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Présidence libanaise : alliances et réformes en jeu au rendez-vous de Joseph Aoun
Au palais de Baabda, le président enchaîne les rencontres. Le ministre de l’Intérieur revient du Koweït avec un message de soutien et l’annonce d’un passeport biométrique pour la diaspora. La cheffe de la délégation européenne rappelle que des milliards d’euros seront versés à condition de mener les réformes. Au Sud, l’armée se prépare à reprendre le contrôle des zones pilotes tandis que les régions détruites attendent la reconstruction pour l’État.
Sethrida Geagea défend l’accord‑cadre libano‑israélien
À Maarab, la députée Sethrida Geagea a défendu l’accord‑cadre libano‑israélien signé le 26 juin 2026. Elle affirme que ce texte représente une occasion historique pour rétablir la souveraineté, en demandant le déploiement de l’armée et le désarmement des milices. Le gouvernement libanais salue cet accord, soutenu par plusieurs pays occidentaux, mais les critiques du Hezbollah et la défiance d’une partie de la population interrogent sa mise en œuvre.
Liban : l’armée prise dans le bras de fer politique
Le commandant de l’armée libanaise, Rodolphe Haykal, fait l’objet de pressions croissantes dans le contexte de l’accord-cadre avec Israël et des demandes de désarmement du Hezbollah. Aucun limogeage n’a été annoncé, mais des scénarios de démission ou de remplacement circulent dans plusieurs milieux politiques. Nabih Berri a publiquement mis en garde contre toute tentative de toucher à l’armée, qualifiée de ligne rouge pour la stabilité nationale.
Dossier libanais : le prix des erreurs des autorités beyrouthines
Le dossier libanais n’est plus seulement traité dans le canal de Washington entre le Liban, Israël et les États-Unis. Il dépend désormais des négociations Iran-USA, où le cessez-le-feu au Sud-Liban est devenu une clause régionale. Cette évolution sanctionne plusieurs erreurs libanaises : retrait de l’armée de positions sensibles, rupture du canal officiel avec l’Iran et traitement du désarmement du Hezbollah comme une promesse préalable plutôt que comme une carte de négociation.
Cessez-le-feu au Liban : Aoun active ses relais
L’appel reçu par Joseph Aoun de J. D. Vance, Jared Kushner et du premier ministre qatari marque une nouvelle étape dans la tentative de stabiliser le cessez-le-feu au Liban. Beyrouth cherche à transformer une annonce diplomatique en mécanisme vérifiable, capable de freiner l’escalade israélienne, de protéger le retour des habitants du Sud et de replacer l’État libanais au centre d’une crise encore dominée par les rapports de force régionaux et par la négociation entre Washington et Téhéran.
Baabda prépare la bataille de Washington
Joseph Aoun a présidé à Baabda une réunion consacrée aux négociations libano-américano-israéliennes prévues à Washington les 23, 24 et 25 juin. Aux côtés du commandant de l’armée Rodolphe Haykal, de Simon Karam et de l’équipe militaire de négociation, le président a fixé les priorités libanaises : cessez-le-feu final, retrait israélien, déploiement de l’armée aux frontières, retour des prisonniers et lancement de la reconstruction.
Retrait israélien : le test libanais
Le retrait israélien du Sud-Liban est devenu le critère central de l’accord régional entre Washington et Téhéran. Un cessez-le-feu ne suffira pas si Israël conserve des positions, une zone de sécurité ou une liberté d’action militaire. Pour Joseph Aoun et Nawaf Salam, la souveraineté libanaise passe d’abord par la libération du territoire et le déploiement de l’armée. Pour le Hezbollah, le retrait doit précéder tout débat sur les armes.
À la une: le Liban face au test de l’accord américano-iranien
La presse libanaise du 18 juin place le Liban face au test de l’accord américano-iranien. Entre souveraineté affichée, pression sur Israël, rôle du Hezbollah et exigences du Groupe des sept, Beyrouth cherche à imposer l’État comme seul interlocuteur dans une négociation régionale qui le dépasse encore.
Liban : Aoun et Salam cadrent Washington après Islamabad
Le communiqué publié après la réunion entre Joseph Aoun et Nawaf Salam fixe les cinq constantes de la position libanaise avant les négociations de Washington. Le Liban réclame un arrêt définitif du feu, le retrait israélien des territoires occupés, le déploiement de l’armée jusqu’aux frontières internationales, le retour des prisonniers libanais et le lancement de la reconstruction. Derrière cette formulation brève, Beyrouth cherche à encadrer une séquence régionale ouverte par l’accord américano-iranien.
Revue de presse: le Liban face au test immédiat du cessez-le-feu américano-iranien
Le Liban devient le premier test du cessez-le-feu américano-iranien annoncé le 16 juin 2026. Entre retours précipités des déplacés, frappes persistantes, refus israélien de retrait et attentes de garanties américaines, Beyrouth reste suspendue à un accord régional qu’elle n’a pas négocié mais dont elle paie le prix immédiat, humain et politique.
Aoun et Berri réactivent le canal iranien
La communication Iran-Liban reprend au niveau institutionnel, avec deux appels d’Abbas Araghchi à Joseph Aoun et Nabih Berri. Les propos officiels insistent sur la souveraineté du Liban, la stabilité régionale et l’application immédiate de la clause d’arrêt de la guerre contre le pays. Cette reprise de contact intervient après une période de tension diplomatique, mais le dossier central reste l’application concrète du cessez-le-feu au Sud-Liban.
La diplomatie libanaise peut-elle parler d’une seule voix ?
La diplomatie libanaise doit trouver une ligne commune alors que l’accord Iran-USA place le pays au centre d’un jeu régional qu’il ne maîtrise pas. La présidence, le gouvernement, le Parlement et le Hezbollah partagent certaines demandes, comme le retrait israélien et l’arrêt des frappes. Mais les fractures restent profondes sur les armes, l’Iran et la négociation avec Israël. Le retrait de l’accréditation de l’ambassadeur iranien a en outre privé Beyrouth d’un canal officiel utile avec Téhéran.
Nabih Berri, passage obligé de la stabilité libanaise
Nabih Berri redevient un acteur central de l’après-accord régional. Président du Parlement depuis 1992, chef d’Amal et interlocuteur du tandem chiite, il occupe une place que ni Joseph Aoun, ni Nawaf Salam, ni les médiateurs étrangers ne peuvent ignorer. Son rôle peut faciliter le cessez-le-feu, le retour du Sud et le dialogue sur les armes. Mais sa proximité avec le Hezbollah, les critiques internes et les attentes internationales fixent des limites nettes.
Michel Issa à Baabda et au Sérail
L’ambassadeur des Etats-Unis au Liban, Michel Issa, a été reçu à Baabda par le président Joseph Aoun, puis au Grand Sérail par le premier ministre Nawaf Salam. Il a confirmé que les négociations devaient reprendre à Washington et que Donald Trump suivait quotidiennement le dossier libanais. Nawaf Salam a rappelé, de son côté, que personne ne négociait au nom du Liban en dehors de l’Etat libanais.















