Vue aérienne de la montagne d'ordures de Bourj Hammoud, avant sa réhabilitation.

Le Ministre de l’Environnement Fadi Jreissati a indiqué ce jeudi que les autorités publiques comptent mettre en oeuvre 2 incinérateurs d’ici 2024, un au Nord Liban à proximité de la centrale électrique de Deir el Ammar et un au Sud Liban. Ce dernier incinérateur pourrait être construit à proximité de la centrale de Zahrani ou à proximité de celle de Jiyeh.

Ce plan est encore tributaire des études environnementales quant à l’impact de ces incinérateurs. L’appel d’offre est prévu pour fin 2021, la construction devrait débuter dès l’année qui suit avant d’être achevée en 2024.

Le recours à l’incinération demeure cependant assez polémique au Liban. En cause, la structure même de nos ordures essentiellement organiques. Le compostage pourrait ainsi s’avérer plus adéquat, notent les activistes qui luttent contre la mise en place de ces structures.

Ces derniers expriment également leurs inquiétudes face à la gestion des incinérateurs.

Egalement prévu par le nouveau plan dans une première phase, le triage à la source ou encore le principe du pollueur payeur. Il s’agira également de réhabiliter les décharges actuelles. Pour l’heure, les détails sur ces mesures n’ont pas encore été détaillées.

Dans un deuxième temps, il est prévu d’activer un processus de récupération des énergies des déchets.

Ces mesures visent à réduire de 20% d’ici 2030, la mise en décharge des ordures, contre pratiquement 75% aujourd’hui.

Comme un air de déjà-vu avec la réouverture de la décharge de Naameh et l’extension de la décharge de Bourj Hammoud

Parmi les autres mesures également prévues à court terme, la réouverture de la décharge de Naameh dont la fermeture a été à l’origine de la crise des ordures en 2015.

Le plan présenté par le Ministre inclus également l’extension des capacités de la décharge de Bourj Hammoud, qui devrait être saturée dès août.

Pour rappel, la décharge de Bourj Hammoud avait été fermée en 1994, après que le Liban ait ratifié le traité de Barcelone stipulant l’interdiction de jeter des ordures dans la mer. Cependant, suite à la fermeture de la décharge de Naameh et la présence de nombreuses décharges sauvages dans les rues mêmes des villes libanaises, il a été décidé de sa réouverture. La mise en place de cette décharge lors de la crise des ordures en 2015 devait être alors temporaire, jusqu’à ce que les autorités publiques aient trouvé une solution adéquate quand à la gestion des déchets, chose toujours attendue 4 ans après.

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