C’est finalement au Palais Présidentiel de Baabda à 17h que, sur l’initiative du Président de la Chambre, Nabih Berri, et en présence du Président de la République, le Général Michel Aoun, de son Premier Ministre Saad Hariri et de différents responsables, que les 2 dirigeants druzes, l’ancien député Walid Joumblatt, actuel dirigeant du Parti Socialiste Progressiste (PSP) et son adversaire Talal Arslan, président du Parti Démocratique Libanais (PDL), ont accepté de se rencontrer.

Cependant, il ne s’agit pas encore d’une réconciliation en tant que telle, mais d’une réunion visant à mettre en place une feuille de route, estime Talal Arslan. Ce dernier a ainsi déclaré sur Twitter que cette réconciliation doit être basée sur la sécurité, le système judiciaire et la justice.

Pour rappel, la situation entre les 2 hommes s’est subitement dégradée le 30 juin dernier, suite à la mort de 2 gardes du corps du Ministre Saleh Gharib, en charge de la question des déplacés syriens au Liban, membre du PDL, lors d’une fusillade avec des sympathisants du PSP.

Cette réconciliation ne semble pour l’heure pas concerner le torchon qui brûle toujours entre le CPL, les Forces Libanaises et le PSP.

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Le Président de la république, son premier ministre et le président de la chambre, s’étaient auparavant entretenus de la situation de la crise économique que traverse actuellement le Liban.

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Ce déblocage intervient alors que les craintes quant à une dégradation de la situation économique se font de plus en plus entendre. Ainsi, les pays et organisations donateurs de CEDRE, le programme d’aide économique au Liban qui s’est déroulé en avril 2018, ont pour l’heure gelé le versement des fonds promis.

Cette information intervient alors que les analystes locaux et internationaux mettent en garde contre la paralysie du gouvernement qui serait alors incapable de mener les programmes de réformes économiques et nécessaires pour juguler le déficit budgétaire via la politique d’austérité instaurée suite à l’adoption du budget 2019.

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Pour rappel, les circonstances de l’incident de Qabr Chamoun

Pour rappel, le 30 juin dernier, le convoi du Ministre des AF Gébran Bassil avait été bloqué au niveau de la même localité par les sympathisants du PSP alors que le Ministre en charge des déplacés syriens, Saleh Gharib, par ailleurs membre du Parti Démocratique Libanais (PDL), parti druze rival du PSP, devait le rencontrer.

Il avait alors fait demi-tour en raison de la possibilité d’incidents sécuritaires.

Selon le Ministre de la Défense également présent dans le convoi, des informations de ses services avaient relevé la présence d’armes dans les voitures des manifestants pro-Joumblatt. Suite à ce blocage du convoi du Ministre des AF qui devait donc retrouver son homologue en charge de la question des réfugiés syriens, le Ministre Saleh Gharib a donc décidé de se porter à sa rencontre.

Rapidement, des rumeurs ont circulé parmi les manifestants sur la possible présence de Gébran Bassil dans la voiture de Salah Gharib. Le Ministre Saleh Gharib a accusé les manifestants d’être à l’origine d’une tentative d’assassinat.

Ces derniers, selon Saleh Gharib auraient ouvert le feu au passage de son convoi. Son véhicule a d’ailleurs été touché de plusieurs balles. 2 de ses gardes du corps sont également décédé dans cette fusillade.

Certaines sources, proche de l’enquête, indiquent posséder des échanges entre partisans du PSP et un haut responsable de ce parti indiquant une probable tentative d’assassinat du Ministre des AF Gébran Bassil par ces derniers, dans ce qui semble être un acte prémédité.

Ces informations confirment les propos du Ministre de la Défense Elias Bou Saab

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