Edito: quand la sédition devient une stratégie
Face à cette guerre de l’information, les médias libanais ont un rôle clé à jouer. En diffusant des rumeurs infondées, ils risquent de tomber dans le piège tendu par Israël : accentuer les divisions et inciter à la révolte contre les réfugiés, qui comprennent la communauté chiite et non seulement les proches du Hezbollah mais aussi des sunnites, des Druzes et des chrétiens. C'est au final l'ensemble des libanais quel que soient leurs communautés qui sont visés d'autant plus que Netanyahu menace le Liban de devenir un nouveau Gaza, tous les libanais par conséquent. Les Libanais qui ne sont des réfugiés aujourd'hui pourront l'être demain et cela nous impose un devoir de solidarité et de responsabilité.
Édito : En menaçant de détruire le Liban, Netanyahu admet son échec militaire
Cette rhétorique alarmante, destinée à dissuader les Libanais et à affaiblir la résistance, révèle aussi une impasse face à la résilience du Hezbollah au Sud-Liban, un territoire bien plus vaste que Gaza, qui s'étend sur 10 452 km². Comparativement, Gaza, avec ses 365 km², paraît minuscule. Pourtant, après plus d’un an de frappes, de blocus, et de conflits incessants, le Hamas continue de tenir tête à Israël, lançant même des salves de roquettes sur Tel-Aviv, comme celle d'hier, le 7 octobre, un an après le début des évènements.
Est-ce qu’Israël cherche à rééditer 1982 en poussant vers Beyrouth?
Contrairement aux engagements pris par Israël auprès des États-Unis, où des promesses d'une opération limitée ont été faites, la réalité sur le terrain révèle un objectif militaire bien plus large. L'armée israélienne semble viser la destruction complète du Hezbollah, un objectif qui impliquerait une avancée jusqu'à Beyrouth, voire même jusqu'à Baalbeck, dans la plaine de la Békaa, un bastion historique du Hezbollah.
Ce scénario, rappelant fortement l'offensive de 1982 qui, bien qu'annoncée comme limitée, a finalement conduit les forces israéliennes jusqu'à Beyrouth, mérite une analyse approfondie.
Désinformation, terreur et sédition : la guerre est aussi psychologique dans le conflit israélo-libanais
Depuis des décennies, la banlieue sud de Beyrouth, fief du Hezbollah, est une cible privilégiée des frappes israéliennes. Cependant, depuis octobre 2023, ces frappes ont pris une ampleur nouvelle, avec des bombardements intensifs menés presque exclusivement la nuit. Ces attaques nocturnes ne visent pas seulement des objectifs militaires, mais cherchent à exploiter la peur accrue que ressentent les civils lorsqu'ils sont plongés dans l'obscurité.
L'impact psychologique de ces frappes est énorme. Tout Beyrouth ressent et entend les bombardements. Les explosions résonnent dans toute la ville, y compris dans les quartiers éloignés de Dahiyeh, comme Achrafieh ou Hamra. Les flashs lumineux illuminent le ciel de Beyrouth et sont visibles depuis plusieurs points de la capitale, tandis que les déflagrations secouent les bâtiments, le bruit est horrible, l'odeur du brulé rappelle celui de la mort.
Amour de la Vie et Amour de la Mort : Le Vrai Duel de...
Le véritable conflit de civilisations aujourd'hui n'est pas entre l'Occident et l'Orient, ni entre les religions elles-mêmes, mais entre deux conceptions fondamentales de l'existence : l'amour de la vie et l'amour de la mort. Ce duel oppose ceux qui voient la vie humaine comme une valeur sacrée, un processus de création et d'évolution, à ceux qui exaltent la mort comme une libération ou une fin glorieuse. L'issue de ce combat ne déterminera pas seulement l'avenir de certaines cultures ou religions, mais la direction même que prendra l'humanité.
La Maison Blanche perd confiance en Israël alors que le Moyen-Orient s’embrase
La crise de confiance s'est aggravée avec la perspective d'une riposte israélienne contre l'Iran, suite à une attaque de missiles de grande ampleur. Une telle opération nécessite une étroite coordination avec les États-Unis, en raison des risques d'une réponse iranienne qui pourrait affecter directement les forces et les intérêts américains dans la région.
Gaza, un an après : Vers la fin de l’âge d’or de la supériorité...
Le dossier “Gaza, un an après”, en cinq volets est co-publié en partenariat avec l’École Populaire de Philosophie et des Sciences sociales (Alger)
L’attaque du...
Un rapport révèle l’ampleur de la crise humanitaire au Liban suite à l’agression israélienne
Depuis le début du conflit entre Israël et le Liban, les tensions n'ont cessé d'augmenter, marquées par des attaques incessantes sur plusieurs régions du territoire libanais. Ce rapport situationnel n°12, daté du 7 octobre 2024, fournit un aperçu détaillé des récents développements sur le terrain, des efforts de secours en cours et des mesures prises pour protéger les populations civiles déplacées.
De Villepin réclame des excuses après les accusations de BHL de « haine des juifs »
Dominique de Villepin, ancien Premier ministre français, a immédiatement réagi à ces attaques en qualifiant les propos de BHL de « calomnies » et de « mensonges », rejetant fermement l’amalgame entre antisionisme et antisémitisme. Il a réaffirmé que son désaccord avec BHL ne concernait pas une quelconque haine envers Israël ou les Juifs, mais portait sur une divergence fondamentale sur la guerre et la paix. De Villepin défend une position en faveur d'un cessez-le-feu immédiat à Gaza, critiquant les opérations militaires israéliennes et l'absence d'une solution politique viable, contrairement à BHL, qui soutient une intervention militaire pour défaire le Hamas.
Une direction collective à la tête du Hezbollah en attendant la désignation d’un successeur
Le Hezbollah traverse une phase critique après la mort de son leader emblématique, Hassan Nasrallah, tué dans une frappe aérienne israélienne sur les banlieues sud de Beyrouth. Cette frappe a eu lieu en plein cœur d'un conflit de plus en plus tendu entre Israël et le Hezbollah, avec de violentes représailles des deux côtés. Selon les sources du journal Asharq Al-Awsat, le Hezbollah est désormais dirigé par une "direction collective," bien que des spéculations circulent sur les potentiels successeurs de Nasrallah, notamment Sayyed Ibrahim Amin al-Sayyed et Sayyed Hashem Safieddine. Toutefois, aucune figure n'aurait encore été désignée pour prendre officiellement la relève.
Édito : La commémoration du 7 octobre, entre déni, vengeance et escalade internationale
Ce 7 octobre marque une date symbolique et tragique, un an après l'attaque historique du Hamas contre Israël. Ce jour-là, une série d’attaques coordonnées a plongé Israël dans l'un des conflits les plus violents depuis des décennies. Cette attaque, qui a bouleversé la région et entraîné une guerre totale, continue d'avoir des répercussions majeures. Le Moyen-Orient est désormais à nouveau plongé dans une spirale de violence sans fin, où les opérations militaires israéliennes, loin d'apporter la paix, semblent attiser le feu de la guerre.
Edito: Israël, cette machine de mort qui dévaste Beyrouth
Dans certaines villes, les lumières brillent pour célébrer la vie. Ici, elles n’illuminent que la mort. Israël prétend se protéger, mais de quoi, de qui ? Cette rage déployée contre #Beyrouth n’est que l’expression de son échec jusqu'à présent sur le plan terrestre. Tout n'est que destruction, jamais une démarche vers la libération des otages israéliens détenus par le Hamas, jamais un pas vers la paix, jamais de négociation. Seule la violence règne, sans mesure, sans proportion.
La stratégie de Netanyahu et la logique du conflit à Gaza, au Liban et...
Le conflit actuel au Moyen-Orient n'est pas une simple conséquence de tensions régionales, mais le fruit d'une politique longuement mûrie par des figures telles que Benjamin Netanyahu. Derrière chaque décision du Premier ministre israélien, on perçoit une stratégie complexe, façonnée par une vision idéologique bien précise du monde et du Moyen-Orient. En retraçant la trajectoire politique de Netanyahu, il apparaît clairement que cette guerre et ses enjeux ne sont pas le fruit du hasard, mais plutôt la concrétisation d'une vision définie dès ses débuts diplomatiques. Les liens étroits entre Netanyahu, l'AIPAC, les républicains américains et les néoconservateurs ont contribué à façonner une stratégie articulée autour de la confrontation avec l’Iran, l’invisibilisation des Palestiniens, et l’établissement d’un nouvel ordre régional.
Qui est Ibrahim Amin El Sayed
Dans un climat de tension grandissante au Liban, et selon des rapports provenant de médias israéliens, le Hezbollah aurait perdu deux de ses figures les plus influentes : Hassan Nasrallah, son secrétaire général de longue date, et Hashem Safieddine, considéré comme son successeur potentiel. Ces assassinats, survenus à quelques jours d'intervalle, bouleversent la hiérarchie du mouvement chiite libanais et laissent la place à Ibrahim Amin El Sayed pour prendre les rênes du Hezbollah.


















