1 300 réfugiés syriens se sont rassemblés en différents points du territoire pour retourner dans leurs pays dans le cadre d’une opération organisée par la Sûreté Générale.

Les départs s’effectueraient du Akkar, de Tripoli, dans le Nord Liban, de Bourj Hammoud dans la banlieue de la capitale Beyrouth, de Nabatieh, Saïda dans le Sud Liban, ainsi que des passages frontaliers de Masnaa, Qaa dans la Békaa et d’Abboudieh dans le Nord. Il concerne des réfugiés syriens ayant préalablement demandé leurs retour en Syrie auprès de la Sûreté Générale.

Ce retour se ferait en coordination avec les autorités syriennes, selon l’Agence Nationale d’Information.

Damas aurait ainsi sécurisé le passage vers la Syrie de ces personnes notamment au Rond point d’Abbdouieh au Nord Liban ou leurs proches les attendraient.

Il s’agirait de la deuxième opération du genre en 2019. En janvier déjà, 1 000 réfugiés syriens au Liban sont ainsi retournés dans leur pays.

Plus de 2 millions de réfugiés au Liban pour une population libanaise de 4 millions de personnes

Cette opération intervient alors que des sources sécuritaires ont affirmé que le Liban héberge plus de 2.1 millions de réfugiés, essentiellement syriens et palestiniens.

Cette présence provoque d’importantes tensions au Liban, sur les infrastructures et sur le marché du travail. Alors que 43% de la population active libanaise se trouve au chômage, elle se retrouve concurrencée par une main-d’oeuvre syrienne à bas-coût.

Les réfugiés syriens seraient également à l’origine des augmentations de pénurie de production d’électricité à 6h par jours selon l’ancien ministre de l’Energie et des Ressources Hydrauliques, César Abi Khalil.

Une polémique créée par la visite du Ministre en charge des réfugiés à Damas.

Le Ministre en charge des réfugiés, Saleh Gharib s’était rendu à Damas le lundi 18 février pour évoquer avec elles, le retour de leurs ressortissants. Il s’était fait tancé par le Premier Ministre à son retour.

En effet, les partis dit anti-syriens estiment que des discussions avec Damas, normalisent les relations entre les 2 pays et contredit ainsi la politique de dissociation stipulée par la déclaration gouvernementale par rapport aux conflits régionaux.

Lors du précédent conseil des Ministres du 22 Février 2019 qui s’est déroulé à Baabda, le Président de la République, le Général Aoun, a du ainsi recadrer les ministres s’opposant à ces discussions. Il a également rappelé les prérogatives présidentielle quant-à l’intérêt supérieur du Liban.

Le Patriarche Maronite, Béchara Boutros Raï avait réaffirmé hier son soutien au chef de l’état, s’exprimant en faveur d’une dissociation de dossier du retour des réfugiés syriens présents au Liban à celui d’une solution politique à la guerre civile syrienne.

Ainsi le Patriarche a indiqué que l’Article 48 de la Constitution est claire et qu’il n’y a aucune condition ou restrictions posée à la Présidence de la République dans la sauvegarde la Constitution, de la souveraineté, de l’unité et des intérêts du Liban.

De leurs côtés, après que les Forces Libanaises s’en aient pris initialement au Ministre des réfugiés par l’intermédiaire de la Ministre May Chidiac en charge du développement administratif, May Chidiac, qui avait estimé que le Premier Ministre n’était pas en faveur d’une normalisation des relations entre les 2 pays, le Ministre Richard Kouyoumjian a indiqué vouloir prochainement présenter un projet permettant des discussions techniques avec Damas à ce sujet sans normalisation politique entre le Liban et la Syrie.

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