Actualites et analyses sur banques libanaises
Les banques libanaises transforment une crise bancaire en effondrement systémique pour échapper à leurs...
Depuis 2019, les banques libanaises, alliées aux autorités, ont transformé une crise de liquidité en effondrement systémique pour éviter leurs pertes. Décotes sur les lollars, contrôles informels et résistance aux réformes ont transféré la facture aux déposants, aggravé l’inflation, et bloqué la restructuration malgré FMI et Banque mondiale en 2025.
Liban : La loi de restructuration bancaire, une réforme entachée de suspicions et d’opacité
#FOCUSLIBAN: Adoptée fin juillet et publiée le 21 août 2025, la loi de restructuration bancaire entend assainir un secteur en faillite. Mais l’opacité des bilans, le rôle central de la BDL et une Haute Commission bancaire jugée peu indépendante nourrissent la crainte d’un sauvetage des élites plutôt que des déposants, malgré les exigences du FMI.
La livre libanaise sous tension à l’approche de la rentrée
À l’approche de la rentrée 2025, la livre libanaise vacille malgré un taux stabilisé autour de 89 500 LBP/USD. Réserves en baisse, inflation persistante et financement indirect de l’État fragilisent la BDL. Sans réformes, risques de dévaluation, blocage avec le FMI et pression sociale croissante menacent l’économie. Les banques restent paralysées.
La dédollarisation des pauvres : économie parallèle et survie en marge des banques
Au Liban, les classes populaires vivent une dédollarisation forcée. Privées d’accès aux banques et aux devises, elles survivent par l’économie parallèle : troc, carnets de dettes, transferts OMT. Les salaires en livres libanaises ne couvrent plus les besoins essentiels, les prix explosent, et l’aide publique reste absente. Le système bancaire ne propose aucune solution inclusive, tandis que la Banque du Liban garde le silence. Une économie sans monnaie commune s’impose aux plus vulnérables.
Revue de presse du 06/08/25: Montée des tensions autour du dossier du désarmement du...
Cette revue de presse du 6 août 2025 dresse un panorama complet de l’actualité libanaise : tensions politiques internes, enquête bloquée sur l’explosion du port de Beyrouth, déstabilisation économique persistante, initiatives diplomatiques régionales et blocages institutionnels. Le président Joseph Aoun et le Premier ministre Nawaf Salam restent au cœur des équilibres fragiles. Les journaux révèlent également une scène culturelle discrète, une diplomatie active, et une justice paralysée par des jeux de pouvoir.
Banques libanaises : le chantier incertain d’une restructuration à hauts risques
Le Liban s’engage dans une restructuration bancaire cruciale, marquée par une répartition controversée des pertes entre l’État, les banques et les déposants. Le projet de loi prévoit la garantie des dépôts inférieurs à 100 000 dollars, mais laisse planer l’incertitude sur les montants supérieurs. La mise en place d’une entité de défaisance, les classifications bancaires floues et l’absence d’audit judiciaire soulèvent de vives critiques dans un climat de défiance généralisée.
Diaspora sous pression : l’économie libanaise suspendue à ses enfants de l’étranger
Les transferts de la diaspora atteignent des sommets, représentant près de la moitié des devises du pays. Ce pilier informel de survie est fragilisé par la défiance envers les banques libanaises, toujours dirigées par les mêmes responsables. Alors que les expatriés hésitent de plus en plus à envoyer des fonds, le Liban reste sans mécanisme institutionnel pour structurer cet apport vital. Une dépendance précieuse mais précaire.
Importations en péril : le risque systémique pour l’économie libanaise en cas de guerre...
La guerre entre Israël et l’Iran compromet les routes commerciales vitales pour le Liban. Dépendant des importations pour ses produits essentiels, le pays fait face à des hausses de prix, des ruptures de stocks, des ralentissements de production et une pression monétaire intense. Le secteur énergétique, les PME et les importateurs sont les plus exposés, tandis que les consommateurs redoutent une nouvelle vague de pénuries. L’économie libanaise, fragilisée, vacille à chaque tension régionale prolongée.
Le portefeuille d’euro-obligations libanaises atteint 2,3 milliards USD au T1 2025, stimulé par la...
Le portefeuille d’euro-obligations libanaises atteint 2,3 milliards USD au T1 2025, porté par une vague d’achats spéculatifs de fonds vautours. Ces investisseurs étrangers contrôlent près de la moitié des titres, alors que le Liban reste sans plan de restructuration officiel. La valorisation du marché secondaire masque une situation de défaut non résolu, exposant les banques et les finances publiques à de lourds risques juridiques et financiers dans les mois à venir.
Dollarisation et stagnation du crédit : l’anatomie d’un système bancaire sous respiration artificielle
Le système bancaire libanais reste sous perfusion en 2025 : les crédits au secteur privé ne représentent que 24,6 % des dépôts, et la dollarisation dépasse 74 %. Les banques ont cessé d’accorder des prêts, réduisent leurs opérations, et refusent toute prise de risque. Aucune restructuration du secteur n’a été adoptée. L’économie fonctionne sans crédit, sur fonds propres, transferts familiaux ou cash, dans un contexte d’incertitude prolongée.
Les dépôts du secteur privé atteignent 88,7 milliards USD à fin mars 2025
Les dépôts du secteur privé au Liban ont atteint 88,7 milliards USD à fin mars 2025, en légère hausse de 1,6 % sur un an. La dollarisation reste très élevée (74,5 %), traduisant une défiance persistante envers la livre libanaise. Malgré cette stabilité apparente, le crédit bancaire reste gelé, les banques limitant leurs activités à la gestion de liquidités. L’absence de réforme structurelle empêche tout retour d’un cycle financier normal.
Le secteur bancaire libanais en 2025 selon Fitch Solutions : un système figé entre...
Selon Fitch Solutions, le système bancaire libanais conserve 78 % de ses actifs en liquidités mais n'accorde que 4,2 % en crédits. L’exposition au risque souverain et l’absence de régulation crédible compromettent toute fonction économique. Les dépôts sont instables, la dollarisation incontrôlée et le blocage politique empêche toute réforme. La digitalisation progresse mais ne suffit pas à masquer la paralysie d’un secteur devenu inopérant.
Les réserves en or propulsent les actifs extérieurs nets du Liban à un sommet...
Les actifs extérieurs nets du secteur financier libanais ont augmenté de 5,37 milliards USD au premier trimestre 2025, principalement en raison de la revalorisation des réserves d’or de la Banque du Liban et d’un changement de méthodologie comptable. Cette amélioration spectaculaire masque toutefois une réalité persistante : l’économie reste sous pression, les banques sous capitalisées, et aucun programme d’aide du FMI n’a été enclenché faute de réformes structurelles concrètes.
Lettres de crédit des banques pour les importations en baisse de 20,1 % fin...
Les lettres de crédit bancaires pour les importations ont chuté de 20,1 % en 2023 au Liban, totalisant 7 541 milliards LBP, soit environ 84,25 millions USD au taux de 89 500. Les secteurs les plus financés sont l’alimentaire (38 %), le pétrole (24 %) et l’équipement. Le volume ouvert au premier trimestre représentait près du tiers du total annuel. Le recul est attribué à la baisse de la demande et aux contraintes bancaires accrues.















