De source médiatique, on indique que l’Armée Libanaise renforce ses positions dans les régions de la Békaa Nord Est en vue d’une possible opération militaire contre les positions tenues par Daesh dans les hauteurs de la localité d’Aarsal.

Selon l’Agence Nationale d’Information, des unités commandos de l’Armée Libanaises se sont déployées dans les localités de Qaa et de Ras Baalbeck alors que des sources militaires indiquent qu’un plan d’intervention de l’institution militaire serait peut-être mis en oeuvre.

Sur place également, on indique une augmentation des patrouilles des commandos aéroportés alors que des unités importantes de l’institution militaire sont en cour d’acheminement sur la zone.

Ce développement intervient alors que le Premier Ministre Saad Hariri a rencontré le Président Donald Trump qui lui a signifié le soutien américain à l’Armée Libanaise contre les organisations terroristes sunnites salafistes Daesh et Al Nosra, mais également contre le mouvement chiite Hezbollah qui a pourtant entamé une opération militaire visant à éliminer les 2 précédents. Ce mercredi, le Hezbollah – soutenu par des bombardements conduits par des chasseurs bombardiers syriens – a d’ailleurs réussi à éliminer la salle d’opération militaire d’Al Nosra, localisée dans la vallée de Hmayyed.

L’Armée Libanaise s’était jusqu’à présent tenue à l’écart des combats, procédant à des tirs d’artilleries contre toute tentative d’infiltration des membres des organisations terroristes Al Nosra et Daesh qui tentaient de se réfugier dans la localité d’Aarsal.

En 2014, les organisations terroristes Al Nosra et Daesh s’étaient brièvement emparées de la localité libanaise d’Aarsal, prenant en otage 30 membres des forces de sécurité libanaise. Suite à une opération militaire limitée, l’Armée Libanaise avait réussi à reprendre la ville comptant 30 000 habitants et 45 000 réfugiés syriens. Après la libération en 2015, des otages détenus par Al Nosra, il reste jusqu’à présent 9 militaires aux mains de Daesh dont on est pour l’heure encore sans nouvelle.

Les 2 organisations salafistes s’étaient réfugiées dans le maquis et les hauteurs de la localité, lançant des opérations terroristes contre la banlieue sud de Beyrouth, essentiellement chiite et les localités chrétiennes de Qaa et de Ras Baalbeck afin d’inciter à des troubles sectaires.

L’Armée Libanaise s’abstenait cependant d’intervenir sur place en raison du manque de soutien d’une partie de la classe politique libanaise.