale, et l’éolien est quasi inexistant. Le rythme d’expansion a ralenti face aux avancées de ses voisins.
Banque du Liban et FMI : dialogue de sourds sur la réforme bancaire
Le dialogue entre la Banque du Liban et le FMI est bloqué, principalement en raison de désaccords sur la réforme du secteur bancaire. Alors que le FMI exige une restructuration rapide avec réduction du nombre d’établissements, la Banque centrale privilégie une stratégie graduelle. Cette impasse empêche tout décaissement d’aide, prolonge la paralysie du système bancaire, et accentue l’isolement financier du pays. Sans accord, les pertes continuent de s’accumuler dans un climat d’opacité et de défiance.
Banque du Liban : la hausse des réserves en devises, une illusion de stabilité...
#ANALYSE: Les réserves de la Banque du Liban atteignent 11 milliards de dollars, un chiffre présenté comme un signe de stabilisation. Pourtant, derrière cette apparente embellie se cachent des mécanismes précaires : contraction monétaire brutale, endettement interne déguisé, dépendance à des flux incertains. En l’absence de réformes et d’un cadre budgétaire solide, cette hausse reste une façade comptable. Une analyse approfondie révèle un équilibre instable, sans impact réel sur la reprise économique nationale.
Projections de croissance contestées : tensions entre le ministère des Finances et la Banque...
Les projections économiques pour 2025 alimentent une nouvelle tension entre la Banque du Liban et le ministère des Finances. Tandis que la Banque centrale table sur un rebond modéré, le FMI qualifie ces chiffres d’« irréalistes ». Ce désaccord retarde le versement d’une tranche du programme d’aide signé en 2022. En l’absence de consensus sur les indicateurs macroéconomiques, le Liban reste à l’écart des financements internationaux, piégé dans une crise prolongée de gouvernance économique.
Ports, aéroports, et intérêts étrangers : la privatisation selon Rassamni divise le Liban
Le ministre Fayez Rassamni propose de confier la gestion de plusieurs infrastructures clés à des entreprises étrangères, via des contrats de privatisation de longue durée. L’aéroport René Mouawad et les ports de Tripoli et Saïda sont au cœur du projet. Si le ministre insiste sur l’urgence logistique et budgétaire, de nombreux syndicats et économistes dénoncent une cession opaque, sans cadre légal ni contrôle parlementaire. Une controverse qui révèle la crise de gouvernance économique au Liban.
Cambriolage à la Cour des comptes : un acte criminel au cœur des institutions...
Le 17 mai 2025, le juge Mohammad Badran, président de la Cour des comptes du Liban, a révélé qu’un cambriolage ciblé avait eu lieu dans les locaux de l’institution. En réponse à des insinuations politiques, il a détaillé les faits, alerté la justice et saisi les plus hautes autorités sécuritaires. Ce vol met en lumière la fragilité des institutions publiques face aux pressions externes, tout en relançant le débat sur la protection des organismes de contrôle.
Une ligne bleue fragilisée par une série d’incidents récurrents
La présence de la FINUL au sud du Liban est mise à l’épreuve par des incursions israéliennes répétées et la volonté implicite de Tel-Aviv d’imposer une zone tampon hors du cadre onusien. Entre incidents de terrain, tensions avec les civils et réajustement stratégique envisagé par les Nations unies, le mandat de la FINUL apparaît de plus en plus fragile. L’absence de réaction forte du gouvernement libanais ajoute à la complexité d’une mission désormais contestée sur tous les fronts.




















