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Un nouveau bilan fait état de 190 morts, presqu’un mois après que ce soit produite l’explosion du port de Beyrouth. Ce bilan, dont on ne précise pas s’il est définitif ou non, fait également état de 6 500 blessés et de 3 personnes toujours portées disparues, selon un rapport publié par la Présidence du Conseil des Ministres.

Les domiciles de près de personnes 300 000 personnes ont été plus ou moins gravement endommagés dans cette explosion.

Pour rappel, hier, un communiqué de l’Armée Libanaise avait indiqué que 7 personnes, 3 libanais, 3 syriens et 1 égyptien étaient toujours portés disparus.

La piste d’une explosion accidentelle, le 4 août 2020, de 2750 tonnes de nitrate d’ammonium à l’intérieur d’un entrepôt du port de Beyrouth, saisies en 2014 à bord d’un navire poubelle, le Rhosus battant pavillon moldave, est pour le moment privilégiée par les autorités libanaises. Cette explosion équivaudrait à celle de 600 tonnes de TNT ou encore à un tremblement de terre de 3.3 sur l’échelle de Richter.
Elle aurait ainsi causé un cratère de 110 mètres de long sur 43 mètres de profondeur, indique, le dimanche 9 août, une source sécuritaire citant les propos d’experts français présents sur place.

Les dégâts seraient estimés entre 10 milliards à 15 milliards de dollars.

Le point sur l’enquête

Pour l’heure, 25 personnes seraient actuellement détenues dans le cadre de l’enquête concernant cette explosion. Parmi eux, le directeur du port de Beyrouth, Hassan Koraytem, ainsi que le directeur des services de la douane libanaise Badri Daher, tous 2 mis en examen par le juge d’instruction Fadi Sawwan, en charge de l’enquête.

Au total, plusieurs responsables sécuritaires et du port de Beyrouth ont ainsi été arrêtés.

Certaines sources soulignent que les différents partis politiques libanais s’étaient partagés les revenus du port de Beyrouth , rendant difficile actuellement de connaitre les responsabilités de chacun dans cette explosion. A

Plusieurs partis politiques, de la majorité comme de l’opposition, souhaiteraient également conclure de manière rapide l’enquête étant impliqués dans différents trafic qui ont lieu depuis ou vers le port de Beyrouth. Ils souhaiteraient ainsi éviter à ce qu’on puisse découvrir le degré d’implication de chacun et des violation sécuritaires nécessaires à la poursuite de ses trafics. 

Aussi, des responsables sécuritaires avaient prévenu les autorités politiques à plusieurs reprises au cours des dernières années, les autorités judiciaires n’ont pas décidé de la mise en oeuvre des mesures de transfert nécessaire de la cargaison.

Certaines sources proches du dossier soulignent également la responsabilité de plusieurs administrations dans le port de Beyrouth, d’autant que de hauts responsables étaient informés du danger posé par le stockage de manière inadéquate de 2750 tonnes de nitrate d’ammonium depuis 2014.

Fait aggravant, certains ministres des transports avaient été mis au courant de la dangerosité de la marchandise, indiquent certaines sources médiatiques qui notent que l’épouse du procureur de la république, le juge Ghassan Owaidat, est la soeur de l’ancien ministre des transports Ghazi Zeaiter de 15 février 2014 au  18 décembre 2016 et membre du mouvement Amal, alors qu’avait eu lieu le transbordement de la marchandise depuis le cargo Rhosus dans le hangar 12 du port où s’est produite l’explosion. Cela pourrait amener à des conflits d’intérêts, notaient déjà ces sources.

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