Décryptage: les jeux de pouvoir au travers de la conférence d’aide au Liban
Si Macron a rappelé l’importance de soutenir le Liban dans sa quête de stabilité, il n’a pas hésité à critiquer ouvertement la politique d’Israël dans la région, particulièrement en ce qui concerne les frappes militaires dans le Sud-Liban. L’agression israélienne a été au cœur des préoccupations, non seulement en raison des pertes civiles, mais aussi pour son impact déstabilisateur sur les institutions libanaises. Macron a critiqué les actions israéliennes, affirmant que « plus de frappes ne permettront ni d’en finir avec le terrorisme, ni d’assurer la sécurité de tous ». Cette déclaration reflète une position assez tranchée de la France vis-à-vis de l'escalade militaire israélienne et met en avant l’idée que les solutions militaires ne permettront pas d’établir une paix durable dans la région.
En critiquant l'attitude israélienne, Macron dénonce implicitement l'absence de discernement dans les frappes, notamment dans les zones densément peuplées du Liban, et appelle à la cessation immédiate des hostilités. Cependant, la critique d'Israël n’a pas été aussi véhémente que celle adressée au Hezbollah et à l’Iran, un équilibre qui reflète l’ambition de la France de maintenir un dialogue constructif avec Tel-Aviv, tout en affirmant la nécessité de la paix.
Décryptage: Le Liban et de la Résolution 1701, entre volonté de renforcement de l’Armée...
Lors de la conférence d'aide au Liban qui s'est tenue ce 24 octobre, les autorités politiques et militaires libanaises ont abordé plusieurs points clés dont la résolution 1701 du Conseil de sécurité de l'ONU, adoptée en 2006 après la guerre entre Israël et le Hezbollah, et qui constitue l’un des piliers de la stabilité relative au Liban, notamment dans la zone du Sud-Liban. Elle exige notamment un cessez-le-feu durable, le retrait des forces israéliennes du Liban, et le désarmement de toutes les milices, y compris le Hezbollah. Cependant, sa mise en œuvre complète reste un sujet de tension entre les différents acteurs de la région.
Le rapprochement Iran-Arabie Saoudite se poursuit avec des manoeuvres militaires communes
Le Moyen-Orient, région stratégique au cœur de multiples rivalités, continue d'être le théâtre de manœuvres diplomatiques et militaires complexes. Parmi les évolutions récentes les...
Décryptage – Comment les Casques bleus de la FINUL relèvent le défi de l’escalade...
La FINUL, la mission de maintien de la paix de l’ONU, opère le long de la « Ligne bleue » qui sépare le Liban...
L’essentiel est de rester un Juste parmi les Justes
Hier, pendant la Seconde Guerre mondiale, des millions de juifs ont été sauvés par des « justes parmi les nations », ces âmes courageuses qui ont défié l'horreur nazie pour sauver des innocents. Aujourd'hui, la situation des civils palestiniens rappelle cette même urgence : celle de sauver des vies humaines, au-delà des conflits politiques ou religieux. L'histoire des justes nous invite à nous interroger sur notre propre rôle dans le drame actuel.
Liban : une stratégie israélienne de destruction systématique exacerbe la crise humanitaire
Les images radar, compilées par Corey Scher de la City University of New York et Jamon Van Den Hoek de l'Oregon State University, montrent que plus de 3 600 bâtiments ont été détruits ou endommagés entre le 20 septembre et le 14 octobre 2024. Ce chiffre astronomique représente plus de la moitié des dégâts totaux causés par Israël depuis le début des hostilités avec le Hezbollah en octobre 2023. Ces frappes aériennes n'ont pas seulement ciblé les zones frontalières du sud du Liban, mais se sont étendues à des régions plus densément peuplées comme la vallée de la Bekaa et la banlieue sud de Beyrouth, zones qui abritent des milliers de civils.
Égypte et Israël : De la guerre à la paix froide – Conflits, espionnage...
Dans l’histoire moderne, c’est surtout le XXe siècle qui a été marqué par une série de guerres, de confrontations diplomatiques et de paix fragile. L’Égypte, le pays arabe le plus peuplé et le plus puissant militairement, a été au cœur des conflits avec Israël. Comme l’a dit Henry Kissinger à propos du Moyen-Orient : "Il ne peut y avoir de guerre sans l’Égypte, et il ne peut y avoir de paix sans la Syrie." Cette déclaration souligne le rôle central de l’Égypte, à la fois comme acteur clé dans les guerres arabes contre Israël et dans la quête de la paix dans la région.
Bahreïn-Israël : Coopération sécuritaire et économique sous la Menace Iranienne
Les relations entre Bahreïn et Israël ont connu une transformation spectaculaire au cours des dernières années, notamment avec la signature des Accords d'Abraham en 2020. Ces accords marquent un tournant historique, faisant de Bahreïn l'un des premiers pays arabes à normaliser ouvertement ses relations avec Israël. Derrière ce rapprochement, des motivations géopolitiques et économiques sont à l'œuvre, notamment face à la menace commune que représente l'Iran. Cependant, ce réalignement diplomatique s'inscrit dans un contexte national et régional complexe, marqué par des tensions internes à Bahreïn entre le pouvoir sunnite et une majorité chiite, qui a exprimé des réserves vis-à-vis de cette normalisation.
Perspective: Israël propose les accords d’Abraham au Liban (et donc l’implantation palestinienne)
Les récentes déclarations du ministre israélien des Affaires étrangères, suggérant que le Liban pourrait normaliser ses relations avec Israël en cas d'accord avec l'Arabie saoudite, posent des questions cruciales concernant les réfugiés palestiniens au Liban ainsi que sur les répercussions potentielles pour les dynamiques régionales. Alors que la normalisation avec Israël semble être un sujet central dans la région, les événements récents et les positions libanaises et palestiniennes soulignent les complexités de cet enjeu.
De la duplicité de la Turquie dans la guerre de Gaza
Le dossier “Gaza, un an après”, en cinq volets est co-publié en partenariat avec l’Ecole Populaire de Philosophie et des Sciences sociales (Alger)
https://ecolepopulairedephilosophie.com/
https://www.madaniya.info/ consacre un...
Le conflit israélo-palestinien et ses conséquences sur le Liban
Les réfugiés palestiniens, depuis leur arrivée au Liban à partir de 1948, vivent principalement dans des camps. Ces camps, initialement destinés à être temporaires, sont devenus permanents, avec des infrastructures délabrées et un accès limité aux services essentiels. Ain al-Hilweh, l’un des plus grands camps de réfugiés palestiniens au Liban, est souvent qualifié de « poudrière » en raison des affrontements fréquents entre factions rivales et de la présence de groupes armés.
Édito : l’exigence d’Israël, souverain maître du Sud-Liban
Le risque est simple : ou bien le Liban plonge dans une guerre civile où chaque faction se bat pour son propre bout de territoire, ou bien il abdique toute forme de souveraineté pour devenir un satellite israélien déguisé. Dans ce dernier cas, les forces politiques libanaises se transformeraient en de simples collaborateurs d’une occupation étrangère à peine dissimulée. Et si le Liban refuse les conditions israéliennes tout en étant incapable d’affronter cette puissance militaire, il s’engage alors dans une guerre permanente avec Israël. Les frappes israéliennes incessantes et la militarisation de la frontière sud continueront d'éroder la stabilité du pays, sans aucune perspective de paix durable.
Israël présente ses conditions pour mettre fin à la guerre au Liban, accès libre...
Une autre condition est que l'aviation israélienne continue d'avoir une totale liberté d'opération dans l'espace aérien libanais. Cela va à l’encontre des termes de la Résolution 1701 du Conseil de sécurité de l'ONU, qui prévoit un cessez-le-feu et confie aux Forces armées libanaises (FAL) et à la Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL) la responsabilité de surveiller cette zone.
Qard el-Hassan : La Banque du Hezbollah sous la Menace d’Israël
L’effondrement du système bancaire libanais en 2019 a renforcé la place de Qard el-Hassan. En pleine crise, lorsque les banques libanaises ont imposé des restrictions strictes sur les retraits et l'accès aux devises étrangères, cette institution est apparue comme une alternative crédible. La fondation a permis à des milliers de Libanais d’accéder à des prêts, de protéger leurs économies et de faire face à l’inflation galopante.




















