Liban : un État enchaîné, une armée dépassée
Le Liban incarne une contradiction durable : un État souverain sans véritable capacité militaire autonome. Entre armée affaiblie, supériorité israélienne garantie par l’Occident et enracinement du Hezbollah, le pays s’est enfermé dans une crise structurelle où la souveraineté reste incomplète, la sécurité fragmentée et l’autorité de l’État profondément entravée.
Quand un Libanais ose dire non
Dans un Liban marqué par les influences étrangères, un responsable libanais ose affirmer la souveraineté face à l’Iran. Sans confrontation violente, cette prise de position rare réintroduit l’idée de dignité politique. Un moment symbolique qui pourrait marquer le début d’un nouveau récit national et politique.
Washington pousse, Damas hésite sur le Liban
Washington aurait poussé Damas à déployer ses troupes dans l’est du Liban contre le Hezbollah, mais la Syrie refuse pour l’instant.
Négocier avec Israël, miroir du vrai pouvoir libanais
La question des négociations avec Israël révèle la fragmentation du pouvoir libanais. Entre présidence, gouvernement, Nabih Berri et Hezbollah, la Constitution ne suffit pas à définir qui décide réellement. Ce dossier expose l’écart entre légalité institutionnelle et rapport de force stratégique dans un Liban aux centres de pouvoir multiples.
Front libanais, pièce de la guerre contre l’Iran
Le front libanais s’inscrit dans une stratégie régionale contre l’Iran, bien au-delà de la seule frontière sud.
Négociations directes avec Israël : tabou absolu ou hypothèse déjà installée dans le débat...
Au Liban, l’idée de négociations directes avec Israël sort du tabou et s’installe dans le débat public. Portée par la présidence et relayée par la presse, elle reste toutefois politiquement fragile, entre pression militaire, rejet de la normalisation et question centrale du Hezbollah dans l’équation nationale actuelle.
Ils parlent comme l’État, mais pensent encore comme Damas
Dans cette tribune, Bernard Raymond Jabre soutient que la crise libanaise est aussi mentale et institutionnelle. Selon lui, une partie de l’État reste marquée par la tutelle syrienne, incapable de penser pleinement la souveraineté face au Hezbollah. Le vrai chantier du Liban serait donc doctrinal, culturel et profondément politique.
La France peut-elle encore imposer une issue diplomatique au Liban ?
La diplomatie française peut-elle encore peser au Liban ? Analyse des leviers, des limites et des blocages du plan poussé par Paris.
Faut-il mourir pour Ormuz ?
Dans cet éditorial, François El Bacha démonte l’illusion d’une réponse militaire évidente face à la crise d’Ormuz. Derrière l’appel à sécuriser le détroit, il voit une tentative de mutualiser les coûts humains d’une escalade décidée ailleurs, sans mandat clair, sans stratégie de sortie ni cadre politique crédible.
Intercepteurs sous tension : Israël, le Golfe et la bataille des stocks
La guerre met sous tension les stocks d’intercepteurs d’Israël, du Golfe et des États-Unis. Entre démentis officiels, commandes massives, retards industriels et redéploiements depuis l’Asie, la bataille se joue aussi dans les arsenaux et les usines. La défense antimissile devient une ressource rare au cœur du conflit régional.
Ormuz : l’appel de Trump se heurte aux refus de ses alliés
L’appel de Donald Trump pour rouvrir le détroit d’Ormuz se heurte aux refus ou aux réserves de plusieurs alliés. Japon, Australie, Corée du Sud et Allemagne temporisent ou refusent, tandis que l’Union européenne débat encore. À ce stade, Washington n’a pas réussi à constituer de coalition navale formelle.
Qu’est-ce que Dahyieh pour les nouvelles générations ?
Souvent confondue avec Beyrouth, Dahyieh désigne en réalité la banlieue sud chiite de la capitale libanaise. Cet article revient sur son histoire, son urbanisation chaotique et sa place dans l’imaginaire des nouvelles générations, entre déplacements de population, mémoire du conflit et profonde méconnaissance de sa réalité géographique.
Erik Prince, le fondateur de Blackwater de retour 2/2
Dans ce second volet, René Naba analyse le retour d’Erik Prince et le rôle des sociétés militaires privées dans la sécurité saoudienne et du Golfe. Entre Blackwater, Vinell Arabia, barrages électroniques et alliances israélo-occidentales, l’article éclaire les logiques géopolitiques, militaires et stratégiques à l’œuvre dans la région.
Détroit d’Ormuz : Trump découvre le prix de sa propre guerre
Donald Trump appelle ses alliés à sécuriser le détroit d’Ormuz après avoir lui-même contribué à l’escalade contre l’Iran. Entre choc pétrolier, vulnérabilité des monarchies du Golfe et affaiblissement du leadership américain, la crise révèle le coût stratégique d’une guerre mal calibrée par Washington et ses conséquences mondiales durables.



















