Naim Qassem rejette l’accord-cadre avec Israël
Naim Qassem a durci vendredi 28 août le rejet par le Hezbollah de l’accord-cadre conclu entre le Liban et Israël sous médiation américaine. Le secrétaire général du mouvement l’a qualifié d’« illégitime », d’« illégal » et d’« humiliant », avant de rejeter les zones pilotes et la commission de vérification prévues dans le processus. Il affirme que le Hezbollah accepte uniquement l’application de l’accord du 27 novembre 2024 et promet : « Nous resterons la tête haute et nous ne nous rendrons pas. »
Le marché de l’IA a-t-il déjà payé l’avenir ?
L’intelligence artificielle constitue aujourd’hui l’un des moteurs les plus puissants des marchés actions. Mais lorsqu’un thème devient à la fois une révolution technologique, un...
Liban : pourquoi 17,5 % d’inflation dans une économie dollarisée ?
17,5 % d’inflation et 6,4 % de récession : le paradoxe libanais
La Banque mondiale prévoit désormais pour le Liban une inflation moyenne de 17,5...
Sud-Liban : des villages dynamités par Israël
Les forces israéliennes multiplient les dynamitages de maisons et d’infrastructures dans le sud du Liban. De nouvelles destructions ont été signalées les 25 et 26 août à Majdal Zoun, Ainata, Zawtar al-Sharqiya, Doubeih et dans le secteur de Bint Jbeil. Aucun élément vérifié ne permet encore d’affirmer qu’un village entier a été rasé cette semaine. Les précédents montrent cependant l’ampleur du phénomène : à Dhayra, Amnesty International a recensé 264 bâtiments détruits, soit 71 % des constructions de la municipalité.
Aoun appelle les Émirats à investir au Liban
Joseph Aoun a appelé les entreprises émiraties à investir au Liban lors de sa rencontre, jeudi 27 août à Baabda, avec la délégation conduite par Thani Al Zeyoudi. Le ministre émirati du Commerce extérieur a annoncé que les échanges non pétroliers entre les deux pays avaient atteint 4,2 milliards de dollars en 2025, en hausse de 35,6 %. Cinq protocoles d’accord ont déjà été signés à Beyrouth et les deux pays envisagent désormais un cadre économique plus large.
Liban-Sud : Israël intensifie frappes et dynamitages
Israël a poursuivi mercredi 26 août ses opérations militaires dans le Liban-Sud, combinant frappes, artillerie, dynamitages et incendies de maisons. Mansouri a été visée par un drone piégé et des tirs d’un char Merkava, tandis que des destructions ont été signalées à Majdal Zoun et Beit al-Sayyad. Sarbine et Hadatha ont également été touchées. Cette nouvelle journée de tension intervient exactement deux mois après l’accord du 26 juin et alors qu’une importante délégation économique émiratie arrive à Beyrouth.
Sud-Liban : Israël accusé de « terre brûlée »
Au Liban, Israël est accusé d’une politique de terre brûlée : 160 km² ont été incendiés depuis octobre 2023, dont la moitié de terres agricoles.
Aoun défend la Sûreté générale en pleine controverse iranienne
Le président Joseph Aoun a rendu hommage à la Sûreté générale pour son 81e anniversaire, la qualifiant de « première ligne de défense » de la société et de garante de la souveraineté. Ces déclarations interviennent deux jours après une décision sensible du directeur général Hassan Choucair : l’octroi d’une résidence de six mois à Mohammad Reza Chibani, choisi par Téhéran comme ambassadeur mais non accrédité par Beyrouth. La résidence lui a été accordée comme ressortissant iranien et ne lui confère aucun statut diplomatique.
Liban : les quatre moteurs de la récession qui atteint 6.4%
Le Liban devrait enregistrer une contraction économique de 6,4 % en 2026, mais la guerre ne suffit pas à expliquer la profondeur du choc. La politique monétaire restrictive, la hausse de plusieurs prélèvements et surtout la faiblesse persistante du crédit bancaire réduisent simultanément la consommation et l’investissement. Pour les importateurs, l’absence de financement bancaire augmente également le besoin de trésorerie et finit par renchérir les marchandises. Avec une inflation prévue à 17,5 %, le pays se rapproche d’une véritable situation de stagflation.
Oléoduc Irak-Liban : le pari d’un corridor méditerranéen
Un nouveau corridor pétrolier reliant l’Irak à la Méditerranée via la Turquie, la Syrie et le Liban pourrait transporter jusqu’à deux millions de barils par jour, selon des informations rapportées le 25 août. L’idée prend une dimension stratégique avec la crise du détroit d’Ormuz. Plusieurs éléments sont déjà étudiés par Bagdad avec un consortium comprenant Chevron, mais aucun accord publié ne confirme encore la construction d’un corridor intégré jusqu’au Liban. Financement, tracé, sécurité et accords de transit restent à établir.
L’Électricité du Liban frappée par le choc pétrolier
L'Électricité du Liban avait construit son budget 2026 sur un gazole autour de 680 dollars la tonne. La guerre régionale a bouleversé cette hypothèse, avec un marché ayant approché 1 500 dollars. Le choc frappe un établissement déjà pénalisé par les impayés publics, les pertes non techniques et une collecte difficile. Après avoir atteint sept à neuf heures de courant par jour en février, la fourniture s’est fortement contractée. Le ministre Joe Saddi réclame désormais le paiement des dettes publiques tandis que le gouvernement refuse, pour l’instant, une hausse des tarifs.
Paris et Riyad remettent le Liban à leur agenda
La France et l’Arabie saoudite replacent le Liban au centre de leur coordination diplomatique. Après les discussions entre Emmanuel Macron et Mohammed ben Salmane à Paris, les deux pays ont défini quatre priorités : appliquer pleinement la résolution 1701, renforcer l’armée libanaise, achever le désarmement des groupes armés non étatiques et obtenir le retrait israélien complet. Le communiqué soutient Joseph Aoun et Nawaf Salam, mais ne reprend pas explicitement la formule de l’accord-cadre utilisée dans les négociations conduites avec Washington.
Shibani reste à Beyrouth : le compromis des six mois
Mohammad Reza Shibani peut finalement rester six mois supplémentaires au Liban, sans retrouver son statut d’ambassadeur iranien. La solution adoptée par la Sûreté générale évite son départ immédiat et une confrontation avec Téhéran. Mais les versions publiées le 25 août 2026 divergent sur la chaîne de décision. Al Akhbar met en avant le rôle de Hassan Choucair et un compromis politique, tandis qu’Annahar et Asharq Al-Awsat soulignent que le ministère des Affaires étrangères n’aurait pas été associé de la même manière.
Liban : Chibani obtient un séjour de six mois
Mohammad Reza Chibani, ambassadeur désigné par l’Iran mais déclaré persona non grata par le Liban en mars, a obtenu lundi un permis de séjour de six mois délivré par la Sûreté générale. La formule lui permet de rester sur le territoire libanais sans retrouver son statut d’ambassadeur ni son immunité diplomatique. Cette décision intervient à quelques heures de l’expiration de son droit de séjour et contredit dans ses effets la position du ministre des Affaires étrangères, qui exigeait son départ.




















