Les forces israéliennes ont, une nouvelle fois ce lundi 9 avril 2018, bombardé une base militaire syrienne hébergeant des forces iraniennes et russes à partir du territoire libanais, et cela en violation de la résolution 1701 du Conseil de Sécurité de l’ONU.

Les autorités russes ont accusé Israël d’être à l’origine de l’attaque ayant fait plus d’une dizaine de morts sur la base aérienne T4 hébergeant outre, les avions de l’armée syrienne, des militaires russes et iraniens. Le Ministère de la Défense Russe indique ainsi que 2 avions israéliens de type F15 ont lancé l’attaque depuis le territoire libanais et confirme la destruction de 5 à 8 missiles tirés par ces derniers. 3 missiles auraient touché la base aérienne. Aucun mort n’est à déplorer coté russe.

Profitant de l’ambiguïté de la situation en raison d’une menace d’intervention américaine contre le régime syrien suite aux accusations d’utilisation d’armes chimiques contre les rebelles syriens de la localité de Ghouta, les avions israéliens ont tiré plusieurs missiles sur la base aérienne T4, située à mi-chemin entre Palmyre et Homs. Cette attaque aurait fait 14 morts sur cette base, dont plusieurs militaires iraniens en charge des drones qui y sont basés.

Les autorités syriennes avaient tout d’abord accusé les USA d’être à l’origine de cette attaque au missile. Selon l’Armée Syrienne, 8 missiles auraient été abattus par les défenses antiaériennes Washington a, pour sa part, réfuté ces accusations, le porte parole du Pentagone indiquant que les forces aériennes américaines n’ont conduit aucun raid “pour le moment”, alors que le Président Américain Donald Trump avait menacé ce dimanche Damas de représailles suite aux accusations d’utilisation d’armes chimiques contre les zones rebelles de la Ghouta. Pour leurs parts, Damas et Moscou démentent l’utilisation d’armes chimique.

Cette base abrite également des militaires russes dont les avions pilonnent régulièrement les forces rebelles. Il semblerait pour l’heure que Moscou n’ait pas été préalablement informé par Tel Aviv de ce bombardement, ce qui va en contradiction avec la mise en place d’une ligne de communication afin d’éviter tout incident militaire entre les 2 pays.

Pour rappel, c’est de cette base qu’était parti le drone iranien à l’origine de l’incident ayant abouti à la destruction d’un avion de chasse israélien, le 10 février dernier.

Tel Aviv avait déjà utilisé l’espace aérien libanais pour procéder à de tels bombardements, le 10 février 2018, le 7 février 2018 et le 2 décembre 2017, en violation de la résolution 1701 du Conseil de Sécurité de l’ONU.

L’attaque aurait été menée alors que des bruits d’avions de chasse israéliens se faisaient entendre au dessus de la ville de Baalbeck dans le nord-est du Liban. Des drones israéliens avaient également survolé depuis plusieurs jours la plaine du Akkar, dans le Nord Liban, peut-être en préparation de cette attaque.

La base T4 accusée d’héberger les drones iraniens à l’origine de l’incident du 10 février 2018.

Lors de l’incident du 10 février 2018, un drone iranien lancé à partir de la base T4 située du côté de Palmyre avait tenté de s’infiltrer en Israël. Il a alors été abattu par un hélicoptère de combat. La décision de détruire le centre d’opération de ce drone ayant été prise, un avion de chasse israélien a été envoyé vers ce dernier. Il a été touché par des défenses antiaériennes syriennes et s’était écrasé dans la région du Golan. Un des 2 pilotes aurait gravement été blessé.

Pour rappel, un rapport remis par le Secrétaire Général Antonio Guterres au Conseil de Sécurité de l’ONU, ce 29 novembre 2017, avait accusé Tel Aviv d’avoir violé 758 fois l’espace aérien libanais rien qu’au cours des mois de juillet à octobre. Pour sa part, les autorités israéliennes accusent le régime syrien et l’Iran de transférer des armes et des munitions vers le Hezbollah.

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