Le gouffre de Balaa ou gouffre des 3 ponts est situé aux environs de Laqlouq, plus précisément à proximité du lieu dit Chattine au Nord Liban, dans le Caza de Batroun au Nord Liban. On trouvera son accès via une petite route mal carrossée après la nouvelle église de Mar Sarkis si on vient de Tannourine.

Il faut aussi faire attention de ne pas s’écarter du sentier d’accès balisé tout juste équipé par un système d’éclairage « high tech » de plaque solaire. En effet, certains recoins marqués par la présence des barbelés signalent  de possibles mines datant de la guerre civile, une milice locale ayant eu « la bonne idée » de les disperser à proximité de leur caserne située à proximité et actuellement occupée par l’Armée Libanaise. Picnic interdit donc en dehors du périmètre du Gouffre lui-même. Le site se trouve sur le tracés de la voie romaine qui reliait Baalbeck à Douma et au delà à Beyrouth.

Au niveau du gouffre en lui-même, il faut penser à être équipé de bonnes chaussures, les pierres sont en effet bien glissantes

Ce gouffre naturel, unique et exceptionnel par sa constitution en 3 arches, se serait formé au Jurassique Supérieur soit il y a 160 millions d’années et fait 258 mètres de profondeur pour 260 mètres de large avec une sorte de lac ou rivière souterraine qui prend sa source à ce niveau et est dit des 3 ponts en raison de la présence de 2 ponts naturels superposés à 100 mètres d’écart au niveau du gouffre lui-même.

Le 3ème pont serait la cavité supérieure par laquelle s’écoule une cascade en hivers et au printemps. L’eau de ce gouffre jaillit, dit-on, après 6 km de distance dans la localité de  Mgharet al-Ghaouaghir, près de Kfar Hilda. D’autres estiment qu’il ne s’agit pas de la même source.

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Selon une légende locale, les dépouilles de soldats ottomans auraient été jeté au fond de ce dernier lors du conflit de la Première Guerre Mondiale. Cependant, les spéléologues n’ont découvert aucune dépouille lors de leur exploration.

D’autres sources indiquent que les dépouilles de ces militaires seraient en fait dans un autre gouffre qui se situerait dans la région.

Notons que le gouffre appartient à la réserve écologique de Tanourrine et passage, nous pouvons admirer la faune et la flore locale, cèdres au loin, caméléons de passage et même chants d’oiseaux, ce qui relativement rare au Liban même en raison d’une malheureuse culture de la chasse au détriment du respect de la nature.

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1 COMMENTAIRE

  1. J´ai visité tout recensement le gouffre de Balaa accompagné de mes deux enfants et j´ai été sidéré par l´insécurité qui y règne en ces lieux ; je me demande si seule la providence a pu éviter jusqu´aujourd’hui des accidents mortels … les gens circulent au bord du gouffre sans la moindre protection !.lorsque j´ai demandé ä parler au responsable des lieux celui-ci s´ est contenté d´invoquer Mar Charbel au lieu de prendre les mesures ,pourtant simples, nécessaires pour éviter des drames ….qui contrôle ces exploitations privées ??? Le ministère du tourisme peut être dont le téléphone reste perpétuellement occupé ????…entre temps des milliers de gens visitent les lieux accompagnés , inconscients du risque qu´ils font prendre à leurs gamins ….rien que d ´y penser me fait froid au dos !!!!

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