Le nombre d’arrivées touristiques au Liban reste stable en début d’année 2025
Le Liban a enregistré 408 989 arrivées touristiques au premier trimestre 2025, un chiffre stable par rapport à 2024. La baisse des visiteurs arabes est compensée par une légère hausse des touristes européens. Toutefois, les dépenses moyennes par touriste diminuent, et les hôtels restent partiellement fermés. Sans stratégie publique coordonnée, le tourisme libanais peine à retrouver sa place comme pilier économique dans un pays toujours en quête de devise et de stabilité.
Le secteur bancaire libanais en 2025 selon Fitch Solutions : un système figé entre...
Selon Fitch Solutions, le système bancaire libanais conserve 78 % de ses actifs en liquidités mais n'accorde que 4,2 % en crédits. L’exposition au risque souverain et l’absence de régulation crédible compromettent toute fonction économique. Les dépôts sont instables, la dollarisation incontrôlée et le blocage politique empêche toute réforme. La digitalisation progresse mais ne suffit pas à masquer la paralysie d’un secteur devenu inopérant.
Le Liban classé 13ᵉ sur 16 pays arabes en inclusion financière selon l’ESCWA
Le Liban se classe 13ᵉ sur 16 pays arabes en matière d’inclusion financière selon l’ESCWA, avec un score de 32,5 sur 100. Ce recul s’explique par l’effondrement du secteur bancaire, la disparition des instruments de paiement, et l’absence de régulation pour les services financiers numériques. Moins de 25 % de la population dispose aujourd’hui d’un compte bancaire, et l’infrastructure reste inadaptée aux besoins des populations vulnérables ou rurales.
Le poids mort du secteur financier dans l’économie réelle libanaise : entre stérilisation des...
En 2025, les banques libanaises détiennent 93 milliards USD d’actifs mais n’accordent plus que 4,2 % de crédit. Ce système bancaire devenu inopérant agit comme un poids mort sur l’économie. Les liquidités sont stérilisées, la dollarisation bloque toute relance et la fonction d’intermédiation est éteinte. En l’absence de réforme, le secteur bancaire empêche toute reconstruction macroéconomique.
Liban : la dollarisation, solution d’urgence ou piège à long terme ?
Au Liban, la dollarisation s’est imposée comme un fait accompli. Alors que la livre libanaise s’effondre, les transactions en dollars se généralisent. Ce phénomène, qui s’étend à tous les secteurs de l’économie, reflète autant une tentative de survie face à la dépréciation monétaire qu’un révélateur profond des failles structurelles du pays. Enquête sur une économie de plus en plus dollarisée, entre remède temporaire et risque d’enlisement.
Budget 2025 : austérité sans vision et fracture politique au Parlement
Le projet de budget 2025 libanais repose sur une hausse des impôts indirects sans stratégie de croissance. Le Parlement débat d’un texte accusé de reconduire l’austérité, sans réforme de l’administration ni redéploiement des dépenses vers les services essentiels. L’investissement public reste historiquement bas, et aucun plan ne traite la dette de la CNSS ou les pertes de la Banque du Liban. Les marges budgétaires sont limitées, faute d’accords internationaux ou de financements extérieurs.
Le secteur de la construction au Liban chute de 28 % au T1 2025,...
Le nombre de permis de construire au Liban a chuté de 28 % au premier trimestre 2025, et la surface bâtie autorisée de 33 %. Le secteur de la construction traverse une crise prolongée liée à l’absence de crédit, la hausse des coûts et l’effondrement de la demande. Le stock immobilier invendu reste élevé, et les promoteurs ralentissent ou abandonnent leurs projets. L’activité reste largement bloquée en l’absence de réformes ou de relance publique.
Le Liban se classe 42e mondial et 12e régional dans l’Indice logistique des marchés...
Le Liban se classe 42e mondial et 12e régional dans l’Agility Logistics Index 2025, avec un score global de 4,37 en baisse par rapport à 2024. Le pays souffre de faibles fondamentaux économiques, de procédures douanières complexes et d’un manque de préparation numérique. Seules ses opportunités logistiques domestiques restent solides. Des réformes structurelles sont nécessaires pour espérer remonter dans ce classement régional dominé par les pays du Golfe.
La masse monétaire M2 au Liban progresse de 20,5 % au premier trimestre 2025,...
La masse monétaire M2 a progressé de 20,5 % au Liban au premier trimestre 2025, atteignant 308 742 milliards LBP. Cette hausse s’explique par l’augmentation des dépôts à terme et à vue en livres. Les agrégats M1 à M4 révèlent une liquidité croissante, mais sans transmission vers le crédit. La dollarisation persistante, l’atonie du système bancaire et l’absence de crédit limitent l’effet économique de cette expansion monétaire.
Le port de Beyrouth traite 881 000 tonnes de marchandises en deux mois, mais...
Le port de Beyrouth a traité 881 000 tonnes de marchandises au cours des deux premiers mois de 2025, en hausse de 9,2 % par rapport à l’année précédente. Cette progression reste largement alimentée par les importations, les exportations demeurant faibles. Le nombre de navires en baisse et les infrastructures encore partiellement reconstruites traduisent une reprise fragile. En l’absence de réforme portuaire, le principal hub maritime du Liban fonctionne en sous-capacité malgré son potentiel stratégique.
L’activité commerciale au Liban se contracte au 3ᵉ trimestre 2024, confirmant l’essoufflement de la...
Selon l’enquête de la Banque du Liban, l’activité commerciale au troisième trimestre 2024 a reculé de 17,3 %, avec des chutes marquées dans les ventes d’électroménagers, vêtements et meubles. Les marges se contractent, les stocks diminuent, et les commerçants limitent leurs investissements. L’absence de crédit et de soutien public aggrave la fragilité du commerce de détail, dans un contexte de consommation contrainte et de défiance généralisée face à l’avenir.
Le Liban sur le chemin des énergies renouvelables pour 2025-2026
Le Liban prévoit l’installation de 750 MW de capacités d’énergies renouvelables d’ici 2026, répartis entre solaire et éolien. Ces projets marquent une avancée majeure dans la transition énergétique du pays, mais restent fragilisés par une réglementation incomplète, l’absence de régulateur indépendant et les difficultés financières d’Électricité du Liban. Soutenus par la Banque mondiale, ces investissements dépendent de la capacité des autorités à stabiliser le cadre monétaire et à garantir l’accès au réseau public.
Les réserves en or propulsent les actifs extérieurs nets du Liban à un sommet...
Les actifs extérieurs nets du secteur financier libanais ont augmenté de 5,37 milliards USD au premier trimestre 2025, principalement en raison de la revalorisation des réserves d’or de la Banque du Liban et d’un changement de méthodologie comptable. Cette amélioration spectaculaire masque toutefois une réalité persistante : l’économie reste sous pression, les banques sous capitalisées, et aucun programme d’aide du FMI n’a été enclenché faute de réformes structurelles concrètes.
Le trafic passagers de l’aéroport de Beyrouth progresse de 3,8 % entre janvier et...
Entre janvier et avril 2025, l’aéroport de Beyrouth a accueilli 1,85 million de passagers (+3,8 %), avec une forte progression des arrivées (+10,4 %) et un repli des départs (−2,5 %). Le taux de reprise atteint 77,6 % des niveaux de 2019. Le fret aérien montre une hausse des importations (+7,4 %) mais une baisse des exportations (−19,4 %).




















