Un toast à l’oubli : le Liban et sa mémoire effacée
Cinq ans après l’explosion du port de Beyrouth, le Liban semble sombrer dans un oubli collectif organisé. Ni commémoration digne, ni justice, ni réforme. Loin de faire mémoire, le pays célèbre l’oubli, entre champagne et insouciance, tournant le dos aux victimes et aux leçons du passé.
Édito : Beyrouth, cinq ans après l’explosion, un pays à l’agonie, entre crises et...
Cinq ans après l’explosion du port de Beyrouth, le Liban reste un pays au bord de l’effondrement. Crise économique, guerre avec Israël, impunité judiciaire, réforme bancaire bloquée, exode massif : les séquelles sont multiples. Malgré des espoirs portés par l’élection de Joseph Aoun et les enquêtes internationales, le système politique libanais demeure incapable de se réformer. Cet éditorial dresse le tableau d’une nation à l’agonie, partagée entre survie et résignation.
Inquiétudes à Beyrouth : le Liban marginalisé dans la recomposition régionale
La recomposition stratégique au Proche-Orient, marquée par un dialogue discret entre Damas et Tel-Aviv, suscite des inquiétudes au Liban. Plusieurs responsables politiques craignent que le pays ne soit relégué à un rôle périphérique dans les nouvelles alliances régionales. Entre prudence gouvernementale et méfiance du Hezbollah, le Liban peine à redéfinir sa diplomatie. Cette inertie diplomatique pourrait lui coûter cher, dans un environnement régional en mutation rapide.
Et si le Liban osait son propre « Grand RESET » à la vietnamienne...
Face à l’effondrement de l’État, le Liban pourrait s’inspirer de la réforme administrative vietnamienne. En 2025, Hanoï a supprimé des milliers de postes publics, fusionné ses ministères et réaffecté ses budgets. Pourquoi pas Beyrouth ? Audit, fusion, reconversion, transparence : un reset national est possible, sans violence, à condition de volonté politique. L’État libanais peut redevenir fonctionnel, plus léger, plus juste.
Barak hausse le ton : vers une diplomatie américaine de confrontation au Liban ?
Les récentes déclarations du secrétaire d’État américain Isaac Barak, exigeant un désarmement du Hezbollah, marquent un tournant dans la diplomatie américaine au Liban. Associant ouvertement l’aide à des conditions sécuritaires, Washington engage une confrontation directe qui fragilise les équilibres politiques internes et accentue les tensions régionales. Le Liban, déjà confronté à une paralysie institutionnelle, voit sa souveraineté contestée par une pression extérieure de plus en plus explicite.
Sacré Donald
Retour sur ce personnage
Par Maurice Buttin (1). Me Maurice Buttin est contributeur https://www.madaniya.info.
Il y a peu, j’ai tagué son petit camarade d’école de guerre Benyamin...
Égypte : la chute de la monarchie
Adaptation en langue française par René Naba, directeur du site https://www.madaniya.info/. Jaafar Al Bakli est un universitaire tunisien, chercheur sur les questions de l’Islam, spécialiste...
Tom Barak au Liban : l’émissaire américain entre mises en garde et promesses floues
La visite de Tom Barak au Liban révèle les contradictions de la diplomatie américaine. Entre appels au désarmement des milices, pressions sur les réformes et absence d'engagement concret, Washington adopte une posture d’attente. Tandis que Bahreïn annonce une mission diplomatique à Beyrouth, les marges de manœuvre locales restent étroites, dans un climat politique crispé et sans perspectives immédiates.
Ce silence qui hurle : la vengeance sunnite et la mémoire des minorités en...
Je cherchais à comprendre. Pourquoi cette colère brutale, ce déferlement de vengeance qui semble aujourd’hui habiter une partie de la majorité sunnite en Syrie...
Diplomatie sous pression : le Liban entre conformité onusienne et isolement stratégique
Le Liban a réaffirmé son engagement à la résolution 1701 par un rapport officiel aux Nations Unies dénonçant les violations israéliennes. Mais cette initiative diplomatique contraste avec le sentiment d’isolement croissant ressenti par les experts. L’absence de stratégie, de moyens et de relais affaiblit la présence internationale du pays. Cette crise diplomatique interne reflète un effacement progressif sur la scène régionale et internationale.
Sacré Bibi !
Dernière mise à jour le 17 juillet 2025
Le premier ministre israélien Benyamin Netanyahou s’est rendu lundi 7 juillet à Washington où il a été...
Le Liban sous tension : l’écho de Soueïda ravive les lignes de fracture politiques
La crise syrienne à Soueïda a ravivé les tensions politiques au Liban. Le Premier ministre Nawaf Salam a obtenu un vote de confiance tout en affirmant sa volonté d’appliquer intégralement la résolution 1701. L’armée libanaise est appelée à sécuriser les frontières, tandis que la scène politique se fracture autour de la souveraineté et de la neutralité. L’écho syrien impose au Liban un difficile exercice de repositionnement national dans un environnement régional instable.
Une pression taillée pour Netanyahou : comment le Liban devient l’otage d’un calendrier électoral...
L’enlisement du conflit à Gaza et l’inaction face à l’Iran poussent Tel Aviv à transférer la pression sur le Liban. Washington joue les intermédiaires, amplifiant les injonctions au désarmement du Hezbollah pour offrir à Netanyahou un levier électoral. Dans un Liban affaibli, cette stratégie externe prend la forme d’un diktat stratégique qui menace l’équilibre national et prépare un dangereux précédent géopolitique. Analyse d’une séquence où la sécurité devient campagne.
De Soueida à Beyrouth : l’effet de souffle des violences syriennes sur le Liban
L’embrasement de la région de Soueida en Syrie provoque un choc sécuritaire jusqu’au Liban. Les affrontements entre groupes druzes et forces syriennes, couplés à des frappes israéliennes, bouleversent l’équilibre régional. Le Liban renforce sa surveillance frontalière, tandis que la tension politique monte à Beyrouth. La communauté druze réagit entre solidarité et inquiétude. Ces violences mettent en lumière la vulnérabilité du Liban face à la crise syrienne qui gagne en intensité.




















