Actualites et analyses sur déposants libanais
Banques : le FMI salue une étape, mais attend la suite
Le Fonds monétaire international a félicité le ministre des Finances Yassine Jaber après l’adoption des amendements à la loi sur la restructuration bancaire, qualifiée de « très bonne étape » par Ernesto Ramirez Rigo. Cette réaction marque une amélioration après plusieurs mois de critiques du FMI concernant l’indépendance des autorités de résolution, leur gouvernance et la protection des déposants. Elle ne règle cependant pas le principal contentieux : la reconnaissance et le partage des pertes accumulées entre l’État, la Banque du Liban, les banques, leurs actionnaires et les déposants.
À Roumieh, le confort accordé à Riad Salamé interroge
La justice libanaise a autorisé Riad Salamé à installer un climatiseur, un téléviseur, une table et une chaise dans sa cellule de Roumieh. L’épisode serait secondaire s’il ne concernait pas l’homme qui a dirigé la Banque du Liban pendant trente ans et dont le mandat reste indissociable de l’histoire du système financier effondré en 2019. La question n’est pas de contester son droit à des conditions dignes, mais de savoir si les mêmes possibilités sont réellement accessibles aux autres détenus.
Lollars : la décote qui ne passe pas face au juge
La décision du Conseil du Choura sur les dépôts bancaires ouvre une nouvelle phase du contentieux libanais. Elle ne garantit pas aux déposants un remboursement intégral et immédiat. Mais elle fournit un argument juridique contre les lollars et les décotes imposées sans loi claire. En rappelant qu’une créance bancaire constitue un droit patrimonial protégé, le juge administratif fragilise la gestion par circulaires et renvoie le Parlement à ses responsabilités.
Réforme bancaire : les déposants en première ligne pour essuyer les pertes des banquiers
La réforme bancaire au Liban entre dans une phase décisive avec des amendements qui renforcent les organes de contrôle, élargissent le champ des banques concernées et organisent les outils de restructuration ou de liquidation. Le texte apporte une méthode, mais ne règle pas encore la question centrale des déposants. Leur sort dépendra de l’ordre des pertes, de la transparence des évaluations et de l’application réelle des nouvelles règles.
Banque du Liban : 6,1 milliards versés avec décote
La Banque du Liban affirme avoir versé 6,109 milliards de dollars aux déposants dans le cadre des circulaires 158 et 166. Le communiqué met en avant 578 770 bénéficiaires et 266 166 déposants ayant récupéré l’intégralité du compte spécial concerné. Mais ces chiffres ne signifient pas un retour à la normale : les dépôts restent soumis à des plafonds, à des conditions et à une restitution partielle qui s’apparente à une décote de fait.
Mandat Joseph Aoun: l’épreuve des actes
Dans cette lettre ouverte adressée à la présidence de la République, le mandat de Joseph Aoun est jugé à l’aune des faits et non des promesses. Entre le discours d’investiture, les engagements sur l’État de droit, la souveraineté, les déposants et le monopole de la force, puis le dernier discours sur le cessez-le-feu et les négociations directes, le contraste apparaît nettement. Le Sud, les banques, la fragmentation gouvernementale et l’exigence d’un État inclusif forment aujourd’hui le vrai bilan d’une présidence encore contestée.
Antoun Sehnaoui, le don qui choque Beyrouth
La présence d’Antoun Sehnaoui au musée de l’Holocauste à Washington a ravivé une vive controverse au Liban. Son geste philanthropique, affiché aux côtés de Morgan Ortagus, est relu à travers la crise bancaire, les dépôts gelés, les bombardements israéliens et le rejet croissant des élites financières dans l’opinion libanaise.
Le rebond des Eurobonds libanais : un mirage spéculatif face à l’impossibilité pour l’État...
Les Eurobonds libanais rebondissent début 2026, avec un indice au-dessus de 30 points, mais ce rallye reste largement spéculatif. Sans avancée sur la restructuration et avec une loi sur le gap bancaire contestée, l’État ne peut combler les pertes. Rendements extrêmes et volatilité exposent investisseurs et déposants.
Impact sur les déposants libanais : protections pour les petits comptes et incertitudes pour...
Le plan Salam sur la répartition des pertes promet de rembourser en espèces les dépôts sous 100 000 dollars sur quatre ans. Les gros comptes recevraient des titres de la BdL sur 10 à 20 ans, avec rendement minimal. Entre espoir et dilution, les déposants restent dans l’incertitude encore forte.
COMMENT LE PARLEMENT A LAISSÉ LES BANQUES ÉCRIRE LA LOI DE LEUR PROPRE FAILLITE
La loi sur la « faille financière » est présentée comme l’outil de la justice pour les déposants, mais elle a été écrite sous l’influence directe des banques. Entre commissions parlementaires sous conflits d’intérêts, alibi du FMI et sacrifices imposés aux épargnants, le texte protège surtout les responsables du système qui a ruiné le pays.
Liban : la loi du 31 juillet 2025 accélère le retrait silencieux des petites...
La loi du 31 juillet 2025 sur la restructuration bancaire accélère la disparition discrète des petites banques au Liban. Présentée comme une réforme imposée par le FMI, elle accentue l’angoisse des déposants dont les fonds restent gelés et provoque des licenciements massifs, aggravant une crise sociale et financière sans précédent.
Le ministre libanais des Finances Yassine Jaber relance le débat sur les dépôts gelés...
Le ministre libanais des Finances, Yassine Jaber, a dévoilé le 4 septembre 2025 un plan visant à débloquer partiellement les dépôts bancaires gelés depuis 2019. Les petits déposants seraient remboursés en espèces, tandis que les plus gros subiraient une conversion en obligations d’État, suscitant critiques et doutes sur l’équité du projet.
Réformes bancaires bloquées par les anciens actionnaires : un frein à la sortie de...
Le Liban reste piégé dans sa crise financière après le blocage des réformes bancaires par les anciens actionnaires et les personnes politiquement exposées. Le projet de restructuration, condition clé du FMI pour débloquer l’aide internationale, a été retiré, aggravant la méfiance, la pauvreté et l’instabilité sociale qui frappent durement la population.
Procès imminent aux États-Unis contre la Banque du Liban et les banques libanaises :...
Un procès historique s’ouvre aux États-Unis contre la Banque du Liban et plusieurs établissements membres de l’ABL. Accusés de fraude massive et de confiscation illégale des dépôts, ces acteurs financiers devront répondre devant la justice américaine, cinq ans après l’effondrement du système bancaire libanais. Une bataille judiciaire qui cristallise l’espoir des déposants floués de voir, enfin, émerger un semblant de responsabilité.















