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Les autorités libanaises auraient invité 8 entreprises à participer à un appel d’offre en vue de devenir des conseillers financiers pour l’étude des options s’offrant face à la dette publique, indique plusieurs sources.

Il s’agira d’étudier toutes les options, y compris une restructuration de la dette publique, et les répercussions qu’elles auraient, sans donner plus de détails. Pour rappel, le Liban croule sous une dette publique atteignant 91.6 milliards de dollars, soit 166% du PIB alors que la crise économique fait rage, avec un taux de chômage record touchant 40% de la population active ou encore un seuil de pauvreté qui devrait atteindre 50% de la population, indique une étude de la Banque Mondiale.

Parmi les entreprises invitées Moelis & Company, Rothschild & Co, Guggenheim Partners, Citibank, Lazard, JP Morgan, PJT Partners et Houlihan Lokey.

Cette information intervient alors qu’une équipe du FMI est attendue ce jeudi au Liban suite à l’appel à l’expertise technique de l’institution internationale pour discuter des politiques pouvant être mises en place face à la crise économique que traverse actuellement le Liban, alors que les autorités publiques peinent à payer le montant de 1.2 milliards de dollars d’obligations arrivant à maturité le 9 mars prochain.

Alors que certains experts soulignent la nécessité de mettre le Liban en défaut de paiement afin de conserver les réserves monétaires de la Banque du Liban nécessaires à l’achat de produits de première nécessité comme le blé, l’essence ou encore les médicaments, certaines sources indiquent que les banques libanaises et certains fonds spécialisés tenteraient de faire pression en vue d’obtenir ce remboursement.

On avait appris, début février, que des banques libanaises avaient refusé le SWAP proposé par la Banque du Liban pour les obligations arrivant à maturité en mars prochain, pour les revendre sur les marchés à des créanciers étrangers en dépit d’une chute du cours de ces obligations.

Ainsi, hier soir, la Ministre de la Justice, Marie Claude Najm a officiellement demandé aux autorités judiciaires de lancer une enquête concernant la vente par les banques libanaises d’importantes sommes d’émissions obligataires venant à maturité à 2 fonds, Ashmore Group et Fidelity Group, qui en exigeraient le remboursement.

Hier toujours, l’agence de notation Fitch Ratings, avait estimé une restructuration probable de la dette et du secteur financier du Liban afin de préserver les réserves de devises

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