Édito : Le Lexique d’une Drôle de Guerre israélienne au Liban
Prenons par exemple cette manie qu’ont les communiqués israéliens de transformer chaque maison bombardée en un poste de commandement du Hezbollah, comme cette clinique médicale qui vient d'être détruite. Peu importe que la maison en question soit celle d’une famille de civils, et que les victimes soient des femmes ou des enfants. Dans cette guerre qui n’en porte pas le nom, chaque être humain devient, par la magie des mots, un « commandant » de l’ennemi. En fait, tous les combattants du Hezbollah, dans cette logique, sont des commandants. On est un peu dans l’univers de Tintin où tous les soldats sont des généraux. Chaque villageois, chaque secouriste, devient soudainement un officier de haut rang, chargé de diriger une opération imaginaire.
Israël pénètre difficilement au Liban
Depuis le début de l'offensive terrestre israélienne contre le Hezbollah au sud du Liban, lancée le 1er octobre 2024, Israël est confronté à des difficultés majeures pour avancer en territoire libanais. Plusieurs facteurs, à la fois militaires, stratégiques et politiques, expliquent pourquoi l’armée israélienne peine à progresser face à une résistance aussi farouche. Les avancées sont donc relatives et très médiatisées par Israël en vue de saper le moral au Liban.
Edito: 30 jours pour crever soit de faim soit des bombes
Et après ces trente jours, que se passera-t-il ? Quel gage de bonne foi sera exigé pour accorder enfin ce qui est pourtant un droit humain fondamental : le secours d’urgence ? Et encore, s'ils font passer l'aide humanitaire d'ici 30 jours, les bombes fournies par les Etats-Unis elles-aussi, continueront à tomber, brulant au passage les chairs.
Les différends territoriaux d’Israël avec ses voisins : Égypte, Liban, Syrie, Jordanie et la...
Le projet de Grand Israël, bien qu’il ne soit pas officiellement adopté par le gouvernement, est une source sous-jacente de tensions dans les relations entre Israël et ses voisins arabes. Il alimente les perceptions d'Israël comme étant une puissance expansionniste, ce qui complique les efforts de paix dans la région. La poursuite des implantations de colonies, perçues comme une extension de ce projet, est un obstacle majeur à toute solution durable.
Cependant, les réalités géopolitiques d’aujourd’hui rendent improbable une réalisation à grande échelle de cette idée. Les accords de paix avec l’Égypte et la Jordanie, ainsi que les efforts internationaux pour une solution à deux États avec les Palestiniens, montrent que la voie diplomatique est privilégiée par une majorité de leaders israéliens. Toutefois, les divisions internes au sein de la société israélienne, entre ceux qui prônent la paix et ceux qui rêvent d’une expansion territoriale, reflètent les défis que l’État hébreu doit encore relever.
Émirats et Israël : De la coopération discrète à une alliance stratégique suite aux...
Les relations entre les Émirats arabes unis (EAU) et Israël ont connu une transformation historique avec la signature des Accords d'Abraham en 2020, marquant une normalisation complète des relations diplomatiques, économiques, et sécuritaires. Pendant longtemps, les deux pays n'avaient que des contacts discrets, principalement motivés par des intérêts sécuritaires communs, notamment face à l'influence de l'Iran dans la région. Toutefois, la décision des Émirats de normaliser ouvertement leurs relations avec Israël a bouleversé la diplomatie au Moyen-Orient, faisant des Émirats le premier État du Golfe à établir des relations formelles avec Israël, et ouvrant la voie à de nouvelles opportunités économiques et stratégiques.
Arabie Saoudite et Israël : De l’Hostilité à la Diplomatie Pratique
Les relations entre l'Arabie saoudite et Israël ont historiquement été marquées par une opposition farouche, en raison du soutien constant de Riyad à la cause palestinienne et de la solidarité arabe. Toutefois, ces dernières décennies, une nouvelle dynamique est apparue avec des rapprochements pragmatiques, motivés par des intérêts économiques et sécuritaires communs, notamment face à la menace croissante de l'Iran. Le rôle des dirigeants saoudiens, du roi Khaled au roi Abdallah, puis à Mohammed ben Salmane (MBS), a joué un rôle central dans la politique étrangère du royaume, tout en restant fermement engagé dans le soutien aux Palestiniens. Parallèlement, des acteurs extérieurs comme la Chine ont récemment joué un rôle dans la médiation régionale, notamment entre l'Arabie saoudite et l'Iran, ce qui a suscité de l'inquiétude en Israël.
Edito: Une politique de la terre brûlée au sud du Liban, préfiguration d’une nouvelle...
Les dernières semaines au sud du Liban laissent une impression glaçante : celle d'une politique de la terre brûlée menée par l'armée israélienne. Des...
Israël-Hezbollah : les leçons de la guerre de 2006
En tout cas, une chose apparaît évidente à l’heure actuelle, malgré les succès initiaux de Tsahal : même décapité, le Hezbollah demeure le groupe armé non étatique le plus performant et peut-être le plus expérimenté du Proche-Orient, et son éradication reste une entreprise périlleuse, sinon impossible pour l’État hébreu.
Édito : Israël, la guerre à tout prix… quitte à se créer des ennemis
Lorsque Benjamin Netanyahou déclare que « c’est la guerre qui a créé Israël », il dévoile une stratégie qui dépasse le simple constat historique : pour Israël, la guerre est non seulement un instrument de défense mais une nécessité existentielle. Emmanuel Macron, rappelant que c'est l'ONU qui a formellement créé Israël en 1948, a été promptement corrigé par son homologue israélien, insistant sur le fait que c'est en réalité le conflit qui a façonné l'État. Mais cette vision va bien au-delà d’une question de fondation : elle touche à la stratégie même de l’existence d’Israël.
Israël propose la création d’une zone de sécurité au Sud du Liban
Israël a récemment proposé la création d'une zone de sécurité de 10 km au sud du Liban, dont 3 km seraient sous son contrôle...
Edito: La vrai résilience libanaise
Si je peux me permettre un conseil à nos lecteurs, c’est celui de reconnaître l’impact que peuvent avoir toutes ces nouvelles anxiogènes que nous...
Édito : L’indignation sélective des médias français
Le journal de 13h d'une grande chaine française hier ? À vomir. Un long sujet de plus d’une minute trente, truffé de détails poignants sur les militaires israéliens tombés à Benyamina. Le ton est solennel, dramatique, presque héroïque. Mais pour les enfants et les femmes palestiniens, brûlés vifs dans des tentes devant un hôpital à Gaza hier ? Quelques secondes, à peine, une parole. Aucun détail, et encore ... si ce n’est la version fournie par l'armée israélienne. Tous des terroristes, y compris les bébés. Voilà tout.
Y a t il du sophisme chez Nabih Berry ?
La question des résolutions 1559 et 1701 de l’ONU est cruciale dans l’histoire récente du Liban. La résolution 1559, adoptée en 2004, exigeait le désarmement de toutes les milices au Liban, y compris le Hezbollah, et réaffirmait la nécessité pour le pays de retrouver sa pleine souveraineté, sans ingérence extérieure. Cette résolution, jamais appliquée dans sa totalité, continue d’alimenter le débat sur la souveraineté nationale et la légitimité des armes hors de l’État.
Gaza, un an après : Vers la fin de l’âge d’or de la supériorité...
La rapporteure spéciale Francesca Albanese avait ouvert une polémique avec Emmanuel Macron à la suite de la commémoration par le président français des victimes du 7 octobre qu’il avait présenté comme le « plus grand massacre antisémite de notre siècle ». Elle lui avait alors rappelé qu’elles n’étaient pas mortes « à cause de leur judaïsme, mais en réaction à l’oppression d’Israël ». Le ministère français des Affaires étrangères avait condamné la remarque de la rapporteure spéciale. Celle-ci avait alors posé qu’affirmer que la mort des victimes était le résultat de l’antisémitisme « obscurcit leur véritable cause ».




















